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vendredi 23 mai 2025

Fils de...

 

Fils de...





— Tu es d’origine irlandaise ? me demanda-t-il.
— Je ne sais pas ! répondis-je sans oser le regarder.
— Comment ça tu ne sais pas ? insista-t-il.
— En fait, je ne sais pas qui sont mes parents ! répondis-je sans m’étaler plus.
— Oh ! Désolé ! Tu es orphelin...
— Non ! dis-je un peu honteux. Je ne sais pas qui sont mes parents, c’est tout. Je ne les ai jamais vus, je sais qu’ils sont toujours en vie, mais je ne connais même pas leur identité.
— Oh ! Pardonne-moi... J’étais loin de me douter de cette réponse. Mais permets-moi d’insister, enfin si tu veux bien, tu es de la région ?
— J’ai toujours vécu en Suisse, mais je suis Français. J’ai été élevé par un majordome et son épouse, il y avait d’autres personnes comme des gouvernantes, une par jour de nationalité différente à chaque fois, je parle donc le français, mais aussi l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et le grec. À l’école, enfin à l’institut privé, j’ai perfectionné ces langues, et au séminaire, j’ai appris le latin. Je suis en principe né à Cabanès, dans l’Aveyron, mais après avoir demandé un acte de naissance, il m’a été répondu qu’il n’y avait aucun acte à mon nom, le pire c’est qu’aucune naissance n’a été enregistrée dans cette toute petite mairie depuis plus de soixante ans. Alors je ne sais pas qui sont mes parents, cet acte m’aurait renseigné, et surtout je ne sais pas où je suis né. Sans mon celebret, valable une année, je serais un apatride !
— Tu n’as pas essayé d’approfondir les recherches ? me demanda Julien Kern.


43e roman de François-Xavier David, où le sujet de la recherche d’une famille est abordé. Le personnage principal, qui deviendra prêtre, se retrouve sans parents, sans famille, élevé en Suisse dans une immense maison dont il est le propriétaire depuis sa naissance, et avec du personnel pour le servir. À la sotie du séminaire, il demande son acte de naissance en France afin d’obtenir une carte d’identité, mais la mairie lui répond qu’elle n’a pas enregistré de naissance depuis plus de soixante ans. Commence alors sa quête de vérité.

  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 530 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806245
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 880 g

mercredi 6 novembre 2024

Dans la Ligne de Mire (tome 2)

Dans la Ligne de Mire

(tome 2)





Un jeune soldat allemand se tenait là, le casque vissé sur le crâne, tout tremblant, bien plus jeune que moi en apparence, même si je ne me trouvais pas si vieux, à trente-deux ans pour moi, il devait avoir dix années de moins. Tout du moins vingt ans, mais le visage poupon, dégoulinant de sueur, le fusil pointé vers la porte qui nous séparait.
Je vis la scène entre le battant de cette porte et l’huisserie, juste au-dessus des charnières centrales. Ses yeux étaient gorgés de larmes, effrayé qu’il était par l’ouverture subite de la porte, mais aussi par ma présence sur le palier. En fait, il ne savait certainement pas combien de soldats américains étaient dans la maison et il devait se sentir démuni, comptant probablement les dernières minutes de sa jeune vie qui s’égrainaient inlassablement.
De mon côté, je ne savais pas si je devais avancer ou pas. Attendre... Avancer vers lui au risque de prendre une balle, lui parler, tenter de le calmer. La situation, si elle n’était pas dans cet endroit et à ce moment-là, aurait pu paraître légèrement ubuesque. Lui dans une pièce, tremblant de peur d’être tué par une armada d’Amerloques armés jusqu’aux dents, et moi, dans le couloir derrière la porte à attendre qu’il pose son fusil auquel il tenait plus encore qu’à sa vie. Il regardait la porte sur toute sa surface, jusqu’au bas pour y voir une ombre éventuelle, puis revenant vers le haut pour s’assurer qu’elle n’avait pas bougé d’un poil. Parfois il avait des regards compulsifs sur la droite ou encore sur la gauche afin de surveiller sa solitude dans cet environnement, mais il finissait encore et toujours par figer ses yeux vers moi, sans pour autant me voir.
Le problème de la langue commençait à me venir à l’esprit, comment échanger quelques mots alors que je ne parlais pas du tout l’allemand ? Je posai mon barda au sol, en faisant le bruit nécessaire afin qu’il comprenne, tant bien que mal, que je me trouvais seul. Je le jetai à l’opposé de là où je me trouvais, histoire de voir sa réaction que j’épiai au travers de l’entrebâillement.
Dans un sursaut angoissé, il se redressa et tenta de pointer maladroitement son canon en direction du bruit entendu, puis se ravisa, il tremblait encore plus. Il faisait pitié à voir...

39e roman de François-Xavier David où l’on découvre l’histoire du lieutenant G.I. Gregory Meyer qui, après avoir divorcé, s’engage dans l’US Army afin de partir à la guerre en France où il débarque à Omaha Beach le 6 juin 1944. Seul survivant de son bateau de débarquement avec son radio, John, Gregory propose à ce dernier de rejoindre une autre unité, non loin de là. De son côté, Gregory va faire un rapide état des lieux des quelques maisons d’un petit hameau normand avant de rejoindre cette escouade. Mais tout ne se passe pas comme il l’avait envisagé puisqu’il rencontre Félix Schneider, un “malgré-nous”, un Alsacien enrôlé de force dans la division SS “Das Reich”.
  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (3 novembre 2024)
  • Broché ‏ : ‎ 437 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806207
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 735 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 2.51 x 22.86 cm

Dans la Ligne de Mire (tome 1)

 

Dans la Ligne de Mire

(tome 1)


Un jeune soldat allemand se tenait là, le casque vissé sur le crâne, tout tremblant, bien plus jeune que moi en apparence, même si je ne me trouvais pas si vieux, à trente-deux ans pour moi, il devait avoir dix années de moins. Tout du moins vingt ans, mais le visage poupon, dégoulinant de sueur, le fusil pointé vers la porte qui nous séparait.
Je vis la scène entre le battant de cette porte et l’huisserie, juste au-dessus des charnières centrales. Ses yeux étaient gorgés de larmes, effrayé qu’il était par l’ouverture subite de la porte, mais aussi par ma présence sur le palier. En fait, il ne savait certainement pas combien de soldats américains étaient dans la maison et il devait se sentir démuni, comptant probablement les dernières minutes de sa jeune vie qui s’égrainaient inlassablement.
De mon côté, je ne savais pas si je devais avancer ou pas. Attendre... Avancer vers lui au risque de prendre une balle, lui parler, tenter de le calmer. La situation, si elle n’était pas dans cet endroit et à ce moment-là, aurait pu paraître légèrement ubuesque. Lui dans une pièce, tremblant de peur d’être tué par une armada d’Amerloques armés jusqu’aux dents, et moi, dans le couloir derrière la porte à attendre qu’il pose son fusil auquel il tenait plus encore qu’à sa vie. Il regardait la porte sur toute sa surface, jusqu’au bas pour y voir une ombre éventuelle, puis revenant vers le haut pour s’assurer qu’elle n’avait pas bougé d’un poil. Parfois il avait des regards compulsifs sur la droite ou encore sur la gauche afin de surveiller sa solitude dans cet environnement, mais il finissait encore et toujours par figer ses yeux vers moi, sans pour autant me voir.
Le problème de la langue commençait à me venir à l’esprit, comment échanger quelques mots alors que je ne parlais pas du tout l’allemand ? Je posai mon barda au sol, en faisant le bruit nécessaire afin qu’il comprenne, tant bien que mal, que je me trouvais seul. Je le jetai à l’opposé de là où je me trouvais, histoire de voir sa réaction que j’épiai au travers de l’entrebâillement.
Dans un sursaut angoissé, il se redressa et tenta de pointer maladroitement son canon en direction du bruit entendu, puis se ravisa, il tremblait encore plus. Il faisait pitié à voir...


38e roman de François-Xavier David où l’on découvre l’histoire du lieutenant G.I. Gregory Meyer qui, après avoir divorcé, s’engage dans l’US Army afin de partir à la guerre en France où il débarque à Omaha Beach le 6 juin 1944. Seul survivant de son bateau de débarquement avec son radio, John, Gregory propose à ce dernier de rejoindre une autre unité, non loin de là. De son côté, Gregory va faire un rapide état des lieux des quelques maisons d’un petit hameau normand avant de rejoindre cette escouade. Mais tout ne se passe pas comme il l’avait envisagé puisqu’il rencontre Félix Schneider, un “malgré-nous”, un Alsacien enrôlé de force dans la division SS “Das Reich”.


mardi 17 octobre 2023

Virus

 

Virus




Il était beau comme un dieu grec, je dois reconnaître qu’en la matière, j’en connais un rayon. Il faut bien admettre que c’est pour moi un critère non négligeable. Cependant, en le regardant, je voyais dans son regard qu’il n’était pas bien. S’était-il pris le bec avec sa collègue juste auparavant ? Une fois devant lui, et après les politesses d’usage, j’exposai mon souci.

— Bonjour, monsieur, en quoi puis-je vous aider ? me dit alors Alexandre, prénom inscrit sur un badge, et avec un sourire forcé.

— Je viens récupérer mon ordinateur portable que j’ai déposé il y a plus de neuf semaines maintenant.

— C’est à quel nom s’il vous plait, je vais regarder.

— Je vais vous donner le bon que l’on m’a remis, ce sera plus facile pour vous.

— Je sais écrire, vous savez ! me répondit-il très sèchement les yeux humides.

Surpris par cette réponse que je n’attendis pas, et passablement agacé par la durée de la réparation, je braillai mon identité, tout en y mettant l’accent d’origine qui convenait.

— Ēlías Kolokotrónis-Papadakis.

— Excusez-moi ! J’ai... Je suis désolé, pardonnez-moi, je...

— Un souci, Alex ? demanda sa collègue

— Euh, oui, Manhattan, c’est de ma faute ! Tu peux t’occuper de ce monsieur, j’ai besoin de cinq minutes.

La jeune femme avait pris la suite, j’avais été secoué quand même par la tristesse de ce jeune homme qui était parti en réserve en se cachant le visage.

— Alors monsieur Kolokotrónis-Papadakis, concernant votre pc... Il est arrivé le... ! Ah ! ben il est arrivé aujourd’hui même. Il doit être encore dans les cartons, je vais vous le faire chercher.

Je repartis, le PC sous le bras, ma montre indiquait 13 h 15 à quelques secondes près. Au moment d’entrer dans ma voiture, je regardai autour de moi, et constatai que je ne connaissais pas suffisamment bien la zone commerciale, je fis alors un tour rapide dans les rues avoisinantes.

À 13 h 55, je revins devant le magasin et j’attendis la sortie d’Alexandre, il ne se fit pas beaucoup attendre. Je pris mon courage à deux mains, peu habitué à accoster des gens comme cela, surtout après ce qu’il s’était produit une heure auparavant. J’avais besoin de me faire pardonner de l’avoir fait pleurer.

— Alexandre ! criai-je depuis la vitre passager abaissée de moitié.

— Monsieur Kolokotrónis-Papadakis ?

— Je suis désolé de vous avoir fait pleurer tout à l’heure, montez, je vous invite au restaurant pour me faire pardonner...

26e roman de François-Xavier David qui aborde une fois de plus la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou comme dans le cas présent, le déclarent mort à la fratrie toute entière. Alexandre Borghella se bat pour survivre au terrible virus du Sida alors qu’il tombe amoureux d’un jeune homme tout aussi amoureux que lui. La recherche d’une vérité est le fil rouge de cette intrigue.



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (20 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 405 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806023
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)

mercredi 19 juillet 2023

Les Roues de la Liberté

 

Les Roues de la Liberté




"Tu n’aimes pas cette fille ?

— Non, Maman, je n’aime pas cette fille ! dis-je énervé qu’elle parle de cela une fois encore.

Maman me dévisagea, elle me regarda, caressa ma main, passa son index dans la mèche rebelle qui recouvrait mon œil gauche, elle voulait voir mes yeux, ces yeux verts qu’elle aimait tant.

J’avais éludé les autres questions qui n’avaient pas vraiment de sens dans notre discussion « Est-ce que j’avais déjà eu une copine ? », « Est-ce que je préfère les blondes aux brunes ? », « Est-ce que je préfèrerais une femme cultivée qui travaillerait à une femme qui le serait beaucoup moins et qui se consacrerait à sa famille ? ». Je n’avais pas envie de répondre à cela, parce que, finalement, il s’agissait des sujets auxquels je n’avais même jamais réfléchi.

— Tu n’aimes pas les filles ?

— Tu serais extrêmement déçue si c’était le cas ?

— Mais pourquoi serais-je déçue ?

— Parce que je préfèrerais les garçons !

— Évidemment que je suis déçue ! Tu te rends compte ? Mon fils est homosexuel !

— Tout de suite des grands mots ! Homosexuel, comme tu y vas là...

— Mais tu aimes un garçon ! Ce n’est pas anodin Fred-Érick. Un garçon ce n’est pas une fille à ce que je sache.

— Mais on n’a rien fait !

— “Vous n’avez rien fait !” Mais alors explique-moi pourquoi ce mot d’Amélie ?

— On est juste de très bons copains, c’est tout !

— C’est tout ?

— Bon, on s’est juste embrassés, mais rien d’autre ! Ce n’est pas un drame, M’man, quand même !

— Si justement c’est un drame !

— Tu me fais mal, arrête Papa ! Arrête ! pleurai-je de douleur.

Il frappait encore et toujours, il ne sentait plus sa force, les coups pleuvaient, j’avais peur, vraiment peur, je n’avais jamais vu mon père aussi en colère. Réussissant à me relever, je me jetai sur lui en sautant à son cou, en pleurs.

— Arrête Papa, arrête ! Tu vas finir par me tuer si tu continues ! Arrête, je t’en supplie...

Il me fallait fuir le plus loin possible, j’avais encore quelques semaines avant d’être majeur, je devais donc faire en sorte de n’être pas repérable pendant ce laps de temps de ce qui était encore appelée “une fugue” puisque mineur. Parce qu’effectivement, c’était bien une fugue. Que pouvais-je faire d’autre ?"



25e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou alors les frappent d’une telle violence que la seule issue pour l’intéressé est de fuir le plus loin possible afin de ne pas mourir sous les coups.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (11 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 361 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806085
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)


Frère Boniface

 Frère Boniface



"Simon ! Tu aurais deux minutes à me consacrer, s’il te plait ? cria-t-il en levant le bras en sa direction.

— Tu as un frère qui se prénomme Simon ? J’aurais pensé à Miguel, ou Julio ou que sais-je ? Tu t’appelles bien Pedro...

— Ce sont les gars qui m’appellent ainsi, mais je m’appelle Pierre !

— Oh d’accord ! Alors je comprends mieux dans ce cas-là...

— Eh oui, tu vois, tout comme toi, j’utilise un prénom qui n’est pas le mien...

— Comment ça ? Que veux-tu dire par là ? répondis-je assez angoissé.

— T’inquiète, je continuerai à t’appeler Boniface, mais je sais parfaitement qui tu es ! Ton secret sera bien gardé... Je ne veux pas chercher à savoir ce qui t’a poussé à changer ton mode de vie, mais les journaux – enfin c’est une certaine presse que tu ne lis probablement pas – ont fait paraître un article sur ton père. Si tu me dis que tu t’appelles « frère Boniface », pour moi, tu resteras ce frère Boniface, ne t’inquiète surtout pas pour moi, et pour les autres gars, tu fais comme tu l’entends. Ça ne change strictement rien entre nous deux. Il y a des gars ici, qui ont des casiers judiciaires, pour ma part, ce sont des gars qui travaillent pour que nous mettions les manèges en place, un point c’est tout ! Ce qu’ils ont fait avant, ou ce qu’ils feront après, ne me regarde pas. Ça te va ?

— Je... je... Enfin, je ne sais pas quoi dire. Tu parles de quel genre d’article, en fait ? Tu sais quoi de ma vie ?

— Attends, on en parlera après ! Simon arrive...

Je vis bien l’étonnement et la gêne de Simon se dessiner sur son visage. Une légère moue effaça son sourire pendant un court instant.

— Oui, c’est bien, mais ça ne me dit pas qui tu es. C’est quoi ton prénom ?

— Euh ! Ben disons... Enfin, comment dire ? Appelle-moi comme tu veux, je m’adapterai, pas de soucis pour moi.

— Ouah, c’est bizarre comme réponse, ça ! Tu es bien mystérieux ! Tu es recherché par le FBI, ou alors par la CIA ? ajouta-t-il en riant à gorge déployée. Alors je vais t’appeler Günther ! Günther-le-teuton ! dit-il en riant à nouveau. Tu es vraiment mystérieux, je ne dis pas que ça m’inquiète, mon frère m’avait prévenu qu’il pouvait y avoir des gars bizarres, mais bon, tu es le premier que je croise aujourd’hui..."


24e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la succession dans une famille princière d’un duché (imaginaire) d’Europe où le seul héritier possible est un enfant né hors mariage et qui se trouve être moine gyrovague sur les routes de France. Frère Boniface va-t-il accepter de rencontre ce père qui l’avait rejeté pour monter à son tour sur le trône à la place d’une de ses demi-sœurs dont le duc régnant conteste la légitimité ?



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (14 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 367 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806054
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)



L'Exil de Jan Cocheril

 

L'Exil de Jan Cocheril


Saga Jan Cocheril, tome XII


"Je n’arrivai pas à verbaliser ce qu’il m’arrivait. Je n’avais pas honte, non, il n’y avait aucune honte à avoir.

— Je vais remplacer Servan en 1814, l’adjoint dont je viens de parler, me remplacera, et lui, sera remplacé par Gilles.

— Et en attendant, toi, tu vas où ? demanda Mathilde. Tu vas quitter Saint-Malo, et Gilles ? Il reste ici, lui ?

Je fis oui de la tête.

— Oui, Gilles reste là, mais moi, enfin nous... Nous allons à Toulouse.

En vingt-trois années de mariage ou presque, mais sûr en vie commune, je n’avais jamais vu le visage de Mathilde se décomposer de la sorte. Les larmes coulèrent abondamment de ses yeux sans pouvoir s’arrêter. Elle me regarda, médusée.

— Mais qu’as-tu fait pour mériter ça ? C’est une sanction ? Il te punit ?

— C’est une promotion... ! Je vais être promu en arrivant là-bas, lieutenant-colonel !

— Papa ! Je ne veux pas aller là-bas... s’écria Julien après avoir refermé violemment son livre qui fit un bruit énorme sur la table.

— Mais tu n’as pas le choix, Julien ! Tu n’es pas majeur, je suis muté, tu viens avec nous.

— Si, il a le choix, cria Mathilde, parce que moi non plus je n’irai pas. Pas question d’aller croupir à Toulouse, dans le sud de la France. Nous allons partir et quitter nos familles ? Nous retrouver seuls pour trois années. Pas question, tu entends ? Il n’en est pas question.

— Mathilde, ne m’oblige pas...

— T’obliger à quoi ? Hein ! T’obliger à quoi, Cocheril ?

— Ne m’oblige pas à te rappeler ce qu’a dit le prêtre lors du mariage, tu me dois obéissance et tu dois me suivre...

— Plutôt divorcer dans ce cas-là... Mais je n’irai jamais à Toulouse, tu m’entends ? hurla Mathilde."


Jan Cocheril, chef d’escadron de la Gendarmerie et beaucoup trop gradé pour rester à Saint-Malo, reçoit son ordre de mission pour prendre le commandement de la brigade de Toulouse. Après avoir vécu une succession de faits difficiles voire même dramatiques, il rejoint le sud de la France où il va mener une enquête dont le chef de bande n’est autre qu’une ancienne connaissance de Bretagne.




Après la parution du 11e tome de la saga Jan Cocheril, "Jan Cocheril et l’Affaire des Empoisonnés", François-Xavier David nous offre le 12e volume dans la fabuleuse histoire du chef d’escadron de la Gendarmerie, ancien paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons afin de devenir l’excellent officier que son mentor voulait voir en lui. 

Cette fois, Jan se retrouve dans le sud de la France où il attend des lettres d’un être cher à ses yeux.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 mai 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 583 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806009
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)



Jan Cocheril et le Tueur de femmes

 

Jan Cocheril et le Tueur de femmes


Saga Jan Cocheril, tome X


"L’homme me regarda, regarda Lucien à son tour, puis commença à partir en courant vers la gendarmerie. De notre côté, je demandai à la femme toujours affolée de nous conduire jusqu’au lieu du drame.

Je regardai la jeune femme, compatissant et j’invitai Lucien à m’accompagner. Lucien me regarda, blêmit un court instant, puis avança à son tour. Nous montâmes les quelques marches qui nous séparaient du premier étage au second. Un palier avec quatre portes, deux de chaque côté, dont une grande ouverte. Nous nous approchâmes presque à pas feutrés comme si nous avions eu peur de réveiller quelqu’un qui dormait, mais arrivés au niveau du dormant de la porte d’entrée entrouverte, nous aperçûmes une mare de sang rouge vif, légèrement plus foncée sur les bords, d’une étendue impressionnante. Au centre de cette flaque, le corps sans vie d’un bébé, trop petit pour vivre, mais surtout poignardé en plein cœur.

Et l’horreur était là, insultante, pétrifiante, injurieuse et étourdissante de terreur, d’une monstrueuse évidence, la mère, les bras en croix attachés au haut d’une armoire, les chevilles aux pieds de cette dernière, la bouche bâillonnée d’un linge et la chemise de nuit découpée sur la longueur laissant apparaître l’éventration et les entrailles répandues sur le sol à ses pieds. La pauvre jeune future mère avait les yeux encore ouverts, signe évident qu’elle avait vu sa mort arriver en personne.

Tout comme Lucien, blanc comme un linge, je ne pus me retenir et me mit à vomir dans un coin de la pièce, un vomissement inattendu, spontané, violemment puissant, même pas précédé de nausées annonciatrices. Je compris subitement, tout en me libérant de cet état devenu nauséeux, que la femme qui nous avait appelés ne pouvait absolument pas monter plus haut".


Jan Cocheril, capitaine de la Gendarmerie, commandant la brigade de Saint-Malo et la Haute-Bretagne, est toujours en poste dans sa brigade. Alors que Mathilde attend son cinquième enfant, une série de crimes atroces sur des femmes enceintes la ville corsaire. Une très longue enquête commence dans la ville intra-muros et a lieu sur plusieurs longs mois.

Un nouveau volet de l’aventure de Jan Cocheril vient s’ajouter à la saga après la parution du 9e tome. François-Xavier David nous offre le 10e volume dans la fabuleuse histoire de ce capitaine de la Gendarmerie, ancien jeune paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail a réussi à devenir l’excellent officier que son mentor, le chef d’escadron Servan de Farcy du Rocher de Beauregard, voulait voir en lui. Jan est confronté à une monstrueuse histoire qui sème l’angoisse dans la ville.

  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (17 mars 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 569 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428488


Jan Cocheril et le mystère Aaron Cohen

 

Jan Cocheril et le mystère Aaron Cohen


Saga Jan Cocheril, tome VIII


"Pardon, Jan ! dit Pascal Ribault. Il est vrai que j’ai voulu faire peur à mon Gilles, mais il n’y avait rien de sérieux dans ce que j’ai dit !

— Alors s’il n’y a rien de sérieux, abstiens-toi, ou alors fais ça en privé ! répondis-je en quittant les lieux rapidement et en me dirigeant vers le premier rôtisseur que je trouvais dans la rue où nous étions toujours à nous donner en spectacle devant certains passants qui n’hésitaient pas à s’arrêter pour nous regarder nous quereller.

J’entrai alors dans la boutique interrompant le maître rôtisseur qui parlait avec son employé. Pascal et Gilles étaient ensemble, sur le trottoir d’en face en train de discuter, Joshua entra à son tour en laissant Eugène se rapprocher de mes plus proches gendarmes.

— Citoyen officier ? Que puis-je pour vous ? demanda le rôtisseur que je remarquai assez ému.

Je le regardai par deux fois avant de lui passer ma commande.

— Nous sommes cinq, mon lieutenant et trois gendarmes dehors, et il y aura deux adultes en plus.

— On ne vous nourrit pas à la brigade ?

— Nous sommes uniquement de passage à Rennes !

— Mais vous étiez ici, avant, non ? Vous êtes déjà venu dans ma boutique !

— Probablement, on habitait le quartier, en effet.

— Il me semblait bien ! Et vous êtes où à présent ?

— Je commande la brigade de Saint-Malo !

— Oh ! C’est vrai ? Vous êtes donc le commandant de Gilles Tessier ?

— Pourquoi cette question-là ? lui demandai-je étonné qu’il puisse connaître mon frère.

— En fait, je rentre de Saint-Malo, j’étais en train de parler à mon apprenti justement que je n’avais pas réussi à trouver votre gendarme.

— Et vous lui vouliez quoi ?

— Vous le connaissez ?

— Oui, bien sûr, c’est mon frère !

— Votre frère, mais il n’avait pas de famille à ce que je sache...

— Peu importe ! Que lui vouliez-vous ?"


Jan Cocheril, est toujours capitaine de la Gendarmerie à Saint-Malo avec son équipe. Une série d’enlèvements occupe la brigade au moment où arrive un nouveau gendarme en provenance de l’Est de la France. Joshua Cohen est persuadé avoir fini le dernier de sa promotion alors que finalement, il est major de sa promotion. Nommé aussitôt lieutenant, Jan apprend rapidement que lui et ses frères et sœurs sont sous l’autorité d’un véritable tyran, leur père, un rabbin à Nancy.




Après la parution du 7e tome* de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le 8e volume dans la fabuleuse histoire de ce capitaine de la Gendarmerie, ancien paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons afin de devenir l’excellent officier que son mentor voulait voir en lui.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (5 février 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 557 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428464

Giambattista Borghèse della Chiesa ou l'Oublié de la Vie

Giambattista Borghèse della Chiesa
ou l'Oublié de la Vie


« Alors ça y est, c’est fini ? demanda Ashraf alors que son patron regardait l’immense parc par la baie vitrée fermée de son bureau.
— On va dire ça, oui ! répondit Giambattista sans détourner un seul instant son regard perdu dans les collines à l’horizon.
— Mais quel était l’intérêt d’aller aussi loin ? appuya Ashraf avec moult précautions afin de ne pas trop le brusquer.
— Je voulais juste être vraiment sûr ! dit-il après quelques secondes de réflexion.
— Tu voulais être vraiment sûr ? Mais sûr de quoi ? Ne l’étais-tu pas déjà depuis l’annonce téléphonique de son décès par le docteur Piccolini ?
— Certes, et j’en conviens, la mort est passée par-là et cette fois, elle ne l’a pas raté. J’ai bien vu son corps inerte, sans vie, mais j’avais réellement besoin d’être sûr et certain que c’était bien ce corps-là qu’on mettait en bière et pas un autre, et surtout, qu’on allait bien le porter jusqu’au crématorium.
— Assister à la fermeture du cercueil, rester debout juste à côté jusqu’à ce que la trappe s’ouvre enfin et que le cercueil entre dans l’âtre... Ce n’était pas un peu trop excessif, tout ça ?
— N’ai-je pas toujours été très excessif, tu l’as dit toi-même ? Disons que...»

Ashraf Méchoulam, hiérosolymitain d’une jeune trentaine se retrouve seul dans Lyon, ville qu’il connaît depuis des années, mais après un drame, il cherche à rebondir, aller de l’avant comme on dit souvent, mais comment aller de l’avant quand le passé demeure si présent ? 

Suite à une annonce lue dans un journal, il est convoqué pour un entretien concernant les deux postes auxquels il a postulé. 

Sans grand espoir, il quitte Lyon pour le Gers, région qui lui est totalement inconnue. 

Il fera là-bas la connaissance de son futur patron qui l’embauchera pour les deux postes, sans se rendre compte qu’il est une seule et unique personne. 

Commence alors la découverte de ce mystérieux jeune homme, personnage atypique qu’Ashraf va mettre un point d’honneur à faire vivre normalement, loin de toutes ses frayeurs autistiques, maniaco-dépressives, paranoïaques, schizophréniques et autres psychopathologies diverses.

François-Xavier David, déjà auteur de dix romans, nous présente le onzième semé d’intrigues et de recherches sur une vérité longtemps dissimulée par la peur d’un assassin pervers.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (8 octobre 2022)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 703 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428402


Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

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