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dimanche 9 mars 2025

Il nous a volé notre enfance

Il nous a volé notre enfance




Grégory, très grand prématuré, est né le 1er octobre 1969 au lieu du jour de la Noël. Officiellement il est né à Granville, même s’il a vu le jour à Bréhal, dans le cabinet médical. Mort à la naissance, il a été réanimé, il a subi une exsanguinotransfusion, puis après de nombreux mois à pédiatrie, des soins, des attentes, des évaluations, il est venu chez nous en juin 1970.


Notre père ne nous a pas annoncé sa venue au monde, il a juste dit “il aurait mieux fait de crever !”


Grégory était autiste de Kanner, sourd, muet, c’est ce qui avait été déclaré quelques mois après son retour. Nous avons été fusionnels, plus encore que des jumeaux. Nous nous aimions, nous nous adorions, nous nous comprenions, nous avions besoin l’un de l’autre, nous étions complémentaires, un regard, un contact, un sourire, un rien nous suffisait pour redonner l’énergie de vivre sans l’autre.


Mon père détestait son fils d’une haine féroce, j’adorais mon petit frère d’un amour sans limite.


“Je suis désolé, mais votre frère Grégory est décédé hier soir !”


3 juin 2024, à 9 h 48, on vient de m’annoncer que mon petit frère Grégory est mort.



41e livre de François-Xavier David, premier récit où il aborde avec sincérité, vérité, sans romancer un seul instant les faits. Tout est réel, tout est étayé par des témoignages des membres de la famille, des amis, des proches qui n’ont jamais voulu relater les faits du vivant de ce père.
Il a besoin de crier la vérité, de dire ce qu’était sa vie, mais aussi celle de ce frère tant aimé, cette vie qu’on lui a dit de vivre, ordonné même, loin de ce frère tant aimé.


  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 465 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806214
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 14 - 18 ans
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 780 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 2.67 x 22.86 cm

vendredi 17 mai 2024

Plan "D"

 Plan "D"



Je l’avais regardé, dévisagé même, je ne connaissais pas mon frère, il était pourtant le seul à être venu, je ne voyais plus que lui. Les photographes s’étaient agglutinés tout autour de moi, Aleksandr les avait repoussés, puis je vis mes deux autres frères, Balthazar et César, se frayer un chemin au beau milieu de tous ces journalistes. J’étais pétrifié par tout ça, je n’avais jamais connu autant d’excitation autour de moi. Je n’avais jamais connu une situation pareille, je vivais tranquille chez maman Kristen et papa Lårs, au milieu de mes frères et sœurs, au milieu de la ferme, de mes animaux et surtout du calme de la campagne et de mon insouciance d’enfant de moins de 10 ans.
Je me mis subitement à pleurer, des larmes de peur coulèrent le long de mes joues, les flashes crépitèrent, Aleksandr se saisit de mon bras gauche et me tira tout contre lui.
— Foutez-lui la paix, bande de vautours ! hurla-t-il alors que notre mère entra en furie par la porte qu’elle venait tout juste de franchir.
— Vous faites quoi, là ! hurla-t-elle à son tour non pas en s’adressant aux personnes présentes mais à mes frères les princes.
Aleksandr s’approcha d’elle en me tenant toujours tout contre lui, suivi de Balthazar, et bien sûr de César. Mon frère aîné était rouge de colère.
— Madame ! dit-il haineusement. Vous nous avez caché à tous les trois, que nous avions un frère, le prince Dan ! On apprend aujourd’hui, que le jeune garçon assis sur une simple chaise a été “convoqué”...
— Invité ! s’écria-t-elle devant la foule de photographes. Cet enfant a été invité !
— Cet enfant, dites-vous ? Votre fils, madame mère !
— Dégagez ! Hors de ma vue ! s’écria-t-elle cette fois-ci à toutes les autres personnes dans la pièce. Et si j’apprends que le moindre cliché paraît dans la presse, vous entendrez parler du palais ! dit-elle menaçante.
Je pleurai toutes les larmes de mon corps et reçus, alors que je regardai partir les journalistes, une gifle magistrale en pleine figure de la part de celle qui était ma mère et que je voyais pour la première fois de ma vie.
— Et toi, ferme-la ! hurla-t-elle en même temps qu’elle me donnait cette gifle-là.
Je regardais cette femme avec tellement de haine dans la tête sans pouvoir lui dire combien je la détestais. Je n’avais que 9 ans à deux mois de mes 10 ans et je venais tout juste de découvrir son existence, ma mère, la reine, mais aussi mes frères qui me paraissaient très gentils.


36e roman de François-Xavier David où Dan Heldøglykke découvre sa vie au cœur d’une famille d’adoption à la ferme, loin de la cour du royaume où ses parents règnent. À presque 10 ans, il est arraché de cette vie idyllique pour être enfermé dans une aile du palais, dans la Maison des Princes. Après avoir découvert ses trois frères, un duc, un comte et un baron, Dan comprend qu’il n’y a pas d’avenir pour lui, il s’évade à ses 18 ans pour parcourir le monde. Après presque trois ans s’absence, il revient au royaume afin de régler ses comptes avec son passé.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (7 mai 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 551 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2494806178
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806177

mercredi 19 juillet 2023

Les Roues de la Liberté

 

Les Roues de la Liberté




"Tu n’aimes pas cette fille ?

— Non, Maman, je n’aime pas cette fille ! dis-je énervé qu’elle parle de cela une fois encore.

Maman me dévisagea, elle me regarda, caressa ma main, passa son index dans la mèche rebelle qui recouvrait mon œil gauche, elle voulait voir mes yeux, ces yeux verts qu’elle aimait tant.

J’avais éludé les autres questions qui n’avaient pas vraiment de sens dans notre discussion « Est-ce que j’avais déjà eu une copine ? », « Est-ce que je préfère les blondes aux brunes ? », « Est-ce que je préfèrerais une femme cultivée qui travaillerait à une femme qui le serait beaucoup moins et qui se consacrerait à sa famille ? ». Je n’avais pas envie de répondre à cela, parce que, finalement, il s’agissait des sujets auxquels je n’avais même jamais réfléchi.

— Tu n’aimes pas les filles ?

— Tu serais extrêmement déçue si c’était le cas ?

— Mais pourquoi serais-je déçue ?

— Parce que je préfèrerais les garçons !

— Évidemment que je suis déçue ! Tu te rends compte ? Mon fils est homosexuel !

— Tout de suite des grands mots ! Homosexuel, comme tu y vas là...

— Mais tu aimes un garçon ! Ce n’est pas anodin Fred-Érick. Un garçon ce n’est pas une fille à ce que je sache.

— Mais on n’a rien fait !

— “Vous n’avez rien fait !” Mais alors explique-moi pourquoi ce mot d’Amélie ?

— On est juste de très bons copains, c’est tout !

— C’est tout ?

— Bon, on s’est juste embrassés, mais rien d’autre ! Ce n’est pas un drame, M’man, quand même !

— Si justement c’est un drame !

— Tu me fais mal, arrête Papa ! Arrête ! pleurai-je de douleur.

Il frappait encore et toujours, il ne sentait plus sa force, les coups pleuvaient, j’avais peur, vraiment peur, je n’avais jamais vu mon père aussi en colère. Réussissant à me relever, je me jetai sur lui en sautant à son cou, en pleurs.

— Arrête Papa, arrête ! Tu vas finir par me tuer si tu continues ! Arrête, je t’en supplie...

Il me fallait fuir le plus loin possible, j’avais encore quelques semaines avant d’être majeur, je devais donc faire en sorte de n’être pas repérable pendant ce laps de temps de ce qui était encore appelée “une fugue” puisque mineur. Parce qu’effectivement, c’était bien une fugue. Que pouvais-je faire d’autre ?"



25e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou alors les frappent d’une telle violence que la seule issue pour l’intéressé est de fuir le plus loin possible afin de ne pas mourir sous les coups.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (11 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 361 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806085
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)


Le Panseur de Rhoddin

 

Le Panseur de Rhoddin




"Aujourd’hui, au planning de tes visites, tu vas avoir des soins à apporter sur un très grand brûlé, qui devrait rentrer chez lui pour 9 h 00 tout au plus, après des semaines d’hospitalisation ! annonça Jean-Baptiste l’infirmier responsable de ce cabinet de soins. Rappelle-toi ! C’est ce jeune qui a tenté de s’immoler sur le parking de l’entreprise où il travaillait, je ne sais pas si tu t’en souviens, c’était il y a quelques mois déjà. Les médias en ont parlé pas mal de fois.

— Ah oui ! répondit Thomas, c’est l’autre-là, celui qui a fait la une de la presse locale, et dont on n’a jamais eu vent de son identité. Et alors, il s’appelle comment mon petit poulet rôti ?

— Reste correct quand même, tu veux ? Et est-ce vraiment important ? répondit sèchement Jean-Baptiste assez surpris par les paroles légèrement déplacées de son collègue même s’il savait qu’elles étaient teintées d’humour sarcastique. Tu penses que ça changera la qualité des soins que tu devras lui apporter, si tu connais son nom ?

— Non ! Bien sûr que non, JB, et ne t’emporte pas pour autant, mais à la place réfléchis un peu quand même, avant de répondre méchamment de la sorte. Tu sais bien que je ne suis pas comme ça, et le « mon petit poulet » était plutôt tendre, sans aucun jeu de mots, si tu vois ce que je veux dire. Bon, j’en conviens, « rôti » n’était pas très classe, mais bref, passons, il faut bien, quoi que tu en dises, que je trouve la porte de son logement, si tu veux que je lui fasse ses pansements, et si je ne connais pas son nom, le choix de la sonnette me sera plus que compliqué.

— Oh oui, pardon, je me suis emporté, que suis-je sot ? Göran Rhoddin ! Tiens, dit-il en lui tendant un papier, je t’ai noté son adresse sur une étiquette pour ton dossier, et dans la foulée je t’envoie un double de sa fiche de soins sur ta tablette de suivi, il y a ses coordonnées, et la prescription médicale détaillée par les infirmières du service, où il était en dernier. Alors, il habite... dit Jean-Baptiste en lisant le dossier sur l’écran de son ordinateur portable. Ah oui ! Il loge au 47, place de Carpentras, et pour la probabilité de plusieurs sonnettes, ce sera plus simple, c’est une maison individuelle, tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à choisir entre l’une ou l’autre."


Un nouveau roman de François-Xavier David qui aborde le sujet sensible du bébé médicament au sein d’une famille divorcée avant la naissance du premier enfant dans une famille binationale. 


Lorsque la maladie se présente, le seul recours est un nouvel enfant afin de sauver son aîné. 


Second enfant non désiré au sein d’une famille déchirée... 


Vingt ans plus tard, comment vit cet enfant sauveur ?


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 383 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806030
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


Jan Cocheril et le mystère Aaron Cohen

 

Jan Cocheril et le mystère Aaron Cohen


Saga Jan Cocheril, tome VIII


"Pardon, Jan ! dit Pascal Ribault. Il est vrai que j’ai voulu faire peur à mon Gilles, mais il n’y avait rien de sérieux dans ce que j’ai dit !

— Alors s’il n’y a rien de sérieux, abstiens-toi, ou alors fais ça en privé ! répondis-je en quittant les lieux rapidement et en me dirigeant vers le premier rôtisseur que je trouvais dans la rue où nous étions toujours à nous donner en spectacle devant certains passants qui n’hésitaient pas à s’arrêter pour nous regarder nous quereller.

J’entrai alors dans la boutique interrompant le maître rôtisseur qui parlait avec son employé. Pascal et Gilles étaient ensemble, sur le trottoir d’en face en train de discuter, Joshua entra à son tour en laissant Eugène se rapprocher de mes plus proches gendarmes.

— Citoyen officier ? Que puis-je pour vous ? demanda le rôtisseur que je remarquai assez ému.

Je le regardai par deux fois avant de lui passer ma commande.

— Nous sommes cinq, mon lieutenant et trois gendarmes dehors, et il y aura deux adultes en plus.

— On ne vous nourrit pas à la brigade ?

— Nous sommes uniquement de passage à Rennes !

— Mais vous étiez ici, avant, non ? Vous êtes déjà venu dans ma boutique !

— Probablement, on habitait le quartier, en effet.

— Il me semblait bien ! Et vous êtes où à présent ?

— Je commande la brigade de Saint-Malo !

— Oh ! C’est vrai ? Vous êtes donc le commandant de Gilles Tessier ?

— Pourquoi cette question-là ? lui demandai-je étonné qu’il puisse connaître mon frère.

— En fait, je rentre de Saint-Malo, j’étais en train de parler à mon apprenti justement que je n’avais pas réussi à trouver votre gendarme.

— Et vous lui vouliez quoi ?

— Vous le connaissez ?

— Oui, bien sûr, c’est mon frère !

— Votre frère, mais il n’avait pas de famille à ce que je sache...

— Peu importe ! Que lui vouliez-vous ?"


Jan Cocheril, est toujours capitaine de la Gendarmerie à Saint-Malo avec son équipe. Une série d’enlèvements occupe la brigade au moment où arrive un nouveau gendarme en provenance de l’Est de la France. Joshua Cohen est persuadé avoir fini le dernier de sa promotion alors que finalement, il est major de sa promotion. Nommé aussitôt lieutenant, Jan apprend rapidement que lui et ses frères et sœurs sont sous l’autorité d’un véritable tyran, leur père, un rabbin à Nancy.




Après la parution du 7e tome* de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le 8e volume dans la fabuleuse histoire de ce capitaine de la Gendarmerie, ancien paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons afin de devenir l’excellent officier que son mentor voulait voir en lui.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (5 février 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 557 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428464

Benoni Rivière, cafre blanc

 

Benoni Rivière, cafre blanc





« C'est vous alors le cafre blanc ? Le cafre blanc ? Je ne sais pas, je ne me connaissais pas ce surnom ! Des anciens parlent d'un homme blanc élevé par une cafrine, une esclave du maître qu'il avait achetée sur les côtes africaines, une Makua de la tribu des Bantu. Ils disaient qu'il avait été élevé avec du lait d'une Africaine, une cafrine comme on dit ici, mais qu'il était resté blanc quand même et avec leur mentalité ! Des anciens ? Ceux qui étaient ici avant nous et que le maître a fini par vendre. Ils revenaient parfois quand leur maître voulait rendre des outils à La Plantation, ou quand il venait voir votre père. Il venait souvent avec un ou deux esclaves qui parlaient avec nous tous, discrètement bien sûr. Ils disaient qu'un jour un cafre blanc viendrait pour seconder votre père et qu'avec deux maîtres, la vie serait encore plus un enfer qu'elle ne l'était déjà... » 



1805, île de la Réunion. 

Le père de Benoni vient de mourir et laisse derrière lui tout un domaine et une poignée d'esclaves. 

Le « maître » était bien plus que respecté par ses disciples, il était craint. 

Violent et sans cœur, il battait ses sujets comme il battait sa femme. 

Les anciens parlent d'un cafre blanc qui viendrait lui succéder. 



S'agirait-il de Benoni ? Médecin homosexuel, celui-ci quitte Saint-Briac, en Bretagne pour hériter de son esclavagiste de père. 

Sur place, c'est la stupeur : le tortionnaire laisse place à l'humaniste, démentant la prédiction... 

Et si les anciens avaient menti ? 



À travers la chronique d'une plantation réunionnaise sur une dizaine d'années, François-Xavier David livre une page d'histoire édifiante.



 N'hésitant pas à regarder l'horreur en face, son roman illustre à merveille les premiers pas difficiles d'un siècle vers davantage d'humanité.



  • Éditeur ‏ : ‎ Société des Écrivains (6 octobre 2016)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 298 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2342056605
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2342056600

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...