Affichage des articles dont le libellé est lettres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lettres. Afficher tous les articles

mardi 17 octobre 2023

Toi... Moi... Nous !

 

Toi... Moi... Nous !



Je m’appelle Pacôme et je suis né avec mon frère jumeau, Côme, un 1er avril comme une farce faite à nos parents qui pensaient avoir une fille, enfin. Ils avaient déjà eu cinq garçons auparavant, Lorenzo, Pierfrancesco, Juan-Antonio, Guido et enfin Pietro, ils avaient tenté une sixième et ultime fois dans l’espoir qu’enfin une petite fille pointerait le bout de son petit nez. En vain. Côme et moi avions vécu heureux jusqu’à ce jour tragique où mon frère eut un terrible accident de moto et trouva la mort à l’hôpital local. Un drame pour la famille, un drame pour tout le monde, mais surtout un terrible drame pour moi, son frère jumeau...

.../...

Je m’appelle Ghislain et aujourd’hui, je fête mes quinze premières années de service dans la Marine nationale. J’y suis entré par un premier contrat de cinq années comme mousse, apprenti marin au CIN de Brest, dans le Finistère en Bretagne, j’étais encore très jeune, pas encore seize ans. C’était jeune, bien trop jeune peut-être, mais je ne regrette pas. La seule chose qui pourrait me motiver à partir, ce sont ces militaires un peu trop militaires et qui peuvent “me prendre la tête” comme on dit souvent. Et c’est justement un homme comme cela qu’il rencontre très régulièrement dans son service. Un officier marinier supérieur, chef de section de jeunes recrues, apprentis mécaniciens à l’école de la presqu’île de Saint-Mandrier en face de Toulon, de l’autre côté de la rade. Il vient régulièrement en consultation accompagner ses hommes dans les différents services de l’hôpital et surtout dans le service où je travaille.

.../...

Je m’appelle Makoa Koko Kauakahi et je me réveille comme tous les matins, dans le haut de cette tour de huit étages, où j’habite au sixième, heureusement il y a un très grand ascenseur. Comme tous les matins, je m’étire, les bras tendus de chaque côté du lit comme pour tenter d’attraper chaque pan de mur que je n’atteindrai forcément jamais dans cette chambre spacieuse. J’ai vingt-neuf ans, et ça fait maintenant sept ans que je vis en France après y avoir fait mes études de langues. J’ai quitté mon île d’O’ahu, la plus peuplée de l’archipel d’Hawaii pour venir apprendre le français, depuis je suis resté ici, j’enseigne à la faculté du Mirail de Toulouse. Je suis à présent professeur d’anglais mais aussi de japonais, ma mère étant nippone...

.../...

29e roman de F-X David où il aborde cette fois-ci une série de dix-huit petites histoires sentimentales mettant en scène la rencontre de deux hommes qui, parfois, tout oppose. On retrouve au gré des pages, des personnages déjà connus de certains romans déjà parus par le passé.


  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (2 octobre 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 383 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806108

3 rue Fontille

 

3 rue Fontille



Mon cher Foulques,
Aujourd’hui, le temps passablement ensoleillé nous gratifie d’un petit 17°C, et en plein soleil bien sûr, ce qui doit allègrement te faire sourire, j’en suis certain. Tu m’as dit, dans ta dernière lettre, qu’il faisait 31°C ces derniers jours, à Djibouti. Qu’il est long d’avoir de tes nouvelles.
Ce matin, vers 11 h 00, j’ai reçu un appel téléphonique. Inutile de tourner autour du pot pour t’en donner la raison. Je vais partir demain matin, pour quelques semaines, à Dontreix. Mon père est mort hier soir.
C’est abrupt, je sais, mais comment pourrais-je l’annoncer autrement ? Je n’éprouve rien, aucune tristesse, aucune gêne non plus. J’ai l’impression que ça ne me fait ni chaud, ni froid, c’est horrible, non ? C’était quand même mon père. J’aurais pu, ou alors j’aurais dû te dire ces quelques mots, enfin te faire part de cette annonce dès le début de ma lettre, mais, je suis désolé, comme je te l’ai dit, je n’éprouve rien, aucune tristesse. Suis-je donc un monstre ? Le même monstre que lui finalement ? Les chiens ne font pas des chats, on ne le sait que trop, et dans ce cas précis, je suis bien le fils de mon père, ça ne fait aucun doute là-dessus.
Comme tu l’as toujours su, je n’ai jamais eu de bonnes relations avec lui surtout depuis qu’il sait pour nous deux, mais je suis son fils unique, je ne peux me soustraire à mes obligations. J’aurais préféré que maman soit encore là, mais ça aussi tu le sais déjà, elle est décédée, il y a maintenant vingt-deux ans. Depuis ce jour-là, j’ai vécu les pires années de ma vie, jusqu’à ce que je quitte la maison de la Creuse, mon père voulant faire de moi « un homme, un vrai ». Mon père n’aimait pas les artistes, des « fantaisistes » selon lui. Il ajoutait que c’était un passe-temps de tapette. Et quand il a su pour moi, il en avait eu confirmation, alors que j’aurais tellement aimé qu’il soit fier de ce que je faisais, de mes œuvres, de moi également mais aussi et surtout, de nous deux.
Je sais aussi que, si tu avais été là, tu m’aurais dissuadé de me rendre chez ce monstre homophobe, mais le fait est que tu es loin d’ici, et si je peux me soustraire aux regards de ces rombières, alors oui, je vais partir. Je dois agir, il le faut ! Je te redonne son adresse pour m’écrire là-bas, 3 rue Fontille.
Jocelyn.

28e roman de F-X David qui aborde cette fois-ci l’écriture épistolaire, pour la troisième fois dans ses romans, en nous faisant parcourir la vie d’un enfant, Jocelyn Sirieix, né en Creuse, en 1961. Jocelyn perd sa mère à 2 ans et est élevé par son père, veuf. Devenu adulte, Jocelyn annonce son homosexualité à son père qui le gifle. Dix années de brouille jusqu’à ce que le père décède. Jocelyn revient à Dontreix, et découvre, dans une correspondance cachée, qui était réellement son père qu’il ne connaissait finalement pas.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (10 septembre 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 523 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806092

mercredi 19 juillet 2023

Le Déshonneur de Jan Cocheril

 

Le Déshonneur de Jan Cocheril


Saga Jan Cocheril, tome XIII


"Alors que je montai les escaliers pour rejoindre enfin notre logement, je vis que des gendarmes en arme m’attendaient à la porte.

— Mon colonel ! dit le plus gradé des trois. Nous sommes venus pour vous arrêter.

— M’arrêter ? Moi ! Vous vous moquez de moi, j’espère ?

— Du tout, mon colonel ! On vous a laissé accompagner votre dame et vos enfants afin qu’ils ne voient pas ça, mais je suis... Pardon, mais je suis désolé, nous avons reçu des ordres.

— Des ordres ? Mais de qui donc ? demandai-je furieux.

— Du commandant ! Enfin, le chef d’escadron de gendarmerie Le Blanc de Monthault.

— Ce jeune royaliste nouvellement promu ? Ça promet.

Ce ne fut que dans le début de la matinée, que je fus soustrait de ma cellule et conduit, entravé aux poignets et aux chevilles, dans le bureau de ce jeune chef d’escadron. Je fus traité comme le pire des criminels par ordre de ce jeune premier qui n’était autre qu’un fanfaron. Il se donna des airs d’officier supérieur alors qu’il n’en avait pas du tout la trempe. Je me promis, à l’avenir, quelque fut mon sort réservé à l’instant où j’y pensai, que je mènerai une enquête sur cet homme-là.

— Cocheril ! dit-il sans aucun respect ni politesse. Vous...

— Colonel Cocheril, je vous prie, pour le moment, je suis encore votre supérieur hiérarchique.

Le Blanc de Monthault sourit, un sourire mesquin tout en épiant le moindre de mes gestes impossibles à faire puisque je ne pouvais pas bouger, mais il devait avoir peur de ma réaction. Il ne répondit pas à mon intervention.

— Vous êtes reconnu coupable d’allégeance à l’empereur, définitivement exilé sur sa principauté de l’île d’Elbe.

— Je suis reconnu coupable ? Mais alors par quel tribunal ?

— Vous avez le choix, en fonction de votre grade, de pourrir en prison jusqu’à ce que mort s’en suive, ou rejoindre votre domicile, y demeurer en résidence surveillée, être un demi-solde jusqu’à votre âge de retraite qui sera calculée sur cette demi-solde, bien entendu. Il vous sera également interdit d’avoir un autre emploi puisque vous conserverez le grade actuel, inutile dans le civil, mais qui peut vous apporter des honneurs que nous ne reconnaissons de toute façon plus.

Je vis bien qu’il me fut impossible de répondre, j’attendis donc qu’il m’en donnât l’autorisation, de répliquer à d’éventuelles questions pour enfin m’exprimer et faire mon choix.

— Vous avez aussi d’autres possibilités qui s’offrent à vous, demi-solde donc, mise à la retraite, démission plus ou moins spontanée, surveillance à domicile que je viens de citer, ou encore l’exil. J’ai appris ce matin que votre épouse et vos enfants étaient partis hier en famille, vous devriez être raisonnable et les rejoindre. Vous y avez toute votre famille, il me semble, vos parents, des frères et des sœurs, vous y serez mieux qu’en exil ou en prison. Si vous avez des questions, je vous écoute, mais essayez d’en réduire le nombre, je n’ai pas de temps à perdre avec les traitres.

Jan Cocheril, lieutenant-colonel de la Gendarmerie confronté comme tous les militaires à cette période-là, est soumis aux changements dans l’Armée avec l’exil de l’empereur, l’accession au trône de Louis XVIII, frère du roi décapité, puis du retour de l’empereur pendant les Cents-Jours, et à nouveau son départ."




Après la parution du 12e tome de la saga Jan Cocheril, "L’Exil de Jan Cocheril", François-Xavier David nous offre le 13e volume dans la fabuleuse histoire du lieutenant-colonel de la Gendarmerie. 


Cette fois, Jan se retrouve chassé de la Gendarmerie et devient un demi-solde, obligé de rester enfermé à La Gautrais, chez son oncle Pierre, à Saint-Briac. Même s’il n’est plus en service, sa seule enquête est de retrouver un être cher disparu.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (15 mai 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 537 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806016
  • Illustration & vidéo : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


L'Exil de Jan Cocheril

 

L'Exil de Jan Cocheril


Saga Jan Cocheril, tome XII


"Je n’arrivai pas à verbaliser ce qu’il m’arrivait. Je n’avais pas honte, non, il n’y avait aucune honte à avoir.

— Je vais remplacer Servan en 1814, l’adjoint dont je viens de parler, me remplacera, et lui, sera remplacé par Gilles.

— Et en attendant, toi, tu vas où ? demanda Mathilde. Tu vas quitter Saint-Malo, et Gilles ? Il reste ici, lui ?

Je fis oui de la tête.

— Oui, Gilles reste là, mais moi, enfin nous... Nous allons à Toulouse.

En vingt-trois années de mariage ou presque, mais sûr en vie commune, je n’avais jamais vu le visage de Mathilde se décomposer de la sorte. Les larmes coulèrent abondamment de ses yeux sans pouvoir s’arrêter. Elle me regarda, médusée.

— Mais qu’as-tu fait pour mériter ça ? C’est une sanction ? Il te punit ?

— C’est une promotion... ! Je vais être promu en arrivant là-bas, lieutenant-colonel !

— Papa ! Je ne veux pas aller là-bas... s’écria Julien après avoir refermé violemment son livre qui fit un bruit énorme sur la table.

— Mais tu n’as pas le choix, Julien ! Tu n’es pas majeur, je suis muté, tu viens avec nous.

— Si, il a le choix, cria Mathilde, parce que moi non plus je n’irai pas. Pas question d’aller croupir à Toulouse, dans le sud de la France. Nous allons partir et quitter nos familles ? Nous retrouver seuls pour trois années. Pas question, tu entends ? Il n’en est pas question.

— Mathilde, ne m’oblige pas...

— T’obliger à quoi ? Hein ! T’obliger à quoi, Cocheril ?

— Ne m’oblige pas à te rappeler ce qu’a dit le prêtre lors du mariage, tu me dois obéissance et tu dois me suivre...

— Plutôt divorcer dans ce cas-là... Mais je n’irai jamais à Toulouse, tu m’entends ? hurla Mathilde."


Jan Cocheril, chef d’escadron de la Gendarmerie et beaucoup trop gradé pour rester à Saint-Malo, reçoit son ordre de mission pour prendre le commandement de la brigade de Toulouse. Après avoir vécu une succession de faits difficiles voire même dramatiques, il rejoint le sud de la France où il va mener une enquête dont le chef de bande n’est autre qu’une ancienne connaissance de Bretagne.




Après la parution du 11e tome de la saga Jan Cocheril, "Jan Cocheril et l’Affaire des Empoisonnés", François-Xavier David nous offre le 12e volume dans la fabuleuse histoire du chef d’escadron de la Gendarmerie, ancien paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons afin de devenir l’excellent officier que son mentor voulait voir en lui. 

Cette fois, Jan se retrouve dans le sud de la France où il attend des lettres d’un être cher à ses yeux.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 mai 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 583 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806009
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)



Pour l'Amour de Blaise

Pour l'Amour de Blaise



« Voilà, je savais bien qu'il en était et je n'ai pas supporté qu'il préfère un autre que moi. Mais comment finalement n'aurait-il pas pu préférer un autre, vu qu'il ne me connaissait même pas ? C'est ça que j'aurais dû lui demander en premier : m'avait-il déjà remarqué ? Je n'ai même pas réfléchi à ça à ce moment-là. J'ai saisi une pierre dans le talus avec mes deux mains et l'ai frappé au crâne à plusieurs reprises, et je l'ai frappé, l'ai frappé et encore frappé puis... » 

Condamné à une lourde peine d'emprisonnement pour le meurtre d'un jeune homme qui s'est refusé à lui, Pascal, après quatorze années d'enfermement, voit son quotidien s'éclairer lorsque s'amorce entre lui et Clément, qui vit au-dehors, une correspondance. 

Un échange où ce dernier souffle initialement le chaud et le froid avant de laisser entrevoir des intentions inattendues au prisonnier qui commence à dessiner pour lui un avenir. 

Mais est-il encore maître de son destin ? 

Récit qui embrasse les codes du roman épistolaire et du thriller psychologique, « Pour l'amour de Blaise » est de ces œuvres où la manipulation s'exerce avec brio, faisant miroiter seconde chance et pardon là où se trament des plans plus terribles. 

Un livre-piège et un roman par lettres où les liaisons se font inévitablement dangereuses, par un auteur qui dévoile un pan plus cynique de son imaginaire.

  • Éditeur ‏ : ‎ Société des écrivains ; Policier/Suspense édition (15 mars 2015)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Relié ‏ : ‎ 228 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2342035858

Nous irons ensemble

 

Nous irons ensemble




1914-1918 : 

Julien Guibal est séminariste à Toulouse quand il demande à rejoindre le front afin d'apporter un soutien moral et spirituel aux blessés des hôpitaux au front de l'est de la France.

Il y fait la connaissance de Lior, de confession juive non pratiquant. Une forte amitié prend naissance.

Au terme de la guerre, Lior écrit à son ami Julien afin de garder ce lien précieux.

Après plusieurs échanges épistolaires, l'amitié prend une autre forme d'amitié.

Roman épistolaire

Broché : 520 pages. ISBN : 978-2342016109 




Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...