Plan "D"
- Éditeur : Amazon KDP (7 mai 2024)
- Langue : Français
- Broché : 551 pages
- ISBN-10 : 2494806178
- ISBN-13 : 978-2494806177
Je m’appelle Pacôme et je suis né avec mon frère jumeau, Côme, un 1er avril comme une farce faite à nos parents qui pensaient avoir une fille, enfin. Ils avaient déjà eu cinq garçons auparavant, Lorenzo, Pierfrancesco, Juan-Antonio, Guido et enfin Pietro, ils avaient tenté une sixième et ultime fois dans l’espoir qu’enfin une petite fille pointerait le bout de son petit nez. En vain. Côme et moi avions vécu heureux jusqu’à ce jour tragique où mon frère eut un terrible accident de moto et trouva la mort à l’hôpital local. Un drame pour la famille, un drame pour tout le monde, mais surtout un terrible drame pour moi, son frère jumeau...
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Je m’appelle Ghislain et aujourd’hui, je fête mes quinze premières années de service dans la Marine nationale. J’y suis entré par un premier contrat de cinq années comme mousse, apprenti marin au CIN de Brest, dans le Finistère en Bretagne, j’étais encore très jeune, pas encore seize ans. C’était jeune, bien trop jeune peut-être, mais je ne regrette pas. La seule chose qui pourrait me motiver à partir, ce sont ces militaires un peu trop militaires et qui peuvent “me prendre la tête” comme on dit souvent. Et c’est justement un homme comme cela qu’il rencontre très régulièrement dans son service. Un officier marinier supérieur, chef de section de jeunes recrues, apprentis mécaniciens à l’école de la presqu’île de Saint-Mandrier en face de Toulon, de l’autre côté de la rade. Il vient régulièrement en consultation accompagner ses hommes dans les différents services de l’hôpital et surtout dans le service où je travaille.
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Je m’appelle Makoa Koko Kauakahi et je me réveille comme tous les matins, dans le haut de cette tour de huit étages, où j’habite au sixième, heureusement il y a un très grand ascenseur. Comme tous les matins, je m’étire, les bras tendus de chaque côté du lit comme pour tenter d’attraper chaque pan de mur que je n’atteindrai forcément jamais dans cette chambre spacieuse. J’ai vingt-neuf ans, et ça fait maintenant sept ans que je vis en France après y avoir fait mes études de langues. J’ai quitté mon île d’O’ahu, la plus peuplée de l’archipel d’Hawaii pour venir apprendre le français, depuis je suis resté ici, j’enseigne à la faculté du Mirail de Toulouse. Je suis à présent professeur d’anglais mais aussi de japonais, ma mère étant nippone...
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29e roman de F-X David où il aborde cette fois-ci une série de dix-huit petites histoires sentimentales mettant en scène la rencontre de deux hommes qui, parfois, tout oppose. On retrouve au gré des pages, des personnages déjà connus de certains romans déjà parus par le passé.
Il était beau comme un dieu grec, je dois reconnaître qu’en la matière, j’en connais un rayon. Il faut bien admettre que c’est pour moi un critère non négligeable. Cependant, en le regardant, je voyais dans son regard qu’il n’était pas bien. S’était-il pris le bec avec sa collègue juste auparavant ? Une fois devant lui, et après les politesses d’usage, j’exposai mon souci.
— Bonjour, monsieur, en quoi puis-je vous aider ? me dit alors Alexandre, prénom inscrit sur un badge, et avec un sourire forcé.
— Je viens récupérer mon ordinateur portable que j’ai déposé il y a plus de neuf semaines maintenant.
— C’est à quel nom s’il vous plait, je vais regarder.
— Je vais vous donner le bon que l’on m’a remis, ce sera plus facile pour vous.
— Je sais écrire, vous savez ! me répondit-il très sèchement les yeux humides.
Surpris par cette réponse que je n’attendis pas, et passablement agacé par la durée de la réparation, je braillai mon identité, tout en y mettant l’accent d’origine qui convenait.
— Ēlías Kolokotrónis-Papadakis.
— Excusez-moi ! J’ai... Je suis désolé, pardonnez-moi, je...
— Un souci, Alex ? demanda sa collègue
— Euh, oui, Manhattan, c’est de ma faute ! Tu peux t’occuper de ce monsieur, j’ai besoin de cinq minutes.
La jeune femme avait pris la suite, j’avais été secoué quand même par la tristesse de ce jeune homme qui était parti en réserve en se cachant le visage.
— Alors monsieur Kolokotrónis-Papadakis, concernant votre pc... Il est arrivé le... ! Ah ! ben il est arrivé aujourd’hui même. Il doit être encore dans les cartons, je vais vous le faire chercher.
Je repartis, le PC sous le bras, ma montre indiquait 13 h 15 à quelques secondes près. Au moment d’entrer dans ma voiture, je regardai autour de moi, et constatai que je ne connaissais pas suffisamment bien la zone commerciale, je fis alors un tour rapide dans les rues avoisinantes.
À 13 h 55, je revins devant le magasin et j’attendis la sortie d’Alexandre, il ne se fit pas beaucoup attendre. Je pris mon courage à deux mains, peu habitué à accoster des gens comme cela, surtout après ce qu’il s’était produit une heure auparavant. J’avais besoin de me faire pardonner de l’avoir fait pleurer.
— Alexandre ! criai-je depuis la vitre passager abaissée de moitié.
— Monsieur Kolokotrónis-Papadakis ?
— Je suis désolé de vous avoir fait pleurer tout à l’heure, montez, je vous invite au restaurant pour me faire pardonner...
26e roman de François-Xavier David qui aborde une fois de plus la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou comme dans le cas présent, le déclarent mort à la fratrie toute entière. Alexandre Borghella se bat pour survivre au terrible virus du Sida alors qu’il tombe amoureux d’un jeune homme tout aussi amoureux que lui. La recherche d’une vérité est le fil rouge de cette intrigue.
Frère Boniface
"Simon ! Tu aurais deux minutes à me consacrer, s’il te plait ? cria-t-il en levant le bras en sa direction.
— Tu as un frère qui se prénomme Simon ? J’aurais pensé à Miguel, ou Julio ou que sais-je ? Tu t’appelles bien Pedro...
— Ce sont les gars qui m’appellent ainsi, mais je m’appelle Pierre !
— Oh d’accord ! Alors je comprends mieux dans ce cas-là...
— Eh oui, tu vois, tout comme toi, j’utilise un prénom qui n’est pas le mien...
— Comment ça ? Que veux-tu dire par là ? répondis-je assez angoissé.
— T’inquiète, je continuerai à t’appeler Boniface, mais je sais parfaitement qui tu es ! Ton secret sera bien gardé... Je ne veux pas chercher à savoir ce qui t’a poussé à changer ton mode de vie, mais les journaux – enfin c’est une certaine presse que tu ne lis probablement pas – ont fait paraître un article sur ton père. Si tu me dis que tu t’appelles « frère Boniface », pour moi, tu resteras ce frère Boniface, ne t’inquiète surtout pas pour moi, et pour les autres gars, tu fais comme tu l’entends. Ça ne change strictement rien entre nous deux. Il y a des gars ici, qui ont des casiers judiciaires, pour ma part, ce sont des gars qui travaillent pour que nous mettions les manèges en place, un point c’est tout ! Ce qu’ils ont fait avant, ou ce qu’ils feront après, ne me regarde pas. Ça te va ?
— Je... je... Enfin, je ne sais pas quoi dire. Tu parles de quel genre d’article, en fait ? Tu sais quoi de ma vie ?
— Attends, on en parlera après ! Simon arrive...
Je vis bien l’étonnement et la gêne de Simon se dessiner sur son visage. Une légère moue effaça son sourire pendant un court instant.
— Oui, c’est bien, mais ça ne me dit pas qui tu es. C’est quoi ton prénom ?
— Euh ! Ben disons... Enfin, comment dire ? Appelle-moi comme tu veux, je m’adapterai, pas de soucis pour moi.
— Ouah, c’est bizarre comme réponse, ça ! Tu es bien mystérieux ! Tu es recherché par le FBI, ou alors par la CIA ? ajouta-t-il en riant à gorge déployée. Alors je vais t’appeler Günther ! Günther-le-teuton ! dit-il en riant à nouveau. Tu es vraiment mystérieux, je ne dis pas que ça m’inquiète, mon frère m’avait prévenu qu’il pouvait y avoir des gars bizarres, mais bon, tu es le premier que je croise aujourd’hui..."
24e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la succession dans une famille princière d’un duché (imaginaire) d’Europe où le seul héritier possible est un enfant né hors mariage et qui se trouve être moine gyrovague sur les routes de France. Frère Boniface va-t-il accepter de rencontre ce père qui l’avait rejeté pour monter à son tour sur le trône à la place d’une de ses demi-sœurs dont le duc régnant conteste la légitimité ?
Innocent Le Bastar
« Le premier crime, celui de Marseille, était malheureusement passé comme presque tous les crimes. Un fait divers comme un autre. On ne parlait pas de crime homophobe. Pas encore, en tous les cas. Moi-même, je ne l'avais pas trop remarqué, si ce n'était cette étrange réaction qui m'avait conduit à l'hôpital. La seconde fois, c'était l'étonnement d'un second crime commis dans les mêmes conditions, mais il passait également comme un crime odieux, ou plutôt comme une réplique faite par une personne qui avait certainement lu le premier petit article dans une colonne de la presse locale lyonnaise. Un abominable recommencement. Ce n'était qu'au moment du crime de Sochaux que les choses changeaient, non seulement pour nous, mais je pense aussi pour tout le monde. Il y avait beaucoup trop de similitudes. Ce qui mettait un point en évidence, c'était ces kilomètres entre les villes touchées, toujours dans les trois cents kilomètres. »
Après un attentat en zone de guerre, un militaire français gay s'installe à Dontreix dans la Creuse.
Un meurtre sordide survenu à Marseille le fait réagir : une indéfinissable intuition le persuade que le tueur figure sur la photo d'un journal.
Alors qu'il essayait de reconstruire sa vie, le voilà bientôt lancé aux trousses d'un insatiable tueur en série...
Un héros atypique et un don énigmatique pour une enquête originale qui vient combattre l'homophobie, des préjugés quotidiens à la haine la plus féroce.
Un mélange des genres surprenant et efficace.
Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...