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lundi 10 novembre 2025

Ji-Ho Mahkah

 

Ji-Ho Mahkah




— On a quoi, là ? dit une voix masculine.
— Accident de la voie publique, ce jeune homme, un mannequin nommé Ji-Ho Mahkah, c’est ce que nous avons vu sur ses papiers, traversait la route quand une voiture l’a renversé. Le chauffard a pris la fuite, laissant cet homme inconscient au beau milieu de la route. Son ami, qui est arrivé quelques secondes après, apeuré, choqué, va arriver, il est allé récupérer sa voiture et devait prendre la route pour nous rejoindre ici. Il ne devrait plus trop tarder.
Tout en me manipulant, sans qu’il ne se rende compte qu’il me faisait très mal, il continua à parler de moi pour en savoir plus.
— Quand vous parlez de son ami, vous voulez dire qu’ils sont ensemble ? Parce que dans le milieu de la mode...
— Ah ! Non, je ne pense pas ! Il m’a dit qu’il avait été son professeur de soutien, puis qu’ils avaient sympathisé, ils devaient se retrouver pour fêter son diplôme.
— Un diplôme de mannequin ?
— Non, il est juriste !
— Oh ! Un mannequin intelligent ! Est-ce possible ? dit-il sarcastiquement. Ça existe réellement ?
— Docteur, dit celui qui avait donné des explications, vous ne connaissez pas Ji-Ho ! Ce mannequin très connu avec des yeux très clairs, d’un vert pâle.
Docteur ! J’étais bien à l’hôpital, peut-être même aux urgences. L’autre homme devait certainement être un pompier, si j’avais été secouru en pleine rue, mais ce que je ne comprenais pas, c’était pourquoi je n’arrivais pas à voir ce qu’il se passait.
— Je dois bien dire que je ne suis pas la mode ! Il est vraiment mal en point, je ne sais même pas par où commencer les soins. On va devoir l’envoyer dans un premier temps en radio, un scanner sera fait afin de faire un premier bilan. Il n’a pas repris connaissance depuis que vous êtes intervenu ?
— Non, et les témoins présents l’ont vu dans cet état-là. Beaucoup l’ont reconnu...
— Désolé, ça ne me dit rien du tout. Ah ! Lysianne, dit-il en appelant quelqu’un, vous connaissez ce blessé ?
J’avais senti sa présence près de moi, elle avait dû me regarder.
— Mon Dieu, mais c’est Ji-Ho ? dit-elle en larmoyant aussitôt. Que lui est-il arrivé ? Cécile ! Cécile, viens voir... s’exclama-t-elle à son tour. C’est Ji-Ho !

45e roman de François-Xavier David. Un jeune juriste, fils unique, mannequin depuis l’âge de 5 ans, aux origines métissées étonnantes et à l’avenir tout tracé, devient la cible et la victime collatérale d’un pervers narcissique déterminé à se venger d’une rupture amoureuse qu’il n’accepte pas.

  • Date de publication ‏ : ‎ 12 octobre 2025
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 569 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806269

vendredi 17 mai 2024

François de La Roche

François de La Roche



Je venais encore une fois de me réveiller, une fois de plus, dans cette petite chaumière que je connaissais parfaitement bien à présent. Étrangement, l’intérieur était toujours le même, la même disposition dans les trois pièces, le même décor parfois plus vieilli, la même luminosité, la même cheminée où crépitait toujours un feu dévorant quelques bûches de bois sec et une fois de plus, je constatai que, si je sortais au-dehors par la seule porte, le paysage avait, comme souvent, changé de tout au tout.
Une fois encore, une fois de plus, j’avais changé de lieu, d’époque aussi certainement, sans jamais savoir si j’avançais dans le temps ou si je revenais sur mes pas...
Le miroir de la chambre, d’une grandeur plus qu’honorable, et laissant me voir plus que de tronc, me permit de constater que, malgré certains changements auxquels je pouvais m’attendre, je ne prenais pas une seule ride. Incroyablement, j’étais toujours le même.
J’appréhendai cette sortie que je devais bien faire à un moment donné de cette nouvelle journée. Je voulais savourer l’instant présent et attendre encore quelques minutes afin de tenter de me remémorer mon passé, pas si lointain pour moi, puisque je n’avais dormi qu’une nuit, mais tellement éloigné de la réalité qui voulait se présenter à moi au-delà de cette porte que je me refusais à franchir dans l’immédiat.
Toujours devant mon reflet, je regardai ma tenue, la même que la veille, ça non plus ça n’avait pas changé. Je me rappelai parfaitement bien comment je m’étais couché avant que je ne rende mon dernier souffle, avant que je ne meure encore une fois.
Je soulevai ce qui me restait de chemise, un lambeau tacheté de sang, une quantité impressionnante avait dû s’écouler de la plaie, mais je constatai toujours avec la même stupéfaction, que la blessure qui avait causé ma mort prématurée, ce coup de couteau violent reçu près du cœur avait totalement disparu, une fois de plus...
Si le sang s’était manifestement répandu en abondance, causant alors ma mort, tout avait encore disparu, pas même une cicatrice que je cherchais du bout du doigt, des doigts, les laissant se frayer un chemin dans la pilosité foisonnante de ma poitrine, mais rien, pas même une légère douleur, même à peine perceptible, comme cette petite sensation de picotement, rien du tout.


35e roman de François-Xavier David où le personnage principal après de multiples vies n’arrive pas à mourir ; pourtant ses morts successives sont très souvent violentes, mais il se réveille toujours âgé de 29 ans, au même endroit, dans le même lit, sous le même plafond, près de la même porte à la même poignée, et une fois dehors, toujours les mêmes marches et le même puits. C’est après ce puits qu’une nouvelle vie recommence pour mourir à nouveau avant de revivre encore. Il traversera alors les siècles jusqu’à connaître enfin l’explication sur ces plus de quatre siècles d’existence.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (21 mars 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 495 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 249480616X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806160


mercredi 19 juillet 2023

Les Roues de la Liberté

 

Les Roues de la Liberté




"Tu n’aimes pas cette fille ?

— Non, Maman, je n’aime pas cette fille ! dis-je énervé qu’elle parle de cela une fois encore.

Maman me dévisagea, elle me regarda, caressa ma main, passa son index dans la mèche rebelle qui recouvrait mon œil gauche, elle voulait voir mes yeux, ces yeux verts qu’elle aimait tant.

J’avais éludé les autres questions qui n’avaient pas vraiment de sens dans notre discussion « Est-ce que j’avais déjà eu une copine ? », « Est-ce que je préfère les blondes aux brunes ? », « Est-ce que je préfèrerais une femme cultivée qui travaillerait à une femme qui le serait beaucoup moins et qui se consacrerait à sa famille ? ». Je n’avais pas envie de répondre à cela, parce que, finalement, il s’agissait des sujets auxquels je n’avais même jamais réfléchi.

— Tu n’aimes pas les filles ?

— Tu serais extrêmement déçue si c’était le cas ?

— Mais pourquoi serais-je déçue ?

— Parce que je préfèrerais les garçons !

— Évidemment que je suis déçue ! Tu te rends compte ? Mon fils est homosexuel !

— Tout de suite des grands mots ! Homosexuel, comme tu y vas là...

— Mais tu aimes un garçon ! Ce n’est pas anodin Fred-Érick. Un garçon ce n’est pas une fille à ce que je sache.

— Mais on n’a rien fait !

— “Vous n’avez rien fait !” Mais alors explique-moi pourquoi ce mot d’Amélie ?

— On est juste de très bons copains, c’est tout !

— C’est tout ?

— Bon, on s’est juste embrassés, mais rien d’autre ! Ce n’est pas un drame, M’man, quand même !

— Si justement c’est un drame !

— Tu me fais mal, arrête Papa ! Arrête ! pleurai-je de douleur.

Il frappait encore et toujours, il ne sentait plus sa force, les coups pleuvaient, j’avais peur, vraiment peur, je n’avais jamais vu mon père aussi en colère. Réussissant à me relever, je me jetai sur lui en sautant à son cou, en pleurs.

— Arrête Papa, arrête ! Tu vas finir par me tuer si tu continues ! Arrête, je t’en supplie...

Il me fallait fuir le plus loin possible, j’avais encore quelques semaines avant d’être majeur, je devais donc faire en sorte de n’être pas repérable pendant ce laps de temps de ce qui était encore appelée “une fugue” puisque mineur. Parce qu’effectivement, c’était bien une fugue. Que pouvais-je faire d’autre ?"



25e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou alors les frappent d’une telle violence que la seule issue pour l’intéressé est de fuir le plus loin possible afin de ne pas mourir sous les coups.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (11 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 361 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806085
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)


Le Panseur de Rhoddin

 

Le Panseur de Rhoddin




"Aujourd’hui, au planning de tes visites, tu vas avoir des soins à apporter sur un très grand brûlé, qui devrait rentrer chez lui pour 9 h 00 tout au plus, après des semaines d’hospitalisation ! annonça Jean-Baptiste l’infirmier responsable de ce cabinet de soins. Rappelle-toi ! C’est ce jeune qui a tenté de s’immoler sur le parking de l’entreprise où il travaillait, je ne sais pas si tu t’en souviens, c’était il y a quelques mois déjà. Les médias en ont parlé pas mal de fois.

— Ah oui ! répondit Thomas, c’est l’autre-là, celui qui a fait la une de la presse locale, et dont on n’a jamais eu vent de son identité. Et alors, il s’appelle comment mon petit poulet rôti ?

— Reste correct quand même, tu veux ? Et est-ce vraiment important ? répondit sèchement Jean-Baptiste assez surpris par les paroles légèrement déplacées de son collègue même s’il savait qu’elles étaient teintées d’humour sarcastique. Tu penses que ça changera la qualité des soins que tu devras lui apporter, si tu connais son nom ?

— Non ! Bien sûr que non, JB, et ne t’emporte pas pour autant, mais à la place réfléchis un peu quand même, avant de répondre méchamment de la sorte. Tu sais bien que je ne suis pas comme ça, et le « mon petit poulet » était plutôt tendre, sans aucun jeu de mots, si tu vois ce que je veux dire. Bon, j’en conviens, « rôti » n’était pas très classe, mais bref, passons, il faut bien, quoi que tu en dises, que je trouve la porte de son logement, si tu veux que je lui fasse ses pansements, et si je ne connais pas son nom, le choix de la sonnette me sera plus que compliqué.

— Oh oui, pardon, je me suis emporté, que suis-je sot ? Göran Rhoddin ! Tiens, dit-il en lui tendant un papier, je t’ai noté son adresse sur une étiquette pour ton dossier, et dans la foulée je t’envoie un double de sa fiche de soins sur ta tablette de suivi, il y a ses coordonnées, et la prescription médicale détaillée par les infirmières du service, où il était en dernier. Alors, il habite... dit Jean-Baptiste en lisant le dossier sur l’écran de son ordinateur portable. Ah oui ! Il loge au 47, place de Carpentras, et pour la probabilité de plusieurs sonnettes, ce sera plus simple, c’est une maison individuelle, tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à choisir entre l’une ou l’autre."


Un nouveau roman de François-Xavier David qui aborde le sujet sensible du bébé médicament au sein d’une famille divorcée avant la naissance du premier enfant dans une famille binationale. 


Lorsque la maladie se présente, le seul recours est un nouvel enfant afin de sauver son aîné. 


Second enfant non désiré au sein d’une famille déchirée... 


Vingt ans plus tard, comment vit cet enfant sauveur ?


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 383 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806030
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


Surtout ne dis rien

 Surtout ne dis rien



« Chérie ! demanda-t-il à Isabelle, sa femme depuis quatre ans, tu connais une dénommée Andrea ? Ou... ou peut-être un certain... Charles, oui Charles, c'est bien ça ! dit-il en lisant une fois de plus le carton. Nous avons reçu, au courrier, un carton d'invitation pour la célébration de leur mariage ! Leur mariage, dis-tu ? répondit Isabelle étonnée, en essuyant son front en sueur d'un revers de la main gauche, son économe en céramique dans la main droite. Fais-moi voir ça, dit-elle en regardant à son tour le petit mot sur le bristol. Non, je ne connais pas, ni d'Andrea ni même de Charles d'ailleurs, toi non plus ? répondit-elle en regardant son époux. Mais Étienne, tu saignes !?» 



Rares sont les secrets qui restent enterrés. 

Étienne reconstruisait paisiblement sa vie avec Isabelle lorsque, après avoir reçu une invitation pour le mariage d'un couple qu'il prétend ne pas connaître, il fait un malaise. 



Les analyses médicales révèlent de nombreuses tumeurs cancéreuses, obstruant sa mémoire, alors que plusieurs zones d'ombre surgissent de son passé. 

Face à cette double tragédie qui la frappe, Isabelle doit mener l'enquête.



Un drame familial doux et moderne.

  • Éditeur ‏ : ‎ Société des Écrivains ; Société des Écrivains édition (28 avril 2017)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 216 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2342152500

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...