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mardi 28 avril 2026

Le Fil Rouge de Timothée

 Le Fil Rouge de Timothée



J’avais eu subitement peur qu’il ait pu arriver quelque chose à mon jumeau. J’avais donc rappelé aussitôt.
— Antonin, c’est Timothée. Désolé, là où j’étais il n’y avait pas de réseau...
— Tim, Papa est mort !
— Quoi ! fondis-je immédiatement en larmes. Mais qu’est-ce que tu racontes, là ? Ce n’est pas possible...
— Papa s’est suicidé ! C’est Romuald et Aurèle qui l’ont trouvé pendu dans la grange.
— Mais je ne comprends pas, pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait cela ?
— Il ne s’en sortait pas, les finances, c’est la merde... Les agriculteurs en chient en ce moment et Papa n’a pas été épargné. Les banques réclament toujours plus, à des taux qui étouffent tout le monde paysan. Il faut que tu viennes, Timothée ! On ne peut pas gérer, nous, ici.
— Je ne peux pas venir, Antonin !
— Mais putain, Timothée, laisse de côté toutes tes rancœurs, c’est notre père quand même.
— Ça n’a rien à voir avec ça, Antonin, je ne peux pas, c’est tout, c’est comme ça !
…/…
J’étais sur le point de me lever quand je vis apparaître, dans l’entrebâillement de la porte entre salle et entrée, Antonin, mon dernier frère qui n’était visiblement pas au courant de mon état.
— Tim ! Mon Dieu, mais qu’est-ce qu’il t’arrive ? se mit-il à pleurer instantanément en me voyant.
Son visage, plutôt austère à première vue, avait changé de tout au tout en m’apercevant.
— Antonin ! Non, ne me regarde pas comme ça ! C’est déjà suffisamment difficile pour moi...



47e roman de François-Xavier David. De retour en Bretagne après des années d’études à Paris, Timothée Harscouët, jeune professeur des écoles, croit entamer une vie simple et ordinaire. Mais une maladie inattendue vient fissurer cette apparente stabilité. Isolé, silencieux, il cache son combat à tous jusqu’à ce qu’un drame familial bouleverse son existence : la mort de son père, que l’on croit d’abord suicidé. À mesure que l’enquête avance, les secrets s’effritent : derrière le nom Harscouët se dissimule une lignée noble oubliée, des lettres patentes royales, et une vérité qui redéfinit tout. Timothée découvre que son prénom n’est pas un hasard : il est le fil rouge d’une histoire ancienne, celle d’une famille où seuls les fils nommés Timothée héritent du titre de comte. Entre maladie, soli-tude et révélation, ce roman explore la fracture intime et la réconciliation avec soi-même, dans une Bretagne où les ombres du passé se mêlent à la lumière du présent.



  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 avril 2026
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 651 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806283
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,07 Kilograms
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 15 - 17 ans
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.73 x 22.86 cm
  • Disponible en version papier ou Kindle sur Amazon.
       
    Merci à @madame_spaghetti

mardi 13 janvier 2026

Duc

Duc



Camors, en Bretagne :
— Je suis désolé, sincèrement, Amaury ! Désolé, et je vais continuer à vous appeler par votre prénom, mais désolé aussi parce que les choses ne sont plus vraiment les mêmes. Ce que vous m’avez dit ne peut pas rester sous silence. Vous ne m’auriez pas dit que vous étiez noble, cela n’aurait rien changé, vous êtes majeur, dès 25 ans, un homme peut se marier sans le consentement de son père...
— Mais ça tombe bien, j’en ai 29...
— Mais vous êtes noble, et c’est là que les choses changent. Je ne peux pas vous marier sans l’accord écrit de votre père, le duc Gréhaumont de La Page du Soufflet. De plus, il faut votre acte de baptême, mais aussi un écrit du prêtre de la commune où vous êtes inscrit dans les registres, qui prouve que les bans ont été publiés.
— Mais mon père, c’est à l’autre bout de la France.
…/…
Cazouls, dans l’Hérault :
— Je suis le père François Ginest, vous vouliez absolument voir mon regretté prédécesseur ?
— Pas spécialement, non ! Je dois voir le prêtre de la paroisse, c’est tout ! Pardonnez-moi, je ne me suis pas présenté, et vous ne me connaissez pas...
— Je ne vous connais pas, certes, mais votre visage ne m’est pas inconnu.
— Vous connaissez probablement ma famille, je suis Amaury de Gréhaumont de La Page du Soufflet, le fils de monsieur le duc !
Il devint plus blême encore que Garance l’eût été une heure ou deux auparavant.
— Mes plus sincères condoléances, monsieur le duc, je ne savais pas !
— Condoléances ? Je pense que vous vous trompez, le duc, c’est mon père !
— Oh ! Alors vous n’êtes pas au courant ! Il est vrai que vous n’étiez pas présent à l’inhumation, mais monsieur le duc, votre père, est décédé !

46e roman de François-Xavier David, où l’on découvre la vie bouleversante d’un jeune médecin, né comte, qui, après avoir fuit le château de son père, le duc, peu de temps après avoir découvert l’inimaginable, doit revenir après deux années d’absence avant d’apprendre le cataclysme familial, décès, condamnations, mensonges, le tout basé sur une sordide histoire d’héritage et de jalousie.


  • Éditeur ‏ : ‎ Afnil
  • Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 607 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806276


mercredi 30 juillet 2025

Je ne voulais pas cela

 Je ne voulais pas cela



— Tu as fugué, c’est ça ? demanda alors l’autre flic un peu plus âgé que le premier qui m’avait déjà adressé la parole.
Ça y était, le mot avait été prononcé, il avait dit 
“fugué”. Devais-je confirmer ? Je réalisais alors que vu que j’avais demandé à être placé dans un foyer, ou dans une famille d’accueil, c’était forcément parce que j’étais parti sans rien dire.
Les deux policiers regardèrent un peu partout afin d’essayer de trouver quelqu’un qui chercherait après moi, une mauvaise blague que je leur jouerais, mais non, ils ne virent personne. Le plus âgé me fit signe de les suivre, il nous conduisit jusqu’à la voiture garée non loin de là et depuis l’intérieur, il actionna la radio avant d’entrer en communication avec une autre personne. .../...
— Oui, n’hésite surtout pas à dire tout ce que tu as sur le cœur, mais ne dis rien de méchant. Même si tu penses des choses qui peuvent éventuellement te soulager, évite de les dire. Les critiques n’arrangent rien, je t’assure !
— Est-ce que ça veut dire que je dois dire que c’est quelqu’un de très gentil et que c’est pour cette raison-là que je suis parti ?
— Bien sûr que non, Ulysse, mais il te faut être sincère.
— Alors je dois aussi dire, ajoutai-je en pleurant, qu’il m’a fait des choses que je sais interdites à mon âge, même avant mon âge... Quand ma mère partait dans les étages, il en profitait.
Il avait ouvert très grand les yeux et il était devenu pâle.
— Ulysse ! Ne me dis pas qu’il a abusé de toi ! Il n’a pas fait ça !
J’avais baissé les yeux, j’étais debout, devant lui, dans le couloir alors que je vis arriver madame Cuvelier.



44e roman de François-Xavier David. Un enfant, laissé de côté par une mère démissionnaire sous emprise et un père incestueux, décide, à 13 ans ½ de prendre sa vie en main. Il fugue en quittant Paris par le train et se retrouve à Rennes où il veut débuter une nouvelle vie, sa vie. En quête d’une nouvelle famille, il sera poursuivi et rattrapé par son passé.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 juillet 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 629 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806252
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.61 x 22.86 cm

mercredi 2 avril 2025

Llywellyn Singuelier, ou la Naissance d'un Monstre

Llywellyn Singuelier, 

ou la Naissance d'un Monstre


*



Je souffrais, c’était vrai, mais je devais me tenir tête, tenir tête à moi-même, être conscient que j’étais allé beaucoup trop loin. Mais dans l’immédiat, je n’y arrivais pas.
J’étais là, allongé sur mon lit, à regarder le plafond de ma chambre. En arrivant ici, dans cette maison, la veille de partir à Rennes pour l’école de photographie, j’avais dit à Papa que j’aurais aimé que ce plafond revête une couleur bleutée, d’un bleu azur, afin que mon regard soit porté vers la rêverie. J’avais envie de voyager, j’avais envie de penser à l’ailleurs, sans bouger, en restant allongé sur le matelas douillet de mon lit.
J’avais entendu les pas de Maman monter les escaliers et venir juste devant ma porte. Elle avait frappé tout contre, je n’avais pas répondu. Elle avait tenté de tourner la poignée, mais bien sûr, fermée à clef, la porte resta close.
J’avais laissé ses paroles s’échouer dans le néant de mes pensées, et sans donner la moindre réponse. J’avais tourné la tête vers la fenêtre et je regardais au dehors. J’étais en colère. Oh ! Je n’étais pas vraiment en colère contre Maman ou Papa, ça, ça arrive dans toutes familles, et puis j’avais des parents. N’était-ce pas déjà quelque chose de merveilleux ?
J’étais juste en colère contre cette femme qui m’avait abandonné à sa sœur, et contre cette sœur qui m’avait abandonné dans le hall d’une grande gare de la capitale, seul, démuni, perdu...
J’étais en colère contre elles deux qui, du fait de leur inconscience et de leur choix irraisonné, m’avaient occasionné tant et tant de difficultés pendant toutes ces années. Je devais impérativement me changer les idées, je devais oublier tout cela, je devais ne plus penser à elles, je devais... je devais agir, je devais arrêter tout ça.




42e roman de François-Xavier David, où il aborde le sujet de l’abandon, de l’adoption, de la recherche des origines familiales, et la recherche d’appartenance à une famille par le patronyme. Le personnage principal se retrouve avec un nom que personne ne porte, ce qui lui occasionne des angoisses récurrentes au point de fuir la réalité avant de se résoudre à vouloir vivre ce qu’il est, un jeune homme sans origine.


  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (24 mars 2025)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 465 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806238

lundi 8 janvier 2024

GuS - Noyade à Brocéliande

 

GuS


Noyade à Brocéliande



GuS Tome 3

— GuS, il faut que nous parlions un petit moment ! dis-je en rentrant.

— GuS a-t-il fait quelque chose de mal ?

— Non, pas du tout, c’est Pelletier, il y a une nouvelle enquête et il voudrait que tu viennes nous apporter ton aide.

— D’accord ! GuS prend ses lunettes et Gibus et il arrive.

— GuS, c’est pour demain, je ne t’ai pas dit tout de suite.

— D’accord ! Alors, pourquoi en parler dans ce cas-là ? Justin a-t-il le dossier avec lui ?

— Non, pas du tout, mais j’en connais les grands points. Dis-moi, GuS...

— D’accord, Justin !

— Ne m’interromps pas, tu veux bien ?

— D’accord !

— GuS, qu’est-ce qu’une drag-queen ?

— GuS n’aime pas les anglicismes.

— Je sais ça, GuS, mais je n’ai pas trouvé son remplacement en français.

— Selon Le Robert, il est précisé qu’il s’agit d’un travesti masculin très maquillé et vêtu de manière recherchée et exubérante, généralement dans le cadre d’un spectacle. Mais GuS comprend que cet anglicisme est plus court, Justin peut donc continuer à le citer.

— Tu es trop aimable, GuS !

— GuS sait ça ! Mais pourquoi Justin me parle de ces personnes ? Est-ce que l’enquête est en rapport avec elles ?

— Effectivement, des personnes, je vais dire ça si tu préfères, ont disparu après avoir reçu des menaces, cependant, nous n’avons pas retrouvé de cadavres. On ne sait pas s’il y a des crimes derrière tout ça, mais Pelletier aimerait que tu apportes ton aide dans l’enquête. Tu as déjà vu des drag-queens ?

— D’accord, sur Internet, dans des vidéos. Ce sont des personnes très amusantes.

— Oui, si tu veux ! Tu sais que ces personnes sont des homosexuelles ?

— C’est faux ! GuS a lu et vu que tous les genres sont possibles tout comme toutes les orientations sexuelles, mais il est vrai que l’on peut dire qu’il y a une majorité d’homosexuels, mais cela n’a jamais été un critère qu’il faut retenir pour les définir.

— Bien, tu sembles bien être informé.

— Comme à chaque fois que GuS découvre un nouveau sujet, il veut savoir tout sur tout.

— Et tu serais d’accord de les rencontrer ?

— Pourquoi ?

— GuS, ce sera une enquête...

— Alors d’accord, si GuS n’est pas obligé d’avoir un coït avec elles, l’amour c’est sale.

32e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci une enquête sur la disparition de deux drag-queens à Rennes. Toujours embrumé par ses entités envahissantes, GuS se voit confier l’enquête sur l’assassinat de deux jeunes homosexuels du monde de la nuit. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un collègue, GuS va devoir se rendre à Paris afin de continuer l’enquête.




  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 677 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806115
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (2023)

mardi 17 octobre 2023

Un certain Jonathan

Un certain Jonathan




Au bout de quelque deux heures à vive allure, j’arrivai enfin en bord de mer, la première sortie visible au hasard fut la bonne. Il était très tard et surtout, il n’y avait personne sur la plage, pas un chat, même au loin. J’avais envie de taquiner le sable, et pourquoi pas, les quelques vaguelettes venant s’échouer les unes après les autres à quelques dizaines de centimètres de mes pieds. Une fois déchaussé, je m’aperçus, avec un certain étonnement, que le sable avait gardé une tiédeur agréable. Je m’allongeai de tout mon long, après avoir retiré toutes mes fringues, ne gardant sur moi qu’un boxer Calvin Klein™ blanc et noir. Dans un court mais intense moment de folie douce, identique à celle d’un jeune chien se roulant dans l’herbe grasse, je me roulai dans le sable sec, espérant que ma peau s’imprègnerait enfin de cette chaude odeur marine, faisant repenser, ainsi, aux vacances à la mer de mes souvenirs d’enfance. J’avais envie de rester là, toute la nuit durant, sur la grève, doucement bercé par le flux et le reflux des vagues, la légère bise qui les accompagnait, et ce petit rien qui faisait que je ne voulais plus partir d’ici, au moins pour quelque temps encore. J’y étais bien ! Trop bien peut-être pour que ça continue ainsi. Après une bonne demi-heure à rêvasser, à ne réfléchir à rien, laissant monter mes pensées vers les rares nuages visibles pour finir par se noyer dans les flots, fusionnant avec un horizon à peine délimité, j’aperçus une ombre au haut de la dune derrière moi, celle que j’avais dévalée en arrivant, et qu’éclairait maintenant une légère lune rousse. Guettant anxieusement sa prochaine avancée vers la rive, je m’aperçus qu’il s’agissait d’une silhouette masculine qui, me voyant allongé sur le sable, fit rapidement demi-tour pour s’enfuir en courant. 

.../... Nous étions tous les deux, assis l’un à côté de l’autre, au-devant d’un bolide qui roulait, à vive allure, vers Toulouse, à nous chercher, sans trop vouloir faire un pas l’un vers l’autre. Nous étions maintenant à environ une heure de la ville rose, quand Tamatea me demanda de bien vouloir faire un arrêt à l’aire de repos suivante. Le temps passa inlassablement sans que je ne voie revenir mon Apollon du Pacifique sud. Au bout d’une trentaine de minutes, sa douche comprise, je sortis de la voiture, enfilai mon jean blanc à même la peau, sans mon boxer que je laissai sur le tapis de sol conducteur, et allai vers le bâtiment des toilettes à deux pas du parking. Personne, pas âme qui vive. Tamatea n’avait laissé aucune trace, son sac avait lui aussi disparu, et par la chaleur ambiante de ce début d’été, et les nuits relativement chaudes, les traces de ses pieds trempés avaient déjà séché depuis longtemps, même l’eau du brumisateur avait également séché sur le sol agréablement tiède sous mes pieds nus. Je tombai à genou dans l’herbe, désemparé, pétri de désespoir. Seul ! Il était maintenant évident que celui que j’avais si rapidement aimé, s’était bel et bien volatilisé.


27e roman de François-Xavier David qui aborde une fois encore la dure réalité des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui se retrouvent rejetés dans le meilleur des cas. Un jeune espoir de la chanson devenu vite une grande star nationale, se retrouve mêlé à une tentative d’assassinat supposée et surtout d’une disparition inquiétante. La recherche d’une vérité est le fil rouge de cette intrigue.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (9 août 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 343 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806047

mercredi 19 juillet 2023

Les Roues de la Liberté

 

Les Roues de la Liberté




"Tu n’aimes pas cette fille ?

— Non, Maman, je n’aime pas cette fille ! dis-je énervé qu’elle parle de cela une fois encore.

Maman me dévisagea, elle me regarda, caressa ma main, passa son index dans la mèche rebelle qui recouvrait mon œil gauche, elle voulait voir mes yeux, ces yeux verts qu’elle aimait tant.

J’avais éludé les autres questions qui n’avaient pas vraiment de sens dans notre discussion « Est-ce que j’avais déjà eu une copine ? », « Est-ce que je préfère les blondes aux brunes ? », « Est-ce que je préfèrerais une femme cultivée qui travaillerait à une femme qui le serait beaucoup moins et qui se consacrerait à sa famille ? ». Je n’avais pas envie de répondre à cela, parce que, finalement, il s’agissait des sujets auxquels je n’avais même jamais réfléchi.

— Tu n’aimes pas les filles ?

— Tu serais extrêmement déçue si c’était le cas ?

— Mais pourquoi serais-je déçue ?

— Parce que je préfèrerais les garçons !

— Évidemment que je suis déçue ! Tu te rends compte ? Mon fils est homosexuel !

— Tout de suite des grands mots ! Homosexuel, comme tu y vas là...

— Mais tu aimes un garçon ! Ce n’est pas anodin Fred-Érick. Un garçon ce n’est pas une fille à ce que je sache.

— Mais on n’a rien fait !

— “Vous n’avez rien fait !” Mais alors explique-moi pourquoi ce mot d’Amélie ?

— On est juste de très bons copains, c’est tout !

— C’est tout ?

— Bon, on s’est juste embrassés, mais rien d’autre ! Ce n’est pas un drame, M’man, quand même !

— Si justement c’est un drame !

— Tu me fais mal, arrête Papa ! Arrête ! pleurai-je de douleur.

Il frappait encore et toujours, il ne sentait plus sa force, les coups pleuvaient, j’avais peur, vraiment peur, je n’avais jamais vu mon père aussi en colère. Réussissant à me relever, je me jetai sur lui en sautant à son cou, en pleurs.

— Arrête Papa, arrête ! Tu vas finir par me tuer si tu continues ! Arrête, je t’en supplie...

Il me fallait fuir le plus loin possible, j’avais encore quelques semaines avant d’être majeur, je devais donc faire en sorte de n’être pas repérable pendant ce laps de temps de ce qui était encore appelée “une fugue” puisque mineur. Parce qu’effectivement, c’était bien une fugue. Que pouvais-je faire d’autre ?"



25e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou alors les frappent d’une telle violence que la seule issue pour l’intéressé est de fuir le plus loin possible afin de ne pas mourir sous les coups.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (11 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 361 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806085
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)


Jan Cocheril dans la Tourmente

 

Jan Cocheril dans la Tourmente


Saga Jan Cocheril, tome VII


"Ce monsieur ? Mon souteneur, ouais ! Non seulement c’est mon maquereau, mais en plus, c’est mon cousin !

— Mais attendez ! dis-je consterné. Vous vous livrez à la prostitution en dehors d’une maison de tolérance ? Vous savez que depuis 1793, depuis le 13 vendémiaire de l’an II pour être exact, il est interdit de s’adonner à ce genre de pratique dans l’espace public ?

— Mais non, dit la femme, on arrive de Paris, mais... Enfin, je voulais m’installer par ici, Paris, j’en ai soufflé, c’est bon, j’suis d’par ici moi, mais y n’voulait pas, alors j’suis partie, mais il m’a rattrapée juste ici...

— Je ne comprends pas vraiment...dis-je un peu perdu. Vous êtes d’où ?

— Ma famille est d’Cancale, mais j’vais pas aller là-bas, j’préfère Saint-Malo, y’a plus de passages avec les marins...

— Mais vous savez que vous devez obligatoirement être dans une maison pour ça ! .../... Mais vous êtes ensemble tous les deux ? Vous m’avez pourtant dit que vous étiez cousins, non ?

— Ouais et alors ? répondit le Théo en question. C’est ma cousine, pas ma sœur ! Et puis, ça reste en famille... se mit-il à rire. C’qu’elle a entre les cuisses, c’est la même chose chez une autre femme, qu’elle soit de passage, ou ma cousine, ou encore ma sœur !

— Vous êtes écœurant... Et quel est votre nom, Théo je crois ? Théo comment ?

— Thévenot, Théophile Thévenot.

Je notai scrupuleusement tout ce qu’il me disait dans mon calepin que j’avais ôté de ma besace après avoir remis mon sabre au fourreau.

— Et vous, mademoiselle Thévenot, votre prénom ?

— Julie, mais j’suis pas une Thévenot, j’suis la cousine.../... Tessier ! Julie Tessier...

— Tessier ? Et vous êtes de Cancale, c’est bien ce que vous m’avez dit ?

— Ouais, enfin, ma mère est de Cancale, mais nous en fait, les Tessier, on est du Havre, mais mon père était venu ici pour voir son frère aîné, Gilles Tessier, et il a rencontré ma mère, la Clotilde Jamme qu’était une amie de la femme de mon oncle, Anne j’crois qu’elle s’appelle... Mes parents se sont mariés et ils sont repartis à Paris. Enfin, Albert, mon frère aîné est né au Havre, moi à Paris, et mon autre frère aussi, lui c’est Philibert.

Je la regardai avec insistance, ce pouvait-il que cette fille de joie soit une cousine germaine de notre Gilles ?"



Jan Cocheril, capitaine de la Gendarmerie est à Saint-Malo depuis plus de trois ans à présent. Jan est confronté à une famille de criminels qui s’adonne également à la prostitution sauvage pourtant réglementée par le Premier consul. Servan du Rocher ordonne que Gilles Tessier soit le seul à mener cette enquête avec une interdiction formelle de l’aider. Gilles arrivera-t-il à conduire sa famille devant les juges ou les aidera-t-il à s’en sortir ?



Après la parution du 6e tome de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le 7e volume dans la chronologie de la fabuleuse histoire de ce jeune officier, ancien paysan de Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons pour devenir l’excellent homme que son mentor voulait voir en lui.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (15 janvier 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 575 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428457

Jan Cocheril : capitaine de l'an VIII

 

Jan Cocheril : capitaine de l'an VIII


Saga Jan Cocheril, tome IV



«  Jan, je t’interdis...

—  Non, Servan, je ne suis plus l’élève à l’école de la Maréchaussée. Je suis officier, capitaine de la Gendarmerie.

—  Et grâce à qui, Jan ?

—  Mais à moi, Servan, à moi et à tout le travail que j’ai fourni à l’école et encore toutes ces années. N’ai-je pas toujours été exemplaire, n’ai-je pas toujours obéi à vos ordres ? Servan, je vous ai écouté, je vous ai obéi, j’ai tout sacrifié afin que vous obteniez ce que vous vouliez, votre poulain, votre affectation, le pouvoir que vous vouliez ! Ai-je le droit à un peu de resp...

—  Jan, attention à ce que tu vas dire, parce que le respect, envers toi, j’en ai toujours eu, j’en veux pour preuve que je ne pouvais pas répondre à ta question, tu m’as interdit de te parler de ça !

—  Parce que ce que tu as obtenu de ma mutation à Paris, c’est encore et toujours en rapport avec la loge ? La Grande Loge ?

—  Tu veux vraiment savoir ? Tu m’y autorises à présent ?

—  S’il te plait, oui !

—  Je monte en grade au sein de la Loge si tu fais ton année à Paris, si tu mets en place ce qui est prévu, si tu secondes Radet, avant que le nouvel Inspecteur général prenne place en 1801.

—  On se retrouve comme à l’école ? Si j’échoue, tu perds tout.

—  Jan ! intervint Constance. Ce n’est pas un jeu...

—  Pourquoi, Constance ? dis-je sèchement. Vous imaginez qu’à l’école ce fut un jeu pour moi ? Fausse-couche de Mathilde, notre séparation pendant un an, mon mois en cellule, votre époux m’a frappé, et pas que Servan d’ailleurs, j’ai subi plus que tous les autres. Ce n’était vraiment pas une partie de plaisir. Alors non, ce n’est pas un jeu, ni ce que je vais certainement vivre à Paris, je ne prends pas ça à la légère. Je veux juste connaître les raisons de mon envoi là-bas et ce que je dois faire pour que vous obteniez ce que vous convoitez. Mais si cela avait été un jeu, j’aurais demandé les règles, mais là, ce n’en est pas un et je demande juste ce que je dois faire et pourquoi, ce n’est pourtant pas sorcier ? »

 


Jan Cocheril, capitaine de la Gendarmerie est muté à Paris, seul et pour une année afin de mettre en place la nouvelle Inspection générale de la Gendarmerie décidée par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. Il part pour l’inconnu, il doit tout préparer, mais il est confronté, avant même sa prise de fonction, à une série de faits criminels qui va l’obliger à mener une enquête afin de trouver tous les coupables.


Après la parution du 3 e tome de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le 4e volume de la chronologie de la fabuleuse histoire de cet ancien jeune paysan, fils aîné d’un père, marin dans la Royale de Louis XVI, qui a péri en mer en 1781 au large des Antilles, toujours en quête d’un avenir meilleur pour lui et sa famille.



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (23 novembre 2022)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 603 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428433
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Insta : la_petite_fee_spaghetti)

Nous irons ensemble

 

Nous irons ensemble




1914-1918 : 

Julien Guibal est séminariste à Toulouse quand il demande à rejoindre le front afin d'apporter un soutien moral et spirituel aux blessés des hôpitaux au front de l'est de la France.

Il y fait la connaissance de Lior, de confession juive non pratiquant. Une forte amitié prend naissance.

Au terme de la guerre, Lior écrit à son ami Julien afin de garder ce lien précieux.

Après plusieurs échanges épistolaires, l'amitié prend une autre forme d'amitié.

Roman épistolaire

Broché : 520 pages. ISBN : 978-2342016109 




Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...