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mardi 13 janvier 2026

Duc

Duc



Camors, en Bretagne :
— Je suis désolé, sincèrement, Amaury ! Désolé, et je vais continuer à vous appeler par votre prénom, mais désolé aussi parce que les choses ne sont plus vraiment les mêmes. Ce que vous m’avez dit ne peut pas rester sous silence. Vous ne m’auriez pas dit que vous étiez noble, cela n’aurait rien changé, vous êtes majeur, dès 25 ans, un homme peut se marier sans le consentement de son père...
— Mais ça tombe bien, j’en ai 29...
— Mais vous êtes noble, et c’est là que les choses changent. Je ne peux pas vous marier sans l’accord écrit de votre père, le duc Gréhaumont de La Page du Soufflet. De plus, il faut votre acte de baptême, mais aussi un écrit du prêtre de la commune où vous êtes inscrit dans les registres, qui prouve que les bans ont été publiés.
— Mais mon père, c’est à l’autre bout de la France.
…/…
Cazouls, dans l’Hérault :
— Je suis le père François Ginest, vous vouliez absolument voir mon regretté prédécesseur ?
— Pas spécialement, non ! Je dois voir le prêtre de la paroisse, c’est tout ! Pardonnez-moi, je ne me suis pas présenté, et vous ne me connaissez pas...
— Je ne vous connais pas, certes, mais votre visage ne m’est pas inconnu.
— Vous connaissez probablement ma famille, je suis Amaury de Gréhaumont de La Page du Soufflet, le fils de monsieur le duc !
Il devint plus blême encore que Garance l’eût été une heure ou deux auparavant.
— Mes plus sincères condoléances, monsieur le duc, je ne savais pas !
— Condoléances ? Je pense que vous vous trompez, le duc, c’est mon père !
— Oh ! Alors vous n’êtes pas au courant ! Il est vrai que vous n’étiez pas présent à l’inhumation, mais monsieur le duc, votre père, est décédé !

46e roman de François-Xavier David, où l’on découvre la vie bouleversante d’un jeune médecin, né comte, qui, après avoir fuit le château de son père, le duc, peu de temps après avoir découvert l’inimaginable, doit revenir après deux années d’absence avant d’apprendre le cataclysme familial, décès, condamnations, mensonges, le tout basé sur une sordide histoire d’héritage et de jalousie.


  • Éditeur ‏ : ‎ Afnil
  • Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 607 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806276


dimanche 9 mars 2025

Il nous a volé notre enfance

Il nous a volé notre enfance




Grégory, très grand prématuré, est né le 1er octobre 1969 au lieu du jour de la Noël. Officiellement il est né à Granville, même s’il a vu le jour à Bréhal, dans le cabinet médical. Mort à la naissance, il a été réanimé, il a subi une exsanguinotransfusion, puis après de nombreux mois à pédiatrie, des soins, des attentes, des évaluations, il est venu chez nous en juin 1970.


Notre père ne nous a pas annoncé sa venue au monde, il a juste dit “il aurait mieux fait de crever !”


Grégory était autiste de Kanner, sourd, muet, c’est ce qui avait été déclaré quelques mois après son retour. Nous avons été fusionnels, plus encore que des jumeaux. Nous nous aimions, nous nous adorions, nous nous comprenions, nous avions besoin l’un de l’autre, nous étions complémentaires, un regard, un contact, un sourire, un rien nous suffisait pour redonner l’énergie de vivre sans l’autre.


Mon père détestait son fils d’une haine féroce, j’adorais mon petit frère d’un amour sans limite.


“Je suis désolé, mais votre frère Grégory est décédé hier soir !”


3 juin 2024, à 9 h 48, on vient de m’annoncer que mon petit frère Grégory est mort.



41e livre de François-Xavier David, premier récit où il aborde avec sincérité, vérité, sans romancer un seul instant les faits. Tout est réel, tout est étayé par des témoignages des membres de la famille, des amis, des proches qui n’ont jamais voulu relater les faits du vivant de ce père.
Il a besoin de crier la vérité, de dire ce qu’était sa vie, mais aussi celle de ce frère tant aimé, cette vie qu’on lui a dit de vivre, ordonné même, loin de ce frère tant aimé.


  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 465 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806214
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 14 - 18 ans
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 780 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 2.67 x 22.86 cm

vendredi 17 mai 2024

François de La Roche

François de La Roche



Je venais encore une fois de me réveiller, une fois de plus, dans cette petite chaumière que je connaissais parfaitement bien à présent. Étrangement, l’intérieur était toujours le même, la même disposition dans les trois pièces, le même décor parfois plus vieilli, la même luminosité, la même cheminée où crépitait toujours un feu dévorant quelques bûches de bois sec et une fois de plus, je constatai que, si je sortais au-dehors par la seule porte, le paysage avait, comme souvent, changé de tout au tout.
Une fois encore, une fois de plus, j’avais changé de lieu, d’époque aussi certainement, sans jamais savoir si j’avançais dans le temps ou si je revenais sur mes pas...
Le miroir de la chambre, d’une grandeur plus qu’honorable, et laissant me voir plus que de tronc, me permit de constater que, malgré certains changements auxquels je pouvais m’attendre, je ne prenais pas une seule ride. Incroyablement, j’étais toujours le même.
J’appréhendai cette sortie que je devais bien faire à un moment donné de cette nouvelle journée. Je voulais savourer l’instant présent et attendre encore quelques minutes afin de tenter de me remémorer mon passé, pas si lointain pour moi, puisque je n’avais dormi qu’une nuit, mais tellement éloigné de la réalité qui voulait se présenter à moi au-delà de cette porte que je me refusais à franchir dans l’immédiat.
Toujours devant mon reflet, je regardai ma tenue, la même que la veille, ça non plus ça n’avait pas changé. Je me rappelai parfaitement bien comment je m’étais couché avant que je ne rende mon dernier souffle, avant que je ne meure encore une fois.
Je soulevai ce qui me restait de chemise, un lambeau tacheté de sang, une quantité impressionnante avait dû s’écouler de la plaie, mais je constatai toujours avec la même stupéfaction, que la blessure qui avait causé ma mort prématurée, ce coup de couteau violent reçu près du cœur avait totalement disparu, une fois de plus...
Si le sang s’était manifestement répandu en abondance, causant alors ma mort, tout avait encore disparu, pas même une cicatrice que je cherchais du bout du doigt, des doigts, les laissant se frayer un chemin dans la pilosité foisonnante de ma poitrine, mais rien, pas même une légère douleur, même à peine perceptible, comme cette petite sensation de picotement, rien du tout.


35e roman de François-Xavier David où le personnage principal après de multiples vies n’arrive pas à mourir ; pourtant ses morts successives sont très souvent violentes, mais il se réveille toujours âgé de 29 ans, au même endroit, dans le même lit, sous le même plafond, près de la même porte à la même poignée, et une fois dehors, toujours les mêmes marches et le même puits. C’est après ce puits qu’une nouvelle vie recommence pour mourir à nouveau avant de revivre encore. Il traversera alors les siècles jusqu’à connaître enfin l’explication sur ces plus de quatre siècles d’existence.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (21 mars 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 495 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 249480616X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806160


Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...