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samedi 29 août 2026

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

 

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe



J’avais machinalement levé l’index.
— Oui ! Je vous écoute !
— Mathis Jézéquel, je viens de Rennes où j’ai obtenu mon bac général, au lycée Jean Macé de Rennes !
— Oh ! Très bon établissement, et bien connu pour son excellence ! Jézéquel, j’avais déjà l’information. Si je ne me trompe pas, nous avons déjà un maître de stage, vous l’aurez pour les trois années. Vu que vous êtes de Rennes et que vous ne rentrerez sûrement pas tous les weekends, nous nous sommes permis de chercher quelqu’un pour vous. C’est un ancien professeur d’ici.
— Je pensais que je devais le chercher moi-même !
— C’est quelqu’un de très bien, je vous assure !
— D’accord ! dis-je assez désappointé qu’on ait déjà décidé de mon avenir pour moi.
— Je vous sens déçu ! Est-ce que je me trompe ?
— Je ne sais pas, Monsieur ! Je ne sais pas !
— Mais si ça peut vous aider à accepter plus facilement notre décision, sachez qu’il a sa boutique à Rennes.
— À Rennes ! dis-je surpris et heureux à la fois. Mais je ne comprends pas, vous veniez de dire que je ne rentrerais certainement pas tous les weekends là-bas, et là, vous me proposez malgré tout une boutique à Rennes.
— On en reparle après, si vous voulez bien !
J’avais dû faire une mine qui avait sûrement dévoilé ma réelle impatience.
— Vous ne serez pas obligé de rentrer chez vous, enfin, je sais que vous comprenez ce dont je parle, parce que votre tuteur peut vous loger sur place. Il a un appartement à l’étage de sa boutique qu’il voudrait mettre à votre disposition. Je ne vous cache pas que ça l’arrange, il n’aime pas le laisser inoccupé !
— Que dois-je comprendre là-dedans, Monsieur ? Il me prend comme apprenti, ou comme gardien pour son appartement !
— Et moi, que dois-je comprendre, jeune homme, que cela ne vous convient pas ?

48e roman de François-Xavier David. Un enfant abandonné dès la naissance grandit dans un foyer avec l’espoir de n’être jamais adopté. À l’âge de rejoindre le lycée, par passion, il choisit de devenir fleuriste. Arrive alors le premier stage en entreprise où tout ce qu’il avait mis en place afin de ne jamais s’attacher à personne s’effondre. Azel Coadou, son mentor, le prend sous son aile...

  • Éditeur ‏ : ‎ Afnil
  • Date de publication ‏ : ‎ 29 août 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 649 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806290
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,07 Kg

mardi 28 avril 2026

Le Fil Rouge de Timothée

 Le Fil Rouge de Timothée



J’avais eu subitement peur qu’il ait pu arriver quelque chose à mon jumeau. J’avais donc rappelé aussitôt.
— Antonin, c’est Timothée. Désolé, là où j’étais il n’y avait pas de réseau...
— Tim, Papa est mort !
— Quoi ! fondis-je immédiatement en larmes. Mais qu’est-ce que tu racontes, là ? Ce n’est pas possible...
— Papa s’est suicidé ! C’est Romuald et Aurèle qui l’ont trouvé pendu dans la grange.
— Mais je ne comprends pas, pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait cela ?
— Il ne s’en sortait pas, les finances, c’est la merde... Les agriculteurs en chient en ce moment et Papa n’a pas été épargné. Les banques réclament toujours plus, à des taux qui étouffent tout le monde paysan. Il faut que tu viennes, Timothée ! On ne peut pas gérer, nous, ici.
— Je ne peux pas venir, Antonin !
— Mais putain, Timothée, laisse de côté toutes tes rancœurs, c’est notre père quand même.
— Ça n’a rien à voir avec ça, Antonin, je ne peux pas, c’est tout, c’est comme ça !
…/…
J’étais sur le point de me lever quand je vis apparaître, dans l’entrebâillement de la porte entre salle et entrée, Antonin, mon dernier frère qui n’était visiblement pas au courant de mon état.
— Tim ! Mon Dieu, mais qu’est-ce qu’il t’arrive ? se mit-il à pleurer instantanément en me voyant.
Son visage, plutôt austère à première vue, avait changé de tout au tout en m’apercevant.
— Antonin ! Non, ne me regarde pas comme ça ! C’est déjà suffisamment difficile pour moi...



47e roman de François-Xavier David. De retour en Bretagne après des années d’études à Paris, Timothée Harscouët, jeune professeur des écoles, croit entamer une vie simple et ordinaire. Mais une maladie inattendue vient fissurer cette apparente stabilité. Isolé, silencieux, il cache son combat à tous jusqu’à ce qu’un drame familial bouleverse son existence : la mort de son père, que l’on croit d’abord suicidé. À mesure que l’enquête avance, les secrets s’effritent : derrière le nom Harscouët se dissimule une lignée noble oubliée, des lettres patentes royales, et une vérité qui redéfinit tout. Timothée découvre que son prénom n’est pas un hasard : il est le fil rouge d’une histoire ancienne, celle d’une famille où seuls les fils nommés Timothée héritent du titre de comte. Entre maladie, soli-tude et révélation, ce roman explore la fracture intime et la réconciliation avec soi-même, dans une Bretagne où les ombres du passé se mêlent à la lumière du présent.



  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 avril 2026
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 651 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806283
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,07 Kilograms
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 15 - 17 ans
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.73 x 22.86 cm
  • Disponible en version papier ou Kindle sur Amazon.
       
    Merci à @madame_spaghetti

mercredi 30 juillet 2025

Je ne voulais pas cela

 Je ne voulais pas cela



— Tu as fugué, c’est ça ? demanda alors l’autre flic un peu plus âgé que le premier qui m’avait déjà adressé la parole.
Ça y était, le mot avait été prononcé, il avait dit 
“fugué”. Devais-je confirmer ? Je réalisais alors que vu que j’avais demandé à être placé dans un foyer, ou dans une famille d’accueil, c’était forcément parce que j’étais parti sans rien dire.
Les deux policiers regardèrent un peu partout afin d’essayer de trouver quelqu’un qui chercherait après moi, une mauvaise blague que je leur jouerais, mais non, ils ne virent personne. Le plus âgé me fit signe de les suivre, il nous conduisit jusqu’à la voiture garée non loin de là et depuis l’intérieur, il actionna la radio avant d’entrer en communication avec une autre personne. .../...
— Oui, n’hésite surtout pas à dire tout ce que tu as sur le cœur, mais ne dis rien de méchant. Même si tu penses des choses qui peuvent éventuellement te soulager, évite de les dire. Les critiques n’arrangent rien, je t’assure !
— Est-ce que ça veut dire que je dois dire que c’est quelqu’un de très gentil et que c’est pour cette raison-là que je suis parti ?
— Bien sûr que non, Ulysse, mais il te faut être sincère.
— Alors je dois aussi dire, ajoutai-je en pleurant, qu’il m’a fait des choses que je sais interdites à mon âge, même avant mon âge... Quand ma mère partait dans les étages, il en profitait.
Il avait ouvert très grand les yeux et il était devenu pâle.
— Ulysse ! Ne me dis pas qu’il a abusé de toi ! Il n’a pas fait ça !
J’avais baissé les yeux, j’étais debout, devant lui, dans le couloir alors que je vis arriver madame Cuvelier.



44e roman de François-Xavier David. Un enfant, laissé de côté par une mère démissionnaire sous emprise et un père incestueux, décide, à 13 ans ½ de prendre sa vie en main. Il fugue en quittant Paris par le train et se retrouve à Rennes où il veut débuter une nouvelle vie, sa vie. En quête d’une nouvelle famille, il sera poursuivi et rattrapé par son passé.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 juillet 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 629 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806252
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.61 x 22.86 cm

vendredi 23 mai 2025

Fils de...

 

Fils de...





— Tu es d’origine irlandaise ? me demanda-t-il.
— Je ne sais pas ! répondis-je sans oser le regarder.
— Comment ça tu ne sais pas ? insista-t-il.
— En fait, je ne sais pas qui sont mes parents ! répondis-je sans m’étaler plus.
— Oh ! Désolé ! Tu es orphelin...
— Non ! dis-je un peu honteux. Je ne sais pas qui sont mes parents, c’est tout. Je ne les ai jamais vus, je sais qu’ils sont toujours en vie, mais je ne connais même pas leur identité.
— Oh ! Pardonne-moi... J’étais loin de me douter de cette réponse. Mais permets-moi d’insister, enfin si tu veux bien, tu es de la région ?
— J’ai toujours vécu en Suisse, mais je suis Français. J’ai été élevé par un majordome et son épouse, il y avait d’autres personnes comme des gouvernantes, une par jour de nationalité différente à chaque fois, je parle donc le français, mais aussi l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et le grec. À l’école, enfin à l’institut privé, j’ai perfectionné ces langues, et au séminaire, j’ai appris le latin. Je suis en principe né à Cabanès, dans l’Aveyron, mais après avoir demandé un acte de naissance, il m’a été répondu qu’il n’y avait aucun acte à mon nom, le pire c’est qu’aucune naissance n’a été enregistrée dans cette toute petite mairie depuis plus de soixante ans. Alors je ne sais pas qui sont mes parents, cet acte m’aurait renseigné, et surtout je ne sais pas où je suis né. Sans mon celebret, valable une année, je serais un apatride !
— Tu n’as pas essayé d’approfondir les recherches ? me demanda Julien Kern.


43e roman de François-Xavier David, où le sujet de la recherche d’une famille est abordé. Le personnage principal, qui deviendra prêtre, se retrouve sans parents, sans famille, élevé en Suisse dans une immense maison dont il est le propriétaire depuis sa naissance, et avec du personnel pour le servir. À la sotie du séminaire, il demande son acte de naissance en France afin d’obtenir une carte d’identité, mais la mairie lui répond qu’elle n’a pas enregistré de naissance depuis plus de soixante ans. Commence alors sa quête de vérité.

  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 530 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806245
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 880 g

mercredi 2 avril 2025

Llywellyn Singuelier, ou la Naissance d'un Monstre

Llywellyn Singuelier, 

ou la Naissance d'un Monstre


*



Je souffrais, c’était vrai, mais je devais me tenir tête, tenir tête à moi-même, être conscient que j’étais allé beaucoup trop loin. Mais dans l’immédiat, je n’y arrivais pas.
J’étais là, allongé sur mon lit, à regarder le plafond de ma chambre. En arrivant ici, dans cette maison, la veille de partir à Rennes pour l’école de photographie, j’avais dit à Papa que j’aurais aimé que ce plafond revête une couleur bleutée, d’un bleu azur, afin que mon regard soit porté vers la rêverie. J’avais envie de voyager, j’avais envie de penser à l’ailleurs, sans bouger, en restant allongé sur le matelas douillet de mon lit.
J’avais entendu les pas de Maman monter les escaliers et venir juste devant ma porte. Elle avait frappé tout contre, je n’avais pas répondu. Elle avait tenté de tourner la poignée, mais bien sûr, fermée à clef, la porte resta close.
J’avais laissé ses paroles s’échouer dans le néant de mes pensées, et sans donner la moindre réponse. J’avais tourné la tête vers la fenêtre et je regardais au dehors. J’étais en colère. Oh ! Je n’étais pas vraiment en colère contre Maman ou Papa, ça, ça arrive dans toutes familles, et puis j’avais des parents. N’était-ce pas déjà quelque chose de merveilleux ?
J’étais juste en colère contre cette femme qui m’avait abandonné à sa sœur, et contre cette sœur qui m’avait abandonné dans le hall d’une grande gare de la capitale, seul, démuni, perdu...
J’étais en colère contre elles deux qui, du fait de leur inconscience et de leur choix irraisonné, m’avaient occasionné tant et tant de difficultés pendant toutes ces années. Je devais impérativement me changer les idées, je devais oublier tout cela, je devais ne plus penser à elles, je devais... je devais agir, je devais arrêter tout ça.




42e roman de François-Xavier David, où il aborde le sujet de l’abandon, de l’adoption, de la recherche des origines familiales, et la recherche d’appartenance à une famille par le patronyme. Le personnage principal se retrouve avec un nom que personne ne porte, ce qui lui occasionne des angoisses récurrentes au point de fuir la réalité avant de se résoudre à vouloir vivre ce qu’il est, un jeune homme sans origine.


  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (24 mars 2025)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 465 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806238

jeudi 2 janvier 2025

Les Mains d'Horace Frétin-Petifour

 Les Mains d'Horace Frétin-Petifour





Horace est né le 21 juin 1994 à Bangor dans le Morbihan et il grandit à Belle-Isle-en-Terre, jusqu’au drame du lieu-dit “Locmaria”

Notre Bellilois est pris en charge par les services sociaux et nous le retrouvons dans la vie active, en 2023, il n’a pas encore 30 ans. 

Avant cela, le 6 août 1995, sa famille est entièrement décimée suite à l’assassinat de chacun des membres qui composent cette famille Frétin-Petifour. 

Son père, Théodore, sa mère Apollonie, née Hamon, sa petite sœur, Baptistine Frétin-Petifour, ses frères Théophile et Maxence, tous plus âgés que lui, son grand-père, Aristide Frétin et sa grand-mère Antonine Petifour. 

Même Lechien, le chien de la famille, mais aussi Lechat, le chat de cette même famille ont été tués à coup de couteau et égorgés comme toutes les personnes. Seul Horace est retrouvé apathique dans son lit, au centre de la pièce et des corps entassés devant la cheminée éteinte et dans une aile de la maison.

Horace est taciturne depuis ce drame, d’aucuns diraient de lui qu’il est taiseux, ce qui revient à la même chose. Horace souffre d’un mutisme sélectif, et ce, depuis ce jour-là.


40e roman de François-Xavier David où un homme de moins de 30 ans, après sa sortie d’un monastère où il avait été
placé pour sa sécurité et son éducation, veut retrouver la personne responsable du massacre de sa famille
alors qu’il n’avait que 14 mois. Depuis cette tuerie du 6 août 1995, il est atteint de mutisme sélectif.
Horace Frétin-Petifour ne parle pas, il communique à l’aide d’une ardoise magique,
mais quel est son but finalement ? Retrouver le coupable ou connaître la raison
de ces douleurs cérébrales qui l’empêchent d’émettre le moindre son ?


  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (31 décembre 2024)
  • Broché ‏ : ‎ 581 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806221
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 14 - 18 ans
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 962 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.33 x 22.86 cm

vendredi 17 mai 2024

François de La Roche

François de La Roche



Je venais encore une fois de me réveiller, une fois de plus, dans cette petite chaumière que je connaissais parfaitement bien à présent. Étrangement, l’intérieur était toujours le même, la même disposition dans les trois pièces, le même décor parfois plus vieilli, la même luminosité, la même cheminée où crépitait toujours un feu dévorant quelques bûches de bois sec et une fois de plus, je constatai que, si je sortais au-dehors par la seule porte, le paysage avait, comme souvent, changé de tout au tout.
Une fois encore, une fois de plus, j’avais changé de lieu, d’époque aussi certainement, sans jamais savoir si j’avançais dans le temps ou si je revenais sur mes pas...
Le miroir de la chambre, d’une grandeur plus qu’honorable, et laissant me voir plus que de tronc, me permit de constater que, malgré certains changements auxquels je pouvais m’attendre, je ne prenais pas une seule ride. Incroyablement, j’étais toujours le même.
J’appréhendai cette sortie que je devais bien faire à un moment donné de cette nouvelle journée. Je voulais savourer l’instant présent et attendre encore quelques minutes afin de tenter de me remémorer mon passé, pas si lointain pour moi, puisque je n’avais dormi qu’une nuit, mais tellement éloigné de la réalité qui voulait se présenter à moi au-delà de cette porte que je me refusais à franchir dans l’immédiat.
Toujours devant mon reflet, je regardai ma tenue, la même que la veille, ça non plus ça n’avait pas changé. Je me rappelai parfaitement bien comment je m’étais couché avant que je ne rende mon dernier souffle, avant que je ne meure encore une fois.
Je soulevai ce qui me restait de chemise, un lambeau tacheté de sang, une quantité impressionnante avait dû s’écouler de la plaie, mais je constatai toujours avec la même stupéfaction, que la blessure qui avait causé ma mort prématurée, ce coup de couteau violent reçu près du cœur avait totalement disparu, une fois de plus...
Si le sang s’était manifestement répandu en abondance, causant alors ma mort, tout avait encore disparu, pas même une cicatrice que je cherchais du bout du doigt, des doigts, les laissant se frayer un chemin dans la pilosité foisonnante de ma poitrine, mais rien, pas même une légère douleur, même à peine perceptible, comme cette petite sensation de picotement, rien du tout.


35e roman de François-Xavier David où le personnage principal après de multiples vies n’arrive pas à mourir ; pourtant ses morts successives sont très souvent violentes, mais il se réveille toujours âgé de 29 ans, au même endroit, dans le même lit, sous le même plafond, près de la même porte à la même poignée, et une fois dehors, toujours les mêmes marches et le même puits. C’est après ce puits qu’une nouvelle vie recommence pour mourir à nouveau avant de revivre encore. Il traversera alors les siècles jusqu’à connaître enfin l’explication sur ces plus de quatre siècles d’existence.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (21 mars 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 495 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 249480616X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806160


GuS - Face aux agressions

GuS

Face aux Agressions

— Vous aviez eu besoin de moi ? demandai-je alors que je vis Ancelin et Dumont se regarder tous les deux en fronçant les sourcils.
— Non ! Non, Proust, je n’avais pas eu besoin de vous, seulement j’aurais aimé en être informé plutôt que d’être mis devant le fait accompli, c’est tout !
— Désolé, mais GuS... GuS ! dis-je étonné. Mais tu es venu à pied ?
— GuS ne prend pas les transports en commun, il ne conduit pas non plus, d’ailleurs il n’a pas de permis de conduire. Il a donc pris un taxi. Est-ce que GuS peut parler au commandant Pelletier.
— Je t’écoute, GuS ! répondit-il aussitôt.
— GuS veut l’enquête !
— Je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas, tu es trop proche de la victime.
— D’accord ! dit-il en sortant une enveloppe de l’intérieur de Gibus. Voilà ! C’est pour le commandant Pelletier.
— C’est quoi ? dit-il en décachetant l’enveloppe blanche.
— La démission de GuS.
— Ta démission ? Mais je la refuse ! Tu es sous contrat pour au moins trois ans, renouvelable, il n’en est pas question.
— Un contrat peut être résilié ! s’écria-t-il.
— Peut-être, mais pas sous le coup de la colère, comme maintenant.
— GuS n’est pas en colère, pas encore, il est contrarié, c’est tout ! D’ailleurs, dit-il en ouvrant une valise qu’il avait apportée avec lui, GuS ne veut plus de la moto miniature, dit-il en la mettant entre les mains du commandant. Il ne veut plus non plus de l’ambulance, ajouta-t-il en la posant aussitôt sur le bureau de Corentin. Il ne veut plus de la voiture de police, poursuivit-il en la posant sur celui de Victor, et je ne veux plus du camion de pompier, finit-il en le posant sur mon bureau. GuS te rend aussi les clefs de ton appartement, capitaine Proust, et il exige les clefs de son appartement. Je ne suis plus ton frère. Je ne suis plus ta crapule, non plus ! dit-il en pleurant. Vous êtes tous des traîtres et des méchants et GuS n’aime pas les traîtres et les méchants.
Nous étions là à le regarder, sans rien comprendre. Il avait déjà refermé sa valise et me tendit la main.
— GuS attend les clefs de son appartement.
— Mais GuS ? Qu’est-ce... Tu es bien GuS, tu n’es pas une de ces... Tu n’es pas Sabin, ou Gobrien.
— GuS est GuS, il veut ses clefs, et tout de suite.
Je plongeai ma main dans ma poche et en sortis les clefs qu’il me prit carrément des mains. Il sortit la poignée télescopique de sa valise et partit à nouveau dans le couloir, toujours en pleurs, en dévalant les escaliers.
— GuS ! Attends GuS ! hurlai-je dans le couloir au niveau des escaliers alors qu’il était déjà sur le perron de l’immeuble.
34e roman, 5e et dernier tome de la saga GuS de François-Xavier David. Cet ultime volet révèle enfin les origines de tous les tourments du jeune homme depuis sa venue au monde à Rennes. Après le refus du commandant Pelletier de lui confier une enquête d’agressions dont le jeune autiste est lui aussi une des victimes, GuS, après une terrible colère, se la voit confier directement par la juge d’instruction. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un nouveau collègue, il va une fois de plus résoudre l’enquête avec brio.


  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 733 pages
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806153




lundi 8 janvier 2024

GuS - Noyade à Brocéliande

 

GuS


Noyade à Brocéliande



GuS Tome 3

— GuS, il faut que nous parlions un petit moment ! dis-je en rentrant.

— GuS a-t-il fait quelque chose de mal ?

— Non, pas du tout, c’est Pelletier, il y a une nouvelle enquête et il voudrait que tu viennes nous apporter ton aide.

— D’accord ! GuS prend ses lunettes et Gibus et il arrive.

— GuS, c’est pour demain, je ne t’ai pas dit tout de suite.

— D’accord ! Alors, pourquoi en parler dans ce cas-là ? Justin a-t-il le dossier avec lui ?

— Non, pas du tout, mais j’en connais les grands points. Dis-moi, GuS...

— D’accord, Justin !

— Ne m’interromps pas, tu veux bien ?

— D’accord !

— GuS, qu’est-ce qu’une drag-queen ?

— GuS n’aime pas les anglicismes.

— Je sais ça, GuS, mais je n’ai pas trouvé son remplacement en français.

— Selon Le Robert, il est précisé qu’il s’agit d’un travesti masculin très maquillé et vêtu de manière recherchée et exubérante, généralement dans le cadre d’un spectacle. Mais GuS comprend que cet anglicisme est plus court, Justin peut donc continuer à le citer.

— Tu es trop aimable, GuS !

— GuS sait ça ! Mais pourquoi Justin me parle de ces personnes ? Est-ce que l’enquête est en rapport avec elles ?

— Effectivement, des personnes, je vais dire ça si tu préfères, ont disparu après avoir reçu des menaces, cependant, nous n’avons pas retrouvé de cadavres. On ne sait pas s’il y a des crimes derrière tout ça, mais Pelletier aimerait que tu apportes ton aide dans l’enquête. Tu as déjà vu des drag-queens ?

— D’accord, sur Internet, dans des vidéos. Ce sont des personnes très amusantes.

— Oui, si tu veux ! Tu sais que ces personnes sont des homosexuelles ?

— C’est faux ! GuS a lu et vu que tous les genres sont possibles tout comme toutes les orientations sexuelles, mais il est vrai que l’on peut dire qu’il y a une majorité d’homosexuels, mais cela n’a jamais été un critère qu’il faut retenir pour les définir.

— Bien, tu sembles bien être informé.

— Comme à chaque fois que GuS découvre un nouveau sujet, il veut savoir tout sur tout.

— Et tu serais d’accord de les rencontrer ?

— Pourquoi ?

— GuS, ce sera une enquête...

— Alors d’accord, si GuS n’est pas obligé d’avoir un coït avec elles, l’amour c’est sale.

32e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci une enquête sur la disparition de deux drag-queens à Rennes. Toujours embrumé par ses entités envahissantes, GuS se voit confier l’enquête sur l’assassinat de deux jeunes homosexuels du monde de la nuit. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un collègue, GuS va devoir se rendre à Paris afin de continuer l’enquête.




  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 677 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806115
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (2023)

mardi 17 octobre 2023

Un certain Jonathan

Un certain Jonathan




Au bout de quelque deux heures à vive allure, j’arrivai enfin en bord de mer, la première sortie visible au hasard fut la bonne. Il était très tard et surtout, il n’y avait personne sur la plage, pas un chat, même au loin. J’avais envie de taquiner le sable, et pourquoi pas, les quelques vaguelettes venant s’échouer les unes après les autres à quelques dizaines de centimètres de mes pieds. Une fois déchaussé, je m’aperçus, avec un certain étonnement, que le sable avait gardé une tiédeur agréable. Je m’allongeai de tout mon long, après avoir retiré toutes mes fringues, ne gardant sur moi qu’un boxer Calvin Klein™ blanc et noir. Dans un court mais intense moment de folie douce, identique à celle d’un jeune chien se roulant dans l’herbe grasse, je me roulai dans le sable sec, espérant que ma peau s’imprègnerait enfin de cette chaude odeur marine, faisant repenser, ainsi, aux vacances à la mer de mes souvenirs d’enfance. J’avais envie de rester là, toute la nuit durant, sur la grève, doucement bercé par le flux et le reflux des vagues, la légère bise qui les accompagnait, et ce petit rien qui faisait que je ne voulais plus partir d’ici, au moins pour quelque temps encore. J’y étais bien ! Trop bien peut-être pour que ça continue ainsi. Après une bonne demi-heure à rêvasser, à ne réfléchir à rien, laissant monter mes pensées vers les rares nuages visibles pour finir par se noyer dans les flots, fusionnant avec un horizon à peine délimité, j’aperçus une ombre au haut de la dune derrière moi, celle que j’avais dévalée en arrivant, et qu’éclairait maintenant une légère lune rousse. Guettant anxieusement sa prochaine avancée vers la rive, je m’aperçus qu’il s’agissait d’une silhouette masculine qui, me voyant allongé sur le sable, fit rapidement demi-tour pour s’enfuir en courant. 

.../... Nous étions tous les deux, assis l’un à côté de l’autre, au-devant d’un bolide qui roulait, à vive allure, vers Toulouse, à nous chercher, sans trop vouloir faire un pas l’un vers l’autre. Nous étions maintenant à environ une heure de la ville rose, quand Tamatea me demanda de bien vouloir faire un arrêt à l’aire de repos suivante. Le temps passa inlassablement sans que je ne voie revenir mon Apollon du Pacifique sud. Au bout d’une trentaine de minutes, sa douche comprise, je sortis de la voiture, enfilai mon jean blanc à même la peau, sans mon boxer que je laissai sur le tapis de sol conducteur, et allai vers le bâtiment des toilettes à deux pas du parking. Personne, pas âme qui vive. Tamatea n’avait laissé aucune trace, son sac avait lui aussi disparu, et par la chaleur ambiante de ce début d’été, et les nuits relativement chaudes, les traces de ses pieds trempés avaient déjà séché depuis longtemps, même l’eau du brumisateur avait également séché sur le sol agréablement tiède sous mes pieds nus. Je tombai à genou dans l’herbe, désemparé, pétri de désespoir. Seul ! Il était maintenant évident que celui que j’avais si rapidement aimé, s’était bel et bien volatilisé.


27e roman de François-Xavier David qui aborde une fois encore la dure réalité des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui se retrouvent rejetés dans le meilleur des cas. Un jeune espoir de la chanson devenu vite une grande star nationale, se retrouve mêlé à une tentative d’assassinat supposée et surtout d’une disparition inquiétante. La recherche d’une vérité est le fil rouge de cette intrigue.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (9 août 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 343 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806047

mercredi 19 juillet 2023

Le Déshonneur de Jan Cocheril

 

Le Déshonneur de Jan Cocheril


Saga Jan Cocheril, tome XIII


"Alors que je montai les escaliers pour rejoindre enfin notre logement, je vis que des gendarmes en arme m’attendaient à la porte.

— Mon colonel ! dit le plus gradé des trois. Nous sommes venus pour vous arrêter.

— M’arrêter ? Moi ! Vous vous moquez de moi, j’espère ?

— Du tout, mon colonel ! On vous a laissé accompagner votre dame et vos enfants afin qu’ils ne voient pas ça, mais je suis... Pardon, mais je suis désolé, nous avons reçu des ordres.

— Des ordres ? Mais de qui donc ? demandai-je furieux.

— Du commandant ! Enfin, le chef d’escadron de gendarmerie Le Blanc de Monthault.

— Ce jeune royaliste nouvellement promu ? Ça promet.

Ce ne fut que dans le début de la matinée, que je fus soustrait de ma cellule et conduit, entravé aux poignets et aux chevilles, dans le bureau de ce jeune chef d’escadron. Je fus traité comme le pire des criminels par ordre de ce jeune premier qui n’était autre qu’un fanfaron. Il se donna des airs d’officier supérieur alors qu’il n’en avait pas du tout la trempe. Je me promis, à l’avenir, quelque fut mon sort réservé à l’instant où j’y pensai, que je mènerai une enquête sur cet homme-là.

— Cocheril ! dit-il sans aucun respect ni politesse. Vous...

— Colonel Cocheril, je vous prie, pour le moment, je suis encore votre supérieur hiérarchique.

Le Blanc de Monthault sourit, un sourire mesquin tout en épiant le moindre de mes gestes impossibles à faire puisque je ne pouvais pas bouger, mais il devait avoir peur de ma réaction. Il ne répondit pas à mon intervention.

— Vous êtes reconnu coupable d’allégeance à l’empereur, définitivement exilé sur sa principauté de l’île d’Elbe.

— Je suis reconnu coupable ? Mais alors par quel tribunal ?

— Vous avez le choix, en fonction de votre grade, de pourrir en prison jusqu’à ce que mort s’en suive, ou rejoindre votre domicile, y demeurer en résidence surveillée, être un demi-solde jusqu’à votre âge de retraite qui sera calculée sur cette demi-solde, bien entendu. Il vous sera également interdit d’avoir un autre emploi puisque vous conserverez le grade actuel, inutile dans le civil, mais qui peut vous apporter des honneurs que nous ne reconnaissons de toute façon plus.

Je vis bien qu’il me fut impossible de répondre, j’attendis donc qu’il m’en donnât l’autorisation, de répliquer à d’éventuelles questions pour enfin m’exprimer et faire mon choix.

— Vous avez aussi d’autres possibilités qui s’offrent à vous, demi-solde donc, mise à la retraite, démission plus ou moins spontanée, surveillance à domicile que je viens de citer, ou encore l’exil. J’ai appris ce matin que votre épouse et vos enfants étaient partis hier en famille, vous devriez être raisonnable et les rejoindre. Vous y avez toute votre famille, il me semble, vos parents, des frères et des sœurs, vous y serez mieux qu’en exil ou en prison. Si vous avez des questions, je vous écoute, mais essayez d’en réduire le nombre, je n’ai pas de temps à perdre avec les traitres.

Jan Cocheril, lieutenant-colonel de la Gendarmerie confronté comme tous les militaires à cette période-là, est soumis aux changements dans l’Armée avec l’exil de l’empereur, l’accession au trône de Louis XVIII, frère du roi décapité, puis du retour de l’empereur pendant les Cents-Jours, et à nouveau son départ."




Après la parution du 12e tome de la saga Jan Cocheril, "L’Exil de Jan Cocheril", François-Xavier David nous offre le 13e volume dans la fabuleuse histoire du lieutenant-colonel de la Gendarmerie. 


Cette fois, Jan se retrouve chassé de la Gendarmerie et devient un demi-solde, obligé de rester enfermé à La Gautrais, chez son oncle Pierre, à Saint-Briac. Même s’il n’est plus en service, sa seule enquête est de retrouver un être cher disparu.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (15 mai 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 537 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806016
  • Illustration & vidéo : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


Jan Cocheril et l'Affaire des Empoisonnés

 

Jan Cocheril et l'Affaire des Empoisonnés


Saga Jan Cocheril, tome XI


"Alors que nous étions tous les trois avec Lucien et Lucet et que Gilles donnait des instructions quant à l’enquête concernant la boulangerie, Julien arriva en courant et en hurlant depuis le fin fond du couloir de la brigade.

— Papa ! hurla-t-il en pleurs. Papa ! Papa ! Tonton Gilles !

Je sortis précipitamment de la pièce, totalement affolé, Julien, mon fils, arriva dans l’encadrement de la porte au même moment.

— Thomas ! C’est Thomas, il m’a dit de venir ici, Adrienne est malade, elle vomit. Elle vomit depuis cette nuit, elle a très peu dormi. Elle n’est pas bien du tout... Papa, elle ne va pas mourir, hein ? se mit-il à pleurer. On a mangé les champignons hier, on en a tous mangé, mais pourquoi il n’y a qu’elle qui soit malade comme ça ?

Nous partîmes tous, chacun du côté que nous avions prévu, Gilles vers la place de la Roulais afin de récupérer son cousin médecin, puis Philippe-Marie, Julien et moi vers chez nous où nous retrouvâmes Mathilde totalement effrayée, des larmes plein les yeux. Thomas venait de sortir sur le palier quand j’arrivai en haut.

— Et toi, tu n’aurais pas pu me dire que ma fille était malade avant que je ne parte ce matin ? m’énervai-je en le voyant.

— Bonjour, Père ! me remit-il à ma place. Désolé, mais avant tout, elle est mon épouse, et c’est elle qui ne voulait pas déranger. Cependant, depuis ce matin, c’est pire, elle vomit de plus en plus, à peine elle se lève, elle vomit. Elle ne peut rien manger.

— C’est vrai, pardon Thomas, bonjour ! C’est peut-être aussi bien, oui ! Mais ce qui m’inquiète... dis-je alors que Mathilde qui m’avait entendu sur le palier sortit de chez nous.

— Qu’est-ce qui t’inquiète ? dit-elle aussitôt. Et où est Gilles ? Et son cousin, Victor, le docteur, il n’est pas là ?

— Gilles est allé le chercher, ils ne vont pas tarder.

— Qu’est-ce qui t’inquiète ? Ce sont les champignons, c’est ça ? Elle a été empoisonnée ?

— Certainement les champignons, oui, mais pas la peine de parler d’empoisonnement, attendons Victor !

Gilles arriva quelques instants après avec son cousin assis sur la croupe de son cheval.

— Je peux la voir ? dit alors Victor en arrivant.

— Là ! s’écria Thomas en ouvrant la porte de son logement. Je vais te conduire à la chambre.

Nous allions tous entrer quand Victor se retourna en nous entendant franchir le pas de la porte.

— Excusez-moi, mais Adrienne est ma patiente à présent, et je ne veux personne près de moi, pas même son mari. C’est ainsi, non discutable !

Il se passa encore au moins dix bonnes minutes, sans que personne n’ouvre la bouche, sans que personne ne se regarde et jusqu’au moment où Victor entrouvrit la porte de l’appartement. Il appela Thomas, puis Gilles également. Victor avait demandé à mon frère d’entrer, pas à moi son père, non, mais à Gilles son oncle.

— J’ai peur, Gilles ! dis-je alors qu’il allait entrer chez ma fille. Il ne m’appelle pas, c’est que c’est grave, très grave ! pleurai-je à nouveau.

Après quelques heures, enfin, de longues minutes, disons plutôt quelques secondes à attendre devant la porte et donc sur le palier, elle s’ouvrit enfin..."


Un nouveau volet de l’aventure de Jan Cocheril vient s’ajouter à la saga après la parution du 10e tome. François-Xavier David nous offre le 11e volume de l’histoire de ce chef d’escadron de la Gendarmerie, ancien jeune paysan à Saint-Briac, qui, avec force de travail a réussi à devenir l’excellent officier que son mentor, le chef d’escadron Servan de Farcy du Rocher de Beauregard, voulait voir en lui. Jan est à nouveau soumis à une histoire sordide au cœur de la ville de Saint-Malo.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (6 avril 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 541 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428495


Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...