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samedi 29 août 2026

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

 

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe



J’avais machinalement levé l’index.
— Oui ! Je vous écoute !
— Mathis Jézéquel, je viens de Rennes où j’ai obtenu mon bac général, au lycée Jean Macé de Rennes !
— Oh ! Très bon établissement, et bien connu pour son excellence ! Jézéquel, j’avais déjà l’information. Si je ne me trompe pas, nous avons déjà un maître de stage, vous l’aurez pour les trois années. Vu que vous êtes de Rennes et que vous ne rentrerez sûrement pas tous les weekends, nous nous sommes permis de chercher quelqu’un pour vous. C’est un ancien professeur d’ici.
— Je pensais que je devais le chercher moi-même !
— C’est quelqu’un de très bien, je vous assure !
— D’accord ! dis-je assez désappointé qu’on ait déjà décidé de mon avenir pour moi.
— Je vous sens déçu ! Est-ce que je me trompe ?
— Je ne sais pas, Monsieur ! Je ne sais pas !
— Mais si ça peut vous aider à accepter plus facilement notre décision, sachez qu’il a sa boutique à Rennes.
— À Rennes ! dis-je surpris et heureux à la fois. Mais je ne comprends pas, vous veniez de dire que je ne rentrerais certainement pas tous les weekends là-bas, et là, vous me proposez malgré tout une boutique à Rennes.
— On en reparle après, si vous voulez bien !
J’avais dû faire une mine qui avait sûrement dévoilé ma réelle impatience.
— Vous ne serez pas obligé de rentrer chez vous, enfin, je sais que vous comprenez ce dont je parle, parce que votre tuteur peut vous loger sur place. Il a un appartement à l’étage de sa boutique qu’il voudrait mettre à votre disposition. Je ne vous cache pas que ça l’arrange, il n’aime pas le laisser inoccupé !
— Que dois-je comprendre là-dedans, Monsieur ? Il me prend comme apprenti, ou comme gardien pour son appartement !
— Et moi, que dois-je comprendre, jeune homme, que cela ne vous convient pas ?

48e roman de François-Xavier David. Un enfant abandonné dès la naissance grandit dans un foyer avec l’espoir de n’être jamais adopté. À l’âge de rejoindre le lycée, par passion, il choisit de devenir fleuriste. Arrive alors le premier stage en entreprise où tout ce qu’il avait mis en place afin de ne jamais s’attacher à personne s’effondre. Azel Coadou, son mentor, le prend sous son aile...

  • Éditeur ‏ : ‎ Afnil
  • Date de publication ‏ : ‎ 29 août 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 649 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806290
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,07 Kg

mercredi 30 juillet 2025

Je ne voulais pas cela

 Je ne voulais pas cela



— Tu as fugué, c’est ça ? demanda alors l’autre flic un peu plus âgé que le premier qui m’avait déjà adressé la parole.
Ça y était, le mot avait été prononcé, il avait dit 
“fugué”. Devais-je confirmer ? Je réalisais alors que vu que j’avais demandé à être placé dans un foyer, ou dans une famille d’accueil, c’était forcément parce que j’étais parti sans rien dire.
Les deux policiers regardèrent un peu partout afin d’essayer de trouver quelqu’un qui chercherait après moi, une mauvaise blague que je leur jouerais, mais non, ils ne virent personne. Le plus âgé me fit signe de les suivre, il nous conduisit jusqu’à la voiture garée non loin de là et depuis l’intérieur, il actionna la radio avant d’entrer en communication avec une autre personne. .../...
— Oui, n’hésite surtout pas à dire tout ce que tu as sur le cœur, mais ne dis rien de méchant. Même si tu penses des choses qui peuvent éventuellement te soulager, évite de les dire. Les critiques n’arrangent rien, je t’assure !
— Est-ce que ça veut dire que je dois dire que c’est quelqu’un de très gentil et que c’est pour cette raison-là que je suis parti ?
— Bien sûr que non, Ulysse, mais il te faut être sincère.
— Alors je dois aussi dire, ajoutai-je en pleurant, qu’il m’a fait des choses que je sais interdites à mon âge, même avant mon âge... Quand ma mère partait dans les étages, il en profitait.
Il avait ouvert très grand les yeux et il était devenu pâle.
— Ulysse ! Ne me dis pas qu’il a abusé de toi ! Il n’a pas fait ça !
J’avais baissé les yeux, j’étais debout, devant lui, dans le couloir alors que je vis arriver madame Cuvelier.



44e roman de François-Xavier David. Un enfant, laissé de côté par une mère démissionnaire sous emprise et un père incestueux, décide, à 13 ans ½ de prendre sa vie en main. Il fugue en quittant Paris par le train et se retrouve à Rennes où il veut débuter une nouvelle vie, sa vie. En quête d’une nouvelle famille, il sera poursuivi et rattrapé par son passé.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 juillet 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 629 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806252
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.61 x 22.86 cm

vendredi 17 mai 2024

François de La Roche

François de La Roche



Je venais encore une fois de me réveiller, une fois de plus, dans cette petite chaumière que je connaissais parfaitement bien à présent. Étrangement, l’intérieur était toujours le même, la même disposition dans les trois pièces, le même décor parfois plus vieilli, la même luminosité, la même cheminée où crépitait toujours un feu dévorant quelques bûches de bois sec et une fois de plus, je constatai que, si je sortais au-dehors par la seule porte, le paysage avait, comme souvent, changé de tout au tout.
Une fois encore, une fois de plus, j’avais changé de lieu, d’époque aussi certainement, sans jamais savoir si j’avançais dans le temps ou si je revenais sur mes pas...
Le miroir de la chambre, d’une grandeur plus qu’honorable, et laissant me voir plus que de tronc, me permit de constater que, malgré certains changements auxquels je pouvais m’attendre, je ne prenais pas une seule ride. Incroyablement, j’étais toujours le même.
J’appréhendai cette sortie que je devais bien faire à un moment donné de cette nouvelle journée. Je voulais savourer l’instant présent et attendre encore quelques minutes afin de tenter de me remémorer mon passé, pas si lointain pour moi, puisque je n’avais dormi qu’une nuit, mais tellement éloigné de la réalité qui voulait se présenter à moi au-delà de cette porte que je me refusais à franchir dans l’immédiat.
Toujours devant mon reflet, je regardai ma tenue, la même que la veille, ça non plus ça n’avait pas changé. Je me rappelai parfaitement bien comment je m’étais couché avant que je ne rende mon dernier souffle, avant que je ne meure encore une fois.
Je soulevai ce qui me restait de chemise, un lambeau tacheté de sang, une quantité impressionnante avait dû s’écouler de la plaie, mais je constatai toujours avec la même stupéfaction, que la blessure qui avait causé ma mort prématurée, ce coup de couteau violent reçu près du cœur avait totalement disparu, une fois de plus...
Si le sang s’était manifestement répandu en abondance, causant alors ma mort, tout avait encore disparu, pas même une cicatrice que je cherchais du bout du doigt, des doigts, les laissant se frayer un chemin dans la pilosité foisonnante de ma poitrine, mais rien, pas même une légère douleur, même à peine perceptible, comme cette petite sensation de picotement, rien du tout.


35e roman de François-Xavier David où le personnage principal après de multiples vies n’arrive pas à mourir ; pourtant ses morts successives sont très souvent violentes, mais il se réveille toujours âgé de 29 ans, au même endroit, dans le même lit, sous le même plafond, près de la même porte à la même poignée, et une fois dehors, toujours les mêmes marches et le même puits. C’est après ce puits qu’une nouvelle vie recommence pour mourir à nouveau avant de revivre encore. Il traversera alors les siècles jusqu’à connaître enfin l’explication sur ces plus de quatre siècles d’existence.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (21 mars 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 495 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 249480616X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806160


lundi 8 janvier 2024

GuS et l'Homicide de la Plage d'Apigné

 

GuS


& l'Homicide de la plage d'Apigné



GuS Tome 4

Je m’étais approché de la voiture, nous avions laissé le corps du jeune homme sous la surveillance des deux agents dans l’attente du médecin légiste. Florent s’était approché du couple de témoins et Corentin m’avait accompagné.

— Dommage que GuS ne soit pas là ! répliqua-t-il.

— Il a assez de préoccupations pour la semaine, et puis, un suicide ne nécessite...

— Justin ! m’interpella Corentin. Ce n’est pas un suicide !

— Comment ça ?

— Un flingue, là, au bord de l’eau !

Je m’approchai de la rive de l’étang et après m’être saisi d’une pochette plastique de preuve pour pièce à conviction et une paire de gants, j’attrapai l’engin trempé. Avant de le plonger dans le sac, je jetai un œil sur le pistolet.

— Tu connais cette arme ? me demanda Corentin.

— J’ai un doute, mais je pense que c’est un Tokarev TT 33, on l’appelle aussi le pistolet Toulsku-Tokarev modèle 1933, d’où l’origine de l’abréviation.

— C’est Russe ?

— Ouais, mais il était beaucoup utilisé dans les pays de l’est, et aussi à Madagascar chez nos confrères de la police locale. Il a été utilisé dans l’Armée rouge jusqu’au début des années 50. Mais celui-ci, dis-je toujours en l’examinant, il est de Roumanie.

— Comment sais-tu ça ? C’est noté ?

— Non, mais le modèle roumain est muni d’une sécurité manuelle. Tiens, là, tu vois ? lui demandai-je en la lui montrant. C’est le Cugir TTC. C’est la copie roumaine du Tokarev, Cugir est une marque de Roumanie. C’est un semi-automatique, huit cartouches de calibre 7,62-25.

— Punaise, tu en connais un rayon !

— Faut bien ! répondis-je amusé.

— Pourquoi ?

— Ben, si j’attendais après toi pour ça, je serais mal barré !

— Ah, c’est très drôle ça ! rit-il. Mais c’est quoi, selon toi, un règlement de compte des pays de l’Est ?

— Je ne sais pas, tu sais, tout ça peut s’acheter sur la toile et pas spécialement sur le dark web.

33e roman de François-Xavier David, et 4e tome de la saga GuS. Ce quatrième volet aborde cette fois-ci une enquête sur l’assassinat d’un livreur d’un centre commercial de Rennes. Toujours embrumé par ses sombres entités, GuS, comme toujours, se voit confier l’enquête sur l’assassinat qui va le conduire non seulement à Rouen, mais également à Lille. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un collègue, il va une fois de plus résoudre l’enquête.


Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)



  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 705 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806122
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,16 Kg
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 4.04 x 22.86 cm

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mercredi 19 juillet 2023

Les Roues de la Liberté

 

Les Roues de la Liberté




"Tu n’aimes pas cette fille ?

— Non, Maman, je n’aime pas cette fille ! dis-je énervé qu’elle parle de cela une fois encore.

Maman me dévisagea, elle me regarda, caressa ma main, passa son index dans la mèche rebelle qui recouvrait mon œil gauche, elle voulait voir mes yeux, ces yeux verts qu’elle aimait tant.

J’avais éludé les autres questions qui n’avaient pas vraiment de sens dans notre discussion « Est-ce que j’avais déjà eu une copine ? », « Est-ce que je préfère les blondes aux brunes ? », « Est-ce que je préfèrerais une femme cultivée qui travaillerait à une femme qui le serait beaucoup moins et qui se consacrerait à sa famille ? ». Je n’avais pas envie de répondre à cela, parce que, finalement, il s’agissait des sujets auxquels je n’avais même jamais réfléchi.

— Tu n’aimes pas les filles ?

— Tu serais extrêmement déçue si c’était le cas ?

— Mais pourquoi serais-je déçue ?

— Parce que je préfèrerais les garçons !

— Évidemment que je suis déçue ! Tu te rends compte ? Mon fils est homosexuel !

— Tout de suite des grands mots ! Homosexuel, comme tu y vas là...

— Mais tu aimes un garçon ! Ce n’est pas anodin Fred-Érick. Un garçon ce n’est pas une fille à ce que je sache.

— Mais on n’a rien fait !

— “Vous n’avez rien fait !” Mais alors explique-moi pourquoi ce mot d’Amélie ?

— On est juste de très bons copains, c’est tout !

— C’est tout ?

— Bon, on s’est juste embrassés, mais rien d’autre ! Ce n’est pas un drame, M’man, quand même !

— Si justement c’est un drame !

— Tu me fais mal, arrête Papa ! Arrête ! pleurai-je de douleur.

Il frappait encore et toujours, il ne sentait plus sa force, les coups pleuvaient, j’avais peur, vraiment peur, je n’avais jamais vu mon père aussi en colère. Réussissant à me relever, je me jetai sur lui en sautant à son cou, en pleurs.

— Arrête Papa, arrête ! Tu vas finir par me tuer si tu continues ! Arrête, je t’en supplie...

Il me fallait fuir le plus loin possible, j’avais encore quelques semaines avant d’être majeur, je devais donc faire en sorte de n’être pas repérable pendant ce laps de temps de ce qui était encore appelée “une fugue” puisque mineur. Parce qu’effectivement, c’était bien une fugue. Que pouvais-je faire d’autre ?"



25e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou alors les frappent d’une telle violence que la seule issue pour l’intéressé est de fuir le plus loin possible afin de ne pas mourir sous les coups.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (11 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 361 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806085
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)


Frère Boniface

 Frère Boniface



"Simon ! Tu aurais deux minutes à me consacrer, s’il te plait ? cria-t-il en levant le bras en sa direction.

— Tu as un frère qui se prénomme Simon ? J’aurais pensé à Miguel, ou Julio ou que sais-je ? Tu t’appelles bien Pedro...

— Ce sont les gars qui m’appellent ainsi, mais je m’appelle Pierre !

— Oh d’accord ! Alors je comprends mieux dans ce cas-là...

— Eh oui, tu vois, tout comme toi, j’utilise un prénom qui n’est pas le mien...

— Comment ça ? Que veux-tu dire par là ? répondis-je assez angoissé.

— T’inquiète, je continuerai à t’appeler Boniface, mais je sais parfaitement qui tu es ! Ton secret sera bien gardé... Je ne veux pas chercher à savoir ce qui t’a poussé à changer ton mode de vie, mais les journaux – enfin c’est une certaine presse que tu ne lis probablement pas – ont fait paraître un article sur ton père. Si tu me dis que tu t’appelles « frère Boniface », pour moi, tu resteras ce frère Boniface, ne t’inquiète surtout pas pour moi, et pour les autres gars, tu fais comme tu l’entends. Ça ne change strictement rien entre nous deux. Il y a des gars ici, qui ont des casiers judiciaires, pour ma part, ce sont des gars qui travaillent pour que nous mettions les manèges en place, un point c’est tout ! Ce qu’ils ont fait avant, ou ce qu’ils feront après, ne me regarde pas. Ça te va ?

— Je... je... Enfin, je ne sais pas quoi dire. Tu parles de quel genre d’article, en fait ? Tu sais quoi de ma vie ?

— Attends, on en parlera après ! Simon arrive...

Je vis bien l’étonnement et la gêne de Simon se dessiner sur son visage. Une légère moue effaça son sourire pendant un court instant.

— Oui, c’est bien, mais ça ne me dit pas qui tu es. C’est quoi ton prénom ?

— Euh ! Ben disons... Enfin, comment dire ? Appelle-moi comme tu veux, je m’adapterai, pas de soucis pour moi.

— Ouah, c’est bizarre comme réponse, ça ! Tu es bien mystérieux ! Tu es recherché par le FBI, ou alors par la CIA ? ajouta-t-il en riant à gorge déployée. Alors je vais t’appeler Günther ! Günther-le-teuton ! dit-il en riant à nouveau. Tu es vraiment mystérieux, je ne dis pas que ça m’inquiète, mon frère m’avait prévenu qu’il pouvait y avoir des gars bizarres, mais bon, tu es le premier que je croise aujourd’hui..."


24e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la succession dans une famille princière d’un duché (imaginaire) d’Europe où le seul héritier possible est un enfant né hors mariage et qui se trouve être moine gyrovague sur les routes de France. Frère Boniface va-t-il accepter de rencontre ce père qui l’avait rejeté pour monter à son tour sur le trône à la place d’une de ses demi-sœurs dont le duc régnant conteste la légitimité ?



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (14 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 367 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806054
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)



Le Panseur de Rhoddin

 

Le Panseur de Rhoddin




"Aujourd’hui, au planning de tes visites, tu vas avoir des soins à apporter sur un très grand brûlé, qui devrait rentrer chez lui pour 9 h 00 tout au plus, après des semaines d’hospitalisation ! annonça Jean-Baptiste l’infirmier responsable de ce cabinet de soins. Rappelle-toi ! C’est ce jeune qui a tenté de s’immoler sur le parking de l’entreprise où il travaillait, je ne sais pas si tu t’en souviens, c’était il y a quelques mois déjà. Les médias en ont parlé pas mal de fois.

— Ah oui ! répondit Thomas, c’est l’autre-là, celui qui a fait la une de la presse locale, et dont on n’a jamais eu vent de son identité. Et alors, il s’appelle comment mon petit poulet rôti ?

— Reste correct quand même, tu veux ? Et est-ce vraiment important ? répondit sèchement Jean-Baptiste assez surpris par les paroles légèrement déplacées de son collègue même s’il savait qu’elles étaient teintées d’humour sarcastique. Tu penses que ça changera la qualité des soins que tu devras lui apporter, si tu connais son nom ?

— Non ! Bien sûr que non, JB, et ne t’emporte pas pour autant, mais à la place réfléchis un peu quand même, avant de répondre méchamment de la sorte. Tu sais bien que je ne suis pas comme ça, et le « mon petit poulet » était plutôt tendre, sans aucun jeu de mots, si tu vois ce que je veux dire. Bon, j’en conviens, « rôti » n’était pas très classe, mais bref, passons, il faut bien, quoi que tu en dises, que je trouve la porte de son logement, si tu veux que je lui fasse ses pansements, et si je ne connais pas son nom, le choix de la sonnette me sera plus que compliqué.

— Oh oui, pardon, je me suis emporté, que suis-je sot ? Göran Rhoddin ! Tiens, dit-il en lui tendant un papier, je t’ai noté son adresse sur une étiquette pour ton dossier, et dans la foulée je t’envoie un double de sa fiche de soins sur ta tablette de suivi, il y a ses coordonnées, et la prescription médicale détaillée par les infirmières du service, où il était en dernier. Alors, il habite... dit Jean-Baptiste en lisant le dossier sur l’écran de son ordinateur portable. Ah oui ! Il loge au 47, place de Carpentras, et pour la probabilité de plusieurs sonnettes, ce sera plus simple, c’est une maison individuelle, tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à choisir entre l’une ou l’autre."


Un nouveau roman de François-Xavier David qui aborde le sujet sensible du bébé médicament au sein d’une famille divorcée avant la naissance du premier enfant dans une famille binationale. 


Lorsque la maladie se présente, le seul recours est un nouvel enfant afin de sauver son aîné. 


Second enfant non désiré au sein d’une famille déchirée... 


Vingt ans plus tard, comment vit cet enfant sauveur ?


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 383 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806030
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


Giambattista Borghèse della Chiesa ou l'Oublié de la Vie

Giambattista Borghèse della Chiesa
ou l'Oublié de la Vie


« Alors ça y est, c’est fini ? demanda Ashraf alors que son patron regardait l’immense parc par la baie vitrée fermée de son bureau.
— On va dire ça, oui ! répondit Giambattista sans détourner un seul instant son regard perdu dans les collines à l’horizon.
— Mais quel était l’intérêt d’aller aussi loin ? appuya Ashraf avec moult précautions afin de ne pas trop le brusquer.
— Je voulais juste être vraiment sûr ! dit-il après quelques secondes de réflexion.
— Tu voulais être vraiment sûr ? Mais sûr de quoi ? Ne l’étais-tu pas déjà depuis l’annonce téléphonique de son décès par le docteur Piccolini ?
— Certes, et j’en conviens, la mort est passée par-là et cette fois, elle ne l’a pas raté. J’ai bien vu son corps inerte, sans vie, mais j’avais réellement besoin d’être sûr et certain que c’était bien ce corps-là qu’on mettait en bière et pas un autre, et surtout, qu’on allait bien le porter jusqu’au crématorium.
— Assister à la fermeture du cercueil, rester debout juste à côté jusqu’à ce que la trappe s’ouvre enfin et que le cercueil entre dans l’âtre... Ce n’était pas un peu trop excessif, tout ça ?
— N’ai-je pas toujours été très excessif, tu l’as dit toi-même ? Disons que...»

Ashraf Méchoulam, hiérosolymitain d’une jeune trentaine se retrouve seul dans Lyon, ville qu’il connaît depuis des années, mais après un drame, il cherche à rebondir, aller de l’avant comme on dit souvent, mais comment aller de l’avant quand le passé demeure si présent ? 

Suite à une annonce lue dans un journal, il est convoqué pour un entretien concernant les deux postes auxquels il a postulé. 

Sans grand espoir, il quitte Lyon pour le Gers, région qui lui est totalement inconnue. 

Il fera là-bas la connaissance de son futur patron qui l’embauchera pour les deux postes, sans se rendre compte qu’il est une seule et unique personne. 

Commence alors la découverte de ce mystérieux jeune homme, personnage atypique qu’Ashraf va mettre un point d’honneur à faire vivre normalement, loin de toutes ses frayeurs autistiques, maniaco-dépressives, paranoïaques, schizophréniques et autres psychopathologies diverses.

François-Xavier David, déjà auteur de dix romans, nous présente le onzième semé d’intrigues et de recherches sur une vérité longtemps dissimulée par la peur d’un assassin pervers.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (8 octobre 2022)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 703 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428402


Les Ailes de l'ange Gabriel

 

Les Ailes de l'ange Gabriel




« Quelques horribles cicatrices lézardaient son dos de haut en bas. Ce n'était finalement pas que de vulgaires cicatrices de blessures infligées lors d'une rixe, mais, à bien les regarder, elles représentaient des dessins, des ailes d'ange, une aile sur chaque épaule descendant vers le bas du dos comme un mauvais tatouage, mais alors sans encre, et au niveau des reins, d'autres traces, comme des lettres inachevées, indélébiles et presque illisibles ». 

À Toulouse, Gabriel fait la rencontre de Simon, un riche héritier qui offre de l'héberger pour lui éviter de dormir dans la rue. 

Les deux jeunes hommes se prennent d'affection l'un pour l'autre, mais Gabriel cache un lourd et triste passé. 

Après l'avoir surpris en train de fouiller dans ses affaires, Simon le met brutalement à la porte, avant de réaliser qu'il s'agit d'une méprise. 

Lorsqu'il revoit le mystérieux vagabond, celui-ci est dans le coma à l'hôpital sous une autre identité. 

Des policiers mènent l'enquête pour élucider les conditions de son agression et comprendre pourquoi il a dissimulé sa véritable identité...

François-Xavier David imagine une histoire d'amour pleine de rebondissements inattendus et savoureux.

  • Éditeur ‏ : ‎ Société des écrivains; Société des Écrivains édition (4 avril 2018)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 210 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2342160321

Benoni Rivière, cafre blanc

 

Benoni Rivière, cafre blanc





« C'est vous alors le cafre blanc ? Le cafre blanc ? Je ne sais pas, je ne me connaissais pas ce surnom ! Des anciens parlent d'un homme blanc élevé par une cafrine, une esclave du maître qu'il avait achetée sur les côtes africaines, une Makua de la tribu des Bantu. Ils disaient qu'il avait été élevé avec du lait d'une Africaine, une cafrine comme on dit ici, mais qu'il était resté blanc quand même et avec leur mentalité ! Des anciens ? Ceux qui étaient ici avant nous et que le maître a fini par vendre. Ils revenaient parfois quand leur maître voulait rendre des outils à La Plantation, ou quand il venait voir votre père. Il venait souvent avec un ou deux esclaves qui parlaient avec nous tous, discrètement bien sûr. Ils disaient qu'un jour un cafre blanc viendrait pour seconder votre père et qu'avec deux maîtres, la vie serait encore plus un enfer qu'elle ne l'était déjà... » 



1805, île de la Réunion. 

Le père de Benoni vient de mourir et laisse derrière lui tout un domaine et une poignée d'esclaves. 

Le « maître » était bien plus que respecté par ses disciples, il était craint. 

Violent et sans cœur, il battait ses sujets comme il battait sa femme. 

Les anciens parlent d'un cafre blanc qui viendrait lui succéder. 



S'agirait-il de Benoni ? Médecin homosexuel, celui-ci quitte Saint-Briac, en Bretagne pour hériter de son esclavagiste de père. 

Sur place, c'est la stupeur : le tortionnaire laisse place à l'humaniste, démentant la prédiction... 

Et si les anciens avaient menti ? 



À travers la chronique d'une plantation réunionnaise sur une dizaine d'années, François-Xavier David livre une page d'histoire édifiante.



 N'hésitant pas à regarder l'horreur en face, son roman illustre à merveille les premiers pas difficiles d'un siècle vers davantage d'humanité.



  • Éditeur ‏ : ‎ Société des Écrivains (6 octobre 2016)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 298 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2342056605
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2342056600

Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...