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mardi 28 avril 2026

Le Fil Rouge de Timothée

 Le Fil Rouge de Timothée



J’avais eu subitement peur qu’il ait pu arriver quelque chose à mon jumeau. J’avais donc rappelé aussitôt.
— Antonin, c’est Timothée. Désolé, là où j’étais il n’y avait pas de réseau...
— Tim, Papa est mort !
— Quoi ! fondis-je immédiatement en larmes. Mais qu’est-ce que tu racontes, là ? Ce n’est pas possible...
— Papa s’est suicidé ! C’est Romuald et Aurèle qui l’ont trouvé pendu dans la grange.
— Mais je ne comprends pas, pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait cela ?
— Il ne s’en sortait pas, les finances, c’est la merde... Les agriculteurs en chient en ce moment et Papa n’a pas été épargné. Les banques réclament toujours plus, à des taux qui étouffent tout le monde paysan. Il faut que tu viennes, Timothée ! On ne peut pas gérer, nous, ici.
— Je ne peux pas venir, Antonin !
— Mais putain, Timothée, laisse de côté toutes tes rancœurs, c’est notre père quand même.
— Ça n’a rien à voir avec ça, Antonin, je ne peux pas, c’est tout, c’est comme ça !
…/…
J’étais sur le point de me lever quand je vis apparaître, dans l’entrebâillement de la porte entre salle et entrée, Antonin, mon dernier frère qui n’était visiblement pas au courant de mon état.
— Tim ! Mon Dieu, mais qu’est-ce qu’il t’arrive ? se mit-il à pleurer instantanément en me voyant.
Son visage, plutôt austère à première vue, avait changé de tout au tout en m’apercevant.
— Antonin ! Non, ne me regarde pas comme ça ! C’est déjà suffisamment difficile pour moi...



47e roman de François-Xavier David. De retour en Bretagne après des années d’études à Paris, Timothée Harscouët, jeune professeur des écoles, croit entamer une vie simple et ordinaire. Mais une maladie inattendue vient fissurer cette apparente stabilité. Isolé, silencieux, il cache son combat à tous jusqu’à ce qu’un drame familial bouleverse son existence : la mort de son père, que l’on croit d’abord suicidé. À mesure que l’enquête avance, les secrets s’effritent : derrière le nom Harscouët se dissimule une lignée noble oubliée, des lettres patentes royales, et une vérité qui redéfinit tout. Timothée découvre que son prénom n’est pas un hasard : il est le fil rouge d’une histoire ancienne, celle d’une famille où seuls les fils nommés Timothée héritent du titre de comte. Entre maladie, soli-tude et révélation, ce roman explore la fracture intime et la réconciliation avec soi-même, dans une Bretagne où les ombres du passé se mêlent à la lumière du présent.



  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 avril 2026
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 651 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806283
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 1,07 Kilograms
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 15 - 17 ans
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.73 x 22.86 cm
  • Disponible en version papier ou Kindle sur Amazon.
       
    Merci à @madame_spaghetti

mercredi 30 juillet 2025

Je ne voulais pas cela

 Je ne voulais pas cela



— Tu as fugué, c’est ça ? demanda alors l’autre flic un peu plus âgé que le premier qui m’avait déjà adressé la parole.
Ça y était, le mot avait été prononcé, il avait dit 
“fugué”. Devais-je confirmer ? Je réalisais alors que vu que j’avais demandé à être placé dans un foyer, ou dans une famille d’accueil, c’était forcément parce que j’étais parti sans rien dire.
Les deux policiers regardèrent un peu partout afin d’essayer de trouver quelqu’un qui chercherait après moi, une mauvaise blague que je leur jouerais, mais non, ils ne virent personne. Le plus âgé me fit signe de les suivre, il nous conduisit jusqu’à la voiture garée non loin de là et depuis l’intérieur, il actionna la radio avant d’entrer en communication avec une autre personne. .../...
— Oui, n’hésite surtout pas à dire tout ce que tu as sur le cœur, mais ne dis rien de méchant. Même si tu penses des choses qui peuvent éventuellement te soulager, évite de les dire. Les critiques n’arrangent rien, je t’assure !
— Est-ce que ça veut dire que je dois dire que c’est quelqu’un de très gentil et que c’est pour cette raison-là que je suis parti ?
— Bien sûr que non, Ulysse, mais il te faut être sincère.
— Alors je dois aussi dire, ajoutai-je en pleurant, qu’il m’a fait des choses que je sais interdites à mon âge, même avant mon âge... Quand ma mère partait dans les étages, il en profitait.
Il avait ouvert très grand les yeux et il était devenu pâle.
— Ulysse ! Ne me dis pas qu’il a abusé de toi ! Il n’a pas fait ça !
J’avais baissé les yeux, j’étais debout, devant lui, dans le couloir alors que je vis arriver madame Cuvelier.



44e roman de François-Xavier David. Un enfant, laissé de côté par une mère démissionnaire sous emprise et un père incestueux, décide, à 13 ans ½ de prendre sa vie en main. Il fugue en quittant Paris par le train et se retrouve à Rennes où il veut débuter une nouvelle vie, sa vie. En quête d’une nouvelle famille, il sera poursuivi et rattrapé par son passé.


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon
  • Date de publication ‏ : ‎ 26 juillet 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 629 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806252
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.61 x 22.86 cm

jeudi 2 janvier 2025

Les Mains d'Horace Frétin-Petifour

 Les Mains d'Horace Frétin-Petifour





Horace est né le 21 juin 1994 à Bangor dans le Morbihan et il grandit à Belle-Isle-en-Terre, jusqu’au drame du lieu-dit “Locmaria”

Notre Bellilois est pris en charge par les services sociaux et nous le retrouvons dans la vie active, en 2023, il n’a pas encore 30 ans. 

Avant cela, le 6 août 1995, sa famille est entièrement décimée suite à l’assassinat de chacun des membres qui composent cette famille Frétin-Petifour. 

Son père, Théodore, sa mère Apollonie, née Hamon, sa petite sœur, Baptistine Frétin-Petifour, ses frères Théophile et Maxence, tous plus âgés que lui, son grand-père, Aristide Frétin et sa grand-mère Antonine Petifour. 

Même Lechien, le chien de la famille, mais aussi Lechat, le chat de cette même famille ont été tués à coup de couteau et égorgés comme toutes les personnes. Seul Horace est retrouvé apathique dans son lit, au centre de la pièce et des corps entassés devant la cheminée éteinte et dans une aile de la maison.

Horace est taciturne depuis ce drame, d’aucuns diraient de lui qu’il est taiseux, ce qui revient à la même chose. Horace souffre d’un mutisme sélectif, et ce, depuis ce jour-là.


40e roman de François-Xavier David où un homme de moins de 30 ans, après sa sortie d’un monastère où il avait été
placé pour sa sécurité et son éducation, veut retrouver la personne responsable du massacre de sa famille
alors qu’il n’avait que 14 mois. Depuis cette tuerie du 6 août 1995, il est atteint de mutisme sélectif.
Horace Frétin-Petifour ne parle pas, il communique à l’aide d’une ardoise magique,
mais quel est son but finalement ? Retrouver le coupable ou connaître la raison
de ces douleurs cérébrales qui l’empêchent d’émettre le moindre son ?


  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (31 décembre 2024)
  • Broché ‏ : ‎ 581 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806221
  • Âge de lecture ‏ : ‎ 14 - 18 ans
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 962 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.24 x 3.33 x 22.86 cm

vendredi 17 mai 2024

GuS - Face aux agressions

GuS

Face aux Agressions

— Vous aviez eu besoin de moi ? demandai-je alors que je vis Ancelin et Dumont se regarder tous les deux en fronçant les sourcils.
— Non ! Non, Proust, je n’avais pas eu besoin de vous, seulement j’aurais aimé en être informé plutôt que d’être mis devant le fait accompli, c’est tout !
— Désolé, mais GuS... GuS ! dis-je étonné. Mais tu es venu à pied ?
— GuS ne prend pas les transports en commun, il ne conduit pas non plus, d’ailleurs il n’a pas de permis de conduire. Il a donc pris un taxi. Est-ce que GuS peut parler au commandant Pelletier.
— Je t’écoute, GuS ! répondit-il aussitôt.
— GuS veut l’enquête !
— Je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas, tu es trop proche de la victime.
— D’accord ! dit-il en sortant une enveloppe de l’intérieur de Gibus. Voilà ! C’est pour le commandant Pelletier.
— C’est quoi ? dit-il en décachetant l’enveloppe blanche.
— La démission de GuS.
— Ta démission ? Mais je la refuse ! Tu es sous contrat pour au moins trois ans, renouvelable, il n’en est pas question.
— Un contrat peut être résilié ! s’écria-t-il.
— Peut-être, mais pas sous le coup de la colère, comme maintenant.
— GuS n’est pas en colère, pas encore, il est contrarié, c’est tout ! D’ailleurs, dit-il en ouvrant une valise qu’il avait apportée avec lui, GuS ne veut plus de la moto miniature, dit-il en la mettant entre les mains du commandant. Il ne veut plus non plus de l’ambulance, ajouta-t-il en la posant aussitôt sur le bureau de Corentin. Il ne veut plus de la voiture de police, poursuivit-il en la posant sur celui de Victor, et je ne veux plus du camion de pompier, finit-il en le posant sur mon bureau. GuS te rend aussi les clefs de ton appartement, capitaine Proust, et il exige les clefs de son appartement. Je ne suis plus ton frère. Je ne suis plus ta crapule, non plus ! dit-il en pleurant. Vous êtes tous des traîtres et des méchants et GuS n’aime pas les traîtres et les méchants.
Nous étions là à le regarder, sans rien comprendre. Il avait déjà refermé sa valise et me tendit la main.
— GuS attend les clefs de son appartement.
— Mais GuS ? Qu’est-ce... Tu es bien GuS, tu n’es pas une de ces... Tu n’es pas Sabin, ou Gobrien.
— GuS est GuS, il veut ses clefs, et tout de suite.
Je plongeai ma main dans ma poche et en sortis les clefs qu’il me prit carrément des mains. Il sortit la poignée télescopique de sa valise et partit à nouveau dans le couloir, toujours en pleurs, en dévalant les escaliers.
— GuS ! Attends GuS ! hurlai-je dans le couloir au niveau des escaliers alors qu’il était déjà sur le perron de l’immeuble.
34e roman, 5e et dernier tome de la saga GuS de François-Xavier David. Cet ultime volet révèle enfin les origines de tous les tourments du jeune homme depuis sa venue au monde à Rennes. Après le refus du commandant Pelletier de lui confier une enquête d’agressions dont le jeune autiste est lui aussi une des victimes, GuS, après une terrible colère, se la voit confier directement par la juge d’instruction. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un nouveau collègue, il va une fois de plus résoudre l’enquête avec brio.


  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 733 pages
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806153




lundi 8 janvier 2024

GuS - Noyade à Brocéliande

 

GuS


Noyade à Brocéliande



GuS Tome 3

— GuS, il faut que nous parlions un petit moment ! dis-je en rentrant.

— GuS a-t-il fait quelque chose de mal ?

— Non, pas du tout, c’est Pelletier, il y a une nouvelle enquête et il voudrait que tu viennes nous apporter ton aide.

— D’accord ! GuS prend ses lunettes et Gibus et il arrive.

— GuS, c’est pour demain, je ne t’ai pas dit tout de suite.

— D’accord ! Alors, pourquoi en parler dans ce cas-là ? Justin a-t-il le dossier avec lui ?

— Non, pas du tout, mais j’en connais les grands points. Dis-moi, GuS...

— D’accord, Justin !

— Ne m’interromps pas, tu veux bien ?

— D’accord !

— GuS, qu’est-ce qu’une drag-queen ?

— GuS n’aime pas les anglicismes.

— Je sais ça, GuS, mais je n’ai pas trouvé son remplacement en français.

— Selon Le Robert, il est précisé qu’il s’agit d’un travesti masculin très maquillé et vêtu de manière recherchée et exubérante, généralement dans le cadre d’un spectacle. Mais GuS comprend que cet anglicisme est plus court, Justin peut donc continuer à le citer.

— Tu es trop aimable, GuS !

— GuS sait ça ! Mais pourquoi Justin me parle de ces personnes ? Est-ce que l’enquête est en rapport avec elles ?

— Effectivement, des personnes, je vais dire ça si tu préfères, ont disparu après avoir reçu des menaces, cependant, nous n’avons pas retrouvé de cadavres. On ne sait pas s’il y a des crimes derrière tout ça, mais Pelletier aimerait que tu apportes ton aide dans l’enquête. Tu as déjà vu des drag-queens ?

— D’accord, sur Internet, dans des vidéos. Ce sont des personnes très amusantes.

— Oui, si tu veux ! Tu sais que ces personnes sont des homosexuelles ?

— C’est faux ! GuS a lu et vu que tous les genres sont possibles tout comme toutes les orientations sexuelles, mais il est vrai que l’on peut dire qu’il y a une majorité d’homosexuels, mais cela n’a jamais été un critère qu’il faut retenir pour les définir.

— Bien, tu sembles bien être informé.

— Comme à chaque fois que GuS découvre un nouveau sujet, il veut savoir tout sur tout.

— Et tu serais d’accord de les rencontrer ?

— Pourquoi ?

— GuS, ce sera une enquête...

— Alors d’accord, si GuS n’est pas obligé d’avoir un coït avec elles, l’amour c’est sale.

32e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci une enquête sur la disparition de deux drag-queens à Rennes. Toujours embrumé par ses entités envahissantes, GuS se voit confier l’enquête sur l’assassinat de deux jeunes homosexuels du monde de la nuit. Secondant toujours Justin Proust, capitaine de police, et un collègue, GuS va devoir se rendre à Paris afin de continuer l’enquête.




  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 677 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806115
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (2023)

GuS et les trois assassinats de Rennes

 

GuS


Et les trois assassinats de Rennes



GuS Tome 2

— Oh ! Vous parlez de GuS, certainement !

— Il me semble qu’il m’a donné ce diminutif, effectivement.

— C’est son appellation, il s’appelle Sabin Janvier, mais vous le rencontrerez, par contre, il faut vraiment l’appeler GuS, et non pas monsieur GuS ou encore Sabin, il n’apprécie vraiment pas du tout, mais effectivement il est également autiste, syndrome Asperger, mais pas que ça. Il travaillera pour la police de Rennes, suite à la proposition du commandant Flanchet auprès du commandant Duval.

— C’est ce que j’ai appris, oui, mais je ne suis pas vraiment sûr de le vouloir, voyez-vous !

— Mais pourquoi ? C’était convenu ainsi.

— Peut-être, mais je devrai le rencontrer avant tout, et seulement après, je déciderai...

— Il a déjà rencontré le commandant Duval.

— Ah bon ? Je ne le savais pas ! Enfin si, je savais, mais je ne savais pas qu’il lui avait confirmé qu’il pouvait travailler chez nous.

— Peut-être parce qu’il avait déjà entériné la chose avec le commandant Flanchet de Tours.

— Possible, mais a-t-il seulement des dispositions pour pouvoir travailler avec nous ? Il n’est pas policier ! Il est... il est allé à l’école au moins, il a de l’instruction ? Il sait lire, écrire peut-être ?

— Je vais vous énumérer ce que j’ai retenu en espérant ne pas en avoir oublié, je n’ai pas la mémoire de GuS. Alors il a obtenu un bac scientifique avec mention à l’âge de 15 ans, puis il a également six diplômes, un diplôme d’expert-comptable avec un master en mathématiques, une licence d’Histoire avec un master en Histoire de la civilisation et du patrimoine, une licence en lettres ainsi qu’un master de linguistique langue française et étrangère et également appliquée ainsi qu’en autres langues, un master en droit de la santé, et pour finir un master en psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé. Il s’intéresse assidûment à l’Histoire de l’Art mais aussi à l’Histoire de l’Architecture dans les civilisations disparues Aztèques, Égyptiennes, Grecques, Incas et Mayas mais également les Khmères, ce qui fait six, une civilisation par jour. GuS est linguiste, et mis à part le français en langue maternelle, il parle allemand, anglais, arabe, espagnol, italien et portugais, et tout ça couramment. Il a plusieurs emplois, qu’il pratique à domicile, en télétravail, il est traducteur également, il rédige des thèses et des mémoires...

— C’est bon, c’est bon, vous m’avez convaincu.

— Pour terminer, il a un QI très élevé, il est HPI, mais il y a un mais...

— Oh ! Dites-moi tout !

— Il a un QI de 167.

— Mon Dieu ! Je vais apprendre à fermer ma gueule devant lui.


31e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci le retour de GuS chez lui, à Rennes. Obsédé par ses idées fixes, GuS se voit confier une enquête sur l’assassinat de trois jeunes dans Rennes et la région. Secondant Justin Proust, capitaine de police, et un collègue de celui-ci, GuS sera amené à aller à Nantes pour rencontrer un jeune homme qui est le maillon manquant dans la résolution de l’enquête.



Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)

  • Langue ‏ : ‎ Français
    Broché ‏ : ‎ 691 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2494806143
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806146
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (2023)

jeudi 19 octobre 2023

GuS - Le Crime du Le Mans-Tours

GuS

Le Crime du Le Mans-Tours




GuS Tome 1

— Bonjour, monsieur... ? dis-je calmement en épiant sa réaction. Je ne connais pas votre nom, mais je suis le capitaine...

— Proust ! Capitaine Justin Proust... ! répliqua-t-il sans me regarder.

— Tout à fait ! Vous me connaissez ? répondit Justin.

Le jeune homme ne dit rien, ne bougea pas même les yeux, son regard resta fixé devant lui, alors qu’il n’avait toujours pas bougé de là où il était, debout dans le coin de la pièce.

— Ah non, j’y suis, mon collègue a dû dire mon nom, puis certainement mon prénom dans la discussion... Alors oui, c’est bien moi, Justin Proust. Puis-je connaître votre nom ?

Il resta toujours dans la même position, sans bouger, mais il releva légèrement le regard afin de voir son interlocuteur.

— Vous savez, je suis très patient, vous pouvez ne pas répondre, je resterai là jusqu’à ce que vous me disiez non seulement qui vous êtes ? Pourquoi vous étiez dans le train ? Où vous alliez ? Qu’est-ce que vous veniez faire ici...

GuS se mit à crier, un cri strident avant de regarder dans ma direction sans pour autant me dévisager.

— Il y a beaucoup trop de questions... ! s’écria-t-il. Vous avez utilisé 177 lettres, 41 espaces, 3 virgules, 3 points de suspension, 3 points d’interrogation et 1 apostrophe... C’est beaucoup trop, GuS ne peut pas compter et réfléchir à la réponse qu’il doit donner. Arrêtez ! Arrêtez ça tout de suite, GuS n’y arrive pas ! dit-il nerveusement en se tapant la tempe droite de la même main.

— Oh ! Pardon, je suis désolé ! Expliquez-moi ce que je dois faire...

GuS, surpris que je ne dise rien d’autre qu’un simple “pardon”, releva son regard et tenta, après de nombreux essais, de croiser celui de ce Justin Proust qu’il découvrait timidement.

— GuS, je suis GuS ! dit-il en simple réponse à la toute première phrase que j’avais dite en entrant dans la pièce.

— Ah ! Vous répondez à mes premiers mots... Puis-je connaître votre nom ?

— Que nenni ! Je ne vous connais pas, mais vous l’avez dit, c’est votre collègue, en effet...

— Bien ! Je m’en doutais !

— Vous n’avez pas le droit de me couper la parole, je n’avais pas fini de parler, mais j’allais le dire que vous le saviez. Vous l’aviez dit.

30e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci l’abandon d’un enfant, devenu adulte et atteint du spectre autistique, mais également d’autres syndromes ou pathologies psychiatriques chez un jeune homme au haut potentiel intellectuel devenu témoin d’un assassinat dans un train. Le jeune homme, GuS, est obsédé par des idées fixes qui le perturbent, les habitudes ne peuvent pas être changées, pas chez lui.



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (18 octobre 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 627 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2494806135
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806139



mardi 17 octobre 2023

Virus

 

Virus




Il était beau comme un dieu grec, je dois reconnaître qu’en la matière, j’en connais un rayon. Il faut bien admettre que c’est pour moi un critère non négligeable. Cependant, en le regardant, je voyais dans son regard qu’il n’était pas bien. S’était-il pris le bec avec sa collègue juste auparavant ? Une fois devant lui, et après les politesses d’usage, j’exposai mon souci.

— Bonjour, monsieur, en quoi puis-je vous aider ? me dit alors Alexandre, prénom inscrit sur un badge, et avec un sourire forcé.

— Je viens récupérer mon ordinateur portable que j’ai déposé il y a plus de neuf semaines maintenant.

— C’est à quel nom s’il vous plait, je vais regarder.

— Je vais vous donner le bon que l’on m’a remis, ce sera plus facile pour vous.

— Je sais écrire, vous savez ! me répondit-il très sèchement les yeux humides.

Surpris par cette réponse que je n’attendis pas, et passablement agacé par la durée de la réparation, je braillai mon identité, tout en y mettant l’accent d’origine qui convenait.

— Ēlías Kolokotrónis-Papadakis.

— Excusez-moi ! J’ai... Je suis désolé, pardonnez-moi, je...

— Un souci, Alex ? demanda sa collègue

— Euh, oui, Manhattan, c’est de ma faute ! Tu peux t’occuper de ce monsieur, j’ai besoin de cinq minutes.

La jeune femme avait pris la suite, j’avais été secoué quand même par la tristesse de ce jeune homme qui était parti en réserve en se cachant le visage.

— Alors monsieur Kolokotrónis-Papadakis, concernant votre pc... Il est arrivé le... ! Ah ! ben il est arrivé aujourd’hui même. Il doit être encore dans les cartons, je vais vous le faire chercher.

Je repartis, le PC sous le bras, ma montre indiquait 13 h 15 à quelques secondes près. Au moment d’entrer dans ma voiture, je regardai autour de moi, et constatai que je ne connaissais pas suffisamment bien la zone commerciale, je fis alors un tour rapide dans les rues avoisinantes.

À 13 h 55, je revins devant le magasin et j’attendis la sortie d’Alexandre, il ne se fit pas beaucoup attendre. Je pris mon courage à deux mains, peu habitué à accoster des gens comme cela, surtout après ce qu’il s’était produit une heure auparavant. J’avais besoin de me faire pardonner de l’avoir fait pleurer.

— Alexandre ! criai-je depuis la vitre passager abaissée de moitié.

— Monsieur Kolokotrónis-Papadakis ?

— Je suis désolé de vous avoir fait pleurer tout à l’heure, montez, je vous invite au restaurant pour me faire pardonner...

26e roman de François-Xavier David qui aborde une fois de plus la dure réalité du rejet des enfants qui annoncent leur homosexualité à des parents homophobes et qui rejettent leur enfant, le mettent à la rue dans le meilleurs des cas, ou comme dans le cas présent, le déclarent mort à la fratrie toute entière. Alexandre Borghella se bat pour survivre au terrible virus du Sida alors qu’il tombe amoureux d’un jeune homme tout aussi amoureux que lui. La recherche d’une vérité est le fil rouge de cette intrigue.



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (20 juillet 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 405 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806023
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)

mercredi 19 juillet 2023

Frère Boniface

 Frère Boniface



"Simon ! Tu aurais deux minutes à me consacrer, s’il te plait ? cria-t-il en levant le bras en sa direction.

— Tu as un frère qui se prénomme Simon ? J’aurais pensé à Miguel, ou Julio ou que sais-je ? Tu t’appelles bien Pedro...

— Ce sont les gars qui m’appellent ainsi, mais je m’appelle Pierre !

— Oh d’accord ! Alors je comprends mieux dans ce cas-là...

— Eh oui, tu vois, tout comme toi, j’utilise un prénom qui n’est pas le mien...

— Comment ça ? Que veux-tu dire par là ? répondis-je assez angoissé.

— T’inquiète, je continuerai à t’appeler Boniface, mais je sais parfaitement qui tu es ! Ton secret sera bien gardé... Je ne veux pas chercher à savoir ce qui t’a poussé à changer ton mode de vie, mais les journaux – enfin c’est une certaine presse que tu ne lis probablement pas – ont fait paraître un article sur ton père. Si tu me dis que tu t’appelles « frère Boniface », pour moi, tu resteras ce frère Boniface, ne t’inquiète surtout pas pour moi, et pour les autres gars, tu fais comme tu l’entends. Ça ne change strictement rien entre nous deux. Il y a des gars ici, qui ont des casiers judiciaires, pour ma part, ce sont des gars qui travaillent pour que nous mettions les manèges en place, un point c’est tout ! Ce qu’ils ont fait avant, ou ce qu’ils feront après, ne me regarde pas. Ça te va ?

— Je... je... Enfin, je ne sais pas quoi dire. Tu parles de quel genre d’article, en fait ? Tu sais quoi de ma vie ?

— Attends, on en parlera après ! Simon arrive...

Je vis bien l’étonnement et la gêne de Simon se dessiner sur son visage. Une légère moue effaça son sourire pendant un court instant.

— Oui, c’est bien, mais ça ne me dit pas qui tu es. C’est quoi ton prénom ?

— Euh ! Ben disons... Enfin, comment dire ? Appelle-moi comme tu veux, je m’adapterai, pas de soucis pour moi.

— Ouah, c’est bizarre comme réponse, ça ! Tu es bien mystérieux ! Tu es recherché par le FBI, ou alors par la CIA ? ajouta-t-il en riant à gorge déployée. Alors je vais t’appeler Günther ! Günther-le-teuton ! dit-il en riant à nouveau. Tu es vraiment mystérieux, je ne dis pas que ça m’inquiète, mon frère m’avait prévenu qu’il pouvait y avoir des gars bizarres, mais bon, tu es le premier que je croise aujourd’hui..."


24e roman de François-Xavier David qui aborde cette fois-ci la succession dans une famille princière d’un duché (imaginaire) d’Europe où le seul héritier possible est un enfant né hors mariage et qui se trouve être moine gyrovague sur les routes de France. Frère Boniface va-t-il accepter de rencontre ce père qui l’avait rejeté pour monter à son tour sur le trône à la place d’une de ses demi-sœurs dont le duc régnant conteste la légitimité ?



  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (14 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 367 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806054
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (la_petite_fee_spaghetti)



Le Panseur de Rhoddin

 

Le Panseur de Rhoddin




"Aujourd’hui, au planning de tes visites, tu vas avoir des soins à apporter sur un très grand brûlé, qui devrait rentrer chez lui pour 9 h 00 tout au plus, après des semaines d’hospitalisation ! annonça Jean-Baptiste l’infirmier responsable de ce cabinet de soins. Rappelle-toi ! C’est ce jeune qui a tenté de s’immoler sur le parking de l’entreprise où il travaillait, je ne sais pas si tu t’en souviens, c’était il y a quelques mois déjà. Les médias en ont parlé pas mal de fois.

— Ah oui ! répondit Thomas, c’est l’autre-là, celui qui a fait la une de la presse locale, et dont on n’a jamais eu vent de son identité. Et alors, il s’appelle comment mon petit poulet rôti ?

— Reste correct quand même, tu veux ? Et est-ce vraiment important ? répondit sèchement Jean-Baptiste assez surpris par les paroles légèrement déplacées de son collègue même s’il savait qu’elles étaient teintées d’humour sarcastique. Tu penses que ça changera la qualité des soins que tu devras lui apporter, si tu connais son nom ?

— Non ! Bien sûr que non, JB, et ne t’emporte pas pour autant, mais à la place réfléchis un peu quand même, avant de répondre méchamment de la sorte. Tu sais bien que je ne suis pas comme ça, et le « mon petit poulet » était plutôt tendre, sans aucun jeu de mots, si tu vois ce que je veux dire. Bon, j’en conviens, « rôti » n’était pas très classe, mais bref, passons, il faut bien, quoi que tu en dises, que je trouve la porte de son logement, si tu veux que je lui fasse ses pansements, et si je ne connais pas son nom, le choix de la sonnette me sera plus que compliqué.

— Oh oui, pardon, je me suis emporté, que suis-je sot ? Göran Rhoddin ! Tiens, dit-il en lui tendant un papier, je t’ai noté son adresse sur une étiquette pour ton dossier, et dans la foulée je t’envoie un double de sa fiche de soins sur ta tablette de suivi, il y a ses coordonnées, et la prescription médicale détaillée par les infirmières du service, où il était en dernier. Alors, il habite... dit Jean-Baptiste en lisant le dossier sur l’écran de son ordinateur portable. Ah oui ! Il loge au 47, place de Carpentras, et pour la probabilité de plusieurs sonnettes, ce sera plus simple, c’est une maison individuelle, tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à choisir entre l’une ou l’autre."


Un nouveau roman de François-Xavier David qui aborde le sujet sensible du bébé médicament au sein d’une famille divorcée avant la naissance du premier enfant dans une famille binationale. 


Lorsque la maladie se présente, le seul recours est un nouvel enfant afin de sauver son aîné. 


Second enfant non désiré au sein d’une famille déchirée... 


Vingt ans plus tard, comment vit cet enfant sauveur ?


  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (1 juin 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 383 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494806030
  • Illustration : Tifenn-Athénaïs David (Instagram : la_petite_fee_spaghetti)


Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...