Affichage des articles dont le libellé est militaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est militaire. Afficher tous les articles

mercredi 19 juillet 2023

Jan Cocheril dans la Tourmente

 

Jan Cocheril dans la Tourmente


Saga Jan Cocheril, tome VII


"Ce monsieur ? Mon souteneur, ouais ! Non seulement c’est mon maquereau, mais en plus, c’est mon cousin !

— Mais attendez ! dis-je consterné. Vous vous livrez à la prostitution en dehors d’une maison de tolérance ? Vous savez que depuis 1793, depuis le 13 vendémiaire de l’an II pour être exact, il est interdit de s’adonner à ce genre de pratique dans l’espace public ?

— Mais non, dit la femme, on arrive de Paris, mais... Enfin, je voulais m’installer par ici, Paris, j’en ai soufflé, c’est bon, j’suis d’par ici moi, mais y n’voulait pas, alors j’suis partie, mais il m’a rattrapée juste ici...

— Je ne comprends pas vraiment...dis-je un peu perdu. Vous êtes d’où ?

— Ma famille est d’Cancale, mais j’vais pas aller là-bas, j’préfère Saint-Malo, y’a plus de passages avec les marins...

— Mais vous savez que vous devez obligatoirement être dans une maison pour ça ! .../... Mais vous êtes ensemble tous les deux ? Vous m’avez pourtant dit que vous étiez cousins, non ?

— Ouais et alors ? répondit le Théo en question. C’est ma cousine, pas ma sœur ! Et puis, ça reste en famille... se mit-il à rire. C’qu’elle a entre les cuisses, c’est la même chose chez une autre femme, qu’elle soit de passage, ou ma cousine, ou encore ma sœur !

— Vous êtes écœurant... Et quel est votre nom, Théo je crois ? Théo comment ?

— Thévenot, Théophile Thévenot.

Je notai scrupuleusement tout ce qu’il me disait dans mon calepin que j’avais ôté de ma besace après avoir remis mon sabre au fourreau.

— Et vous, mademoiselle Thévenot, votre prénom ?

— Julie, mais j’suis pas une Thévenot, j’suis la cousine.../... Tessier ! Julie Tessier...

— Tessier ? Et vous êtes de Cancale, c’est bien ce que vous m’avez dit ?

— Ouais, enfin, ma mère est de Cancale, mais nous en fait, les Tessier, on est du Havre, mais mon père était venu ici pour voir son frère aîné, Gilles Tessier, et il a rencontré ma mère, la Clotilde Jamme qu’était une amie de la femme de mon oncle, Anne j’crois qu’elle s’appelle... Mes parents se sont mariés et ils sont repartis à Paris. Enfin, Albert, mon frère aîné est né au Havre, moi à Paris, et mon autre frère aussi, lui c’est Philibert.

Je la regardai avec insistance, ce pouvait-il que cette fille de joie soit une cousine germaine de notre Gilles ?"



Jan Cocheril, capitaine de la Gendarmerie est à Saint-Malo depuis plus de trois ans à présent. Jan est confronté à une famille de criminels qui s’adonne également à la prostitution sauvage pourtant réglementée par le Premier consul. Servan du Rocher ordonne que Gilles Tessier soit le seul à mener cette enquête avec une interdiction formelle de l’aider. Gilles arrivera-t-il à conduire sa famille devant les juges ou les aidera-t-il à s’en sortir ?



Après la parution du 6e tome de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le 7e volume dans la chronologie de la fabuleuse histoire de ce jeune officier, ancien paysan de Saint-Briac, qui, avec force de travail et la rage au ventre a réussi à gravir rapidement les échelons pour devenir l’excellent homme que son mentor voulait voir en lui.

  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon KDP (15 janvier 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 575 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428457

La colère de Jan Cocheril

 

La colère de Jan Cocheril : 

École de la Maréchaussée 

1789-1790


Saga Jan Cocheril, tome II



« C’est ça, vas-y mon Jan. Vas-y ! Sors cette colère, et si besoin, frappe-moi.

Je m’arrêtai net à ce qu’il venait tout juste de dire.

—  Mais vous cherchez quoi, là ? Vous savez bien que je ne pourrais jamais vous frapper, Servan. Vous voulez quoi ? Que je renonce, c’est ça ? Vous regrettez mon entrée dans cette école ? Pourquoi m’avoir fait rêver dans ce cas-là ? Parce que je ne suis qu’un putain de paysan comme vous l’avez dit.

Je m’apprêtai à le frapper mais de sa main, il attrapa mon poing qu’il serra très fort. Il me prit alors dans ses bras et m’enserra tout contre lui.

—  Viens là mon grand, viens là mon Jan !

—  Pourquoi vous avez fait ça, mon lieutenant ? pleurai-je à chaudes larmes. Mais putain, pourquoi ?

—  Ne pleure pas, Jan ! Tu ne dois pas pleurer. Tu entends ? Un officier ne doit pas pleurer, jamais !

Je reculai et me détachai de lui en le regardant.

—  Je serai officier, mon lieutenant, mais vous ne pourrez jamais m’empêcher de pleurer. J’ai pleuré toute mon enfance, encore maintenant je pleure, je pleure ce père que je n’ai pas eu, le corps de ce père que je n’ai pas vu pour faire un deuil qui aurait certainement sécher mes larmes, je pleure l’absence, je pleure celui qui aurait dû tout m’apprendre, je pleure ce rocher où je suis tous les jours à guetter cette putain de frégate qui n’arrivera jamais. Oui, mon lieutenant bien comme il faut, je pleure et puis ? Faites de moi ce que vous voulez, un simple putain de paysan ou un officier digne de ce nom, mais ne m’empêchez jamais de pleurer ».

 

Suite la découverte de l’assassin qui sévissait dans le village de Jan Cocheril, à Saint Briac, Servan du Rocher lui propose d’intégrer l’école des officiers de la Maréchaussée, à Rennes, pour une année de formation. 

Jan, volontaire et décidé, ne va-t-il pas y trouver, loin de chez lui, la vie beaucoup trop difficile pour lui ? 

Ne va-t-il pas regretter et renoncer à ce choix ambitieux, trop peut-être ? 

 

Après la parution du premier tome de la saga Jan Cocheril, François-Xavier David nous offre le deuxième tome dans la chronologie de l’histoire de ce jeune paysan orphelin, fils aîné d’un père, marin dans la Royale de Louis XVI, qui a péri en mer en 1781, au large des Antilles, toujours en quête d’un avenir meilleur pour lui et sa famille.

  • Éditeur ‏ : ‎ AFNIL (21 octobre 2022)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 597 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2958428419



Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe

  Je parlerai aux fleurs déposées sur ta tombe J’avais machinalement levé l’index. — Oui ! Je vous écoute ! — Mathis Jézéquel, je viens de R...